Tout sur extreme droite

Il y a 80 ans, Degrelle amalgame les mécontents avec un talent déconcertant. Il subjugue avec une maestria qui fait passer son numéro de charme démago pour un jeu d'enfant. C'est précisément cela qui reste inquiétant.

Des groupes d'autodéfense d'extrême droite ont fait leur apparition ces derniers mois dans plusieurs villes de Finlande où ils affirment patrouiller pour protéger la population de ce qu'ils nomment "des intrus islamiques", s'est inquiété jeudi le gouvernement finlandais.

Il y a quelques jours, une poignée de militants d'extrême droite s'est attaquée à des sans-papiers. Dans le même quartier bruxellois, une partie d'entre eux ont violemment tabassé un sans-logis. En le frappant avec des pavés et des bouteilles. A six contre un.

Quand elle ne frappait pas encore aux portes du pouvoir, l'extrême droite européenne se singularisait par la figure du leader omnipotent et par les luttes intestines et picrocholines.

Les élus belges sont plutôt drôles - même Didier Reynders. Et ils se prennent beaucoup moins au sérieux que les Français - surtout les Ecolos. A gros traits, voilà ce que conclut l'humoriste et comédien Alex Vizorek après quatre ans de chroniques corrosives sur les ondes de la RTBF et de France Inter. Seule l'extrême droite ne le fait pas rire. Du tout...

La polémique autour des fréquentations passées du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA), a alimenté les émissions politiques du week-end. Sur les ondes de "La Première", le président du cdH, Benoît Lutgen, a estimé que le cordon sanitaire avait été rompu. Son collègue du PS, Elio Di Rupo, a évoqué un comportement indigne d'un ministre fédéral.

Selon les journaux en ligne ResistanceS et AFF/Verzet, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) a menti sur ses liens avec l'extrême droite et volontairement minimisé son implication dans le Vlaams-Nationale Debatklub (VNDK), un cercle de réflexion dirigé notamment par des responsables du Vlaams Belang, rapportent plusieurs médias jeudi.

Le Parti populaire européen (centre-droit) a remporté les élections européennes, avec 212 sièges sur 751 (soit 28,23%), selon des nouveaux résultats patriels communiqués peu avant minuit par le Parlement européen. Les socialistes restent le second groupe politique, avec 185 élus (24,63%). Mais le scrutin est surtout marqué par une progression marquée de l'extrême-droite dans plusieurs pays.

Assisterait-on à un regain de vigueur du Ku Klux Klan ? Le mouvement suprémaciste blanc organise depuis quelques jours des patrouilles nocturnes dans des villes de Pennsylvanie et lance une campagne de recrutement.