Tout sur Alassane Ouattara

Des tirs à l'arme lourde ont été entendus ce mercredi à Abidjan. Le clan Ouattara a pointé ce mardi "l'activisme persistant de quelques poches de résistance" pro-Gbagbo. La sécurité reste donc la priorité numéro 1 du nouveau gouvernement.

Laurent Gbagbo arrêté par les troupes françaises puis remis au camp Ouattara ? Alain Toussaint, un proche du président ivoirien déchu, l'avait affirmé dès le 11 avril, le jour même de sa capture. Il l'a réaffirmé aujourd'hui à Bruxelles tout en dénonçant les "tueries" auxquelles se livrerait les nouvelles autorités du pays.

Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a annoncé mercredi que "des patrouilles de gendarmerie ivoiriennes et françaises" allaient circuler dans Abidjan pour montrer qu'un "Etat de droit se met en place", après l'accession au pouvoir d'Alassane Ouattara.

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté lundi à Abidjan, a été transféré par hélicoptère dans le nord du pays, a annoncé le porte-parole de la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), Hamadoun Touré.

Des combats au sol, à l'arme lourde et légère, opposaient lundi matin les forces du président sortant Laurent Gbagbo et celles de son rival Alassane Ouattara dans le quartier de la résidence de Gbagbo à Abidjan, quelques heures après des frappes de l'ONU et de la France vers ce bâtiment, a rapporté lundi un témoin.

Les forces du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara ont lancé mercredi l'assaut contre la résidence de Laurent Gbagbo après avoir estimé que les discussions sur une reddition du chef de l'Etat sortant avaient échoué, a affirmé une source gouvernementale française.

Les forces d'Alassane Ouattara devaient donner "l'assaut final" sur le palais et la résidence du président sortant, Laurent Gbagbo, à Abidjan la nuit dernière. Ce matin encore, des tirs à l'arme lourde étaient entendus dans la capitale ivoirienne.

Le Premier ministre d'Alassane Ouattara a affirmé jeudi, sur la chaîne France 24, que les forces du président ivoirien reconnu internationalement "encerclent" Abidjan, et appelé Laurent Gbagbo à "partir maintenant", assurant que plusieurs de ses généraux avaient fait défection.

Les forces soutenant le président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara ont attaqué lundi Duékoué, carrefour stratégique de l'Ouest de la Côte d'Ivoire tenu par l'armée fidèle au président sortant Laurent Gbagbo, ont déclaré les deux camps.

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a jugé qu'il s'agissait "potentiellement d'un crime contre l'humanité". Le jeudi 17 mars, des tirs à l'arme lourde attribués aux forces du président sortant Laurent Gbagbo ont fait de 25 à 30 morts parmi les habitants du quartier d'Abobo à Abidjan, un fief des partisans du président élu Alassane Ouattara.