Tout sur Alain Destexhe

Bart De Wever l'a évoqué. Alain Destexhe et Mischaël Modrikamen l'ont fait. Le cdH a choisi l'opposition à tous les niveaux de pouvoir. Le 26 mai, trois écuries politiques ont gagné des élections. Le Vlaams Belang, Ecolo/Groen et le PTB/PVDA. Toutes les autres, défaites. Mais hors Destexhe (Listes du même nom) et Modrikamen (PP), et hors Olivier Maingain (DéFI), qui n'a pas attendu le scrutin pour faire savoir qu'il passerait la main, quel que soit le résultat, personne n'a démissionné

Analyses, commentaires, coups de coeur, coups de gueule, coups de blues, interviews, coulisses, projections, vidéos... Les répercussions du triple scrutin du 26 mai, c'est tous les jours sur le site Web du Vif/L'Express. Florilège.

Carlo di Antonio fait ses caisses, Georges-Louis Bouchez revend son abonnement SNCB pour Bruxelles, Alain Destexhe découvre que ses tentatives d'auto-sabotage peuvent finalement fonctionner, Elio Di Rupo s'époussette le maroquin en gloussant et Zakia Khattabi reste prudente (mais court dans son jardin en hurlant " remontadaaaaaaa !"). Tout ça se serait sans doute passé différemment s'ils avaient eu le courage de consulter la bonne voyante. Entre nécromancie et divination, voici les prédictions très objectives concernant nos partis francophones. Parce que la mauvaise foi est un plaisir et doit le rester.

Le principal initiateur des 'Listes Destexhe', qui n'ont décroché aucun siège lors des élections générales de dimanche, l'ex-sénateur et député bruxellois MR Alain Destexhe, a assuré lundi que son mouvement continuerait à exister, mais sous un autre nom et avec un président à désigner à l'automne, dans la perspective d'un possible nouveau scrutin fédéral.

Quelles coalitions demain ? Quelles probabilités ? Quel avenir pour les actuels gros bras de la politique ? Comment nos élus ont-ils travaillé dans leur assemblée ? Sort-on d'une législature historique ou pas, finalement ? Quels sont ces partis d'extrême droite qui menacent d'envahir le Parlement européen ? Plongée dans l'avant et l'après-scrutin du 26 mai. Pour rafraîchir les mémoires et rappeler les enjeux.

Pendant quatre ans, Charles Michel laissait son centre et sa gauche de côté, et embrassait goulûment sa droite. Sur cette question migratoire qui tend tant, s'appuyant au sud sur la popularité d'un nordiste, Theo Francken, il pensait pouvoir à son aise étouffer la droite de sa droite, celle du PP et d'au-delà, tout en ne perdant pas trop sur son centre et sur sa gauche.

On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, disait Héraclite. Au mobilisme universel du présocratique d'Ephèse, un réformateur de Wavre oppose son roc, son pic, son cap, sa péninsule. C'est Charles Michel, dont trop de gens disent que son nez s'allonge trop souvent mais ça n'a rien à voir.

Le ralliement de la députée libérale Patricia Potigny aux listes Destexhe a pour le moins étonné du côté des libéraux. "C'est une surprise totale. Nous n'avions vu aucun signe avant-coureur", a ainsi assuré le chef de groupe MR au parlement wallon, Jean-Paul Wahl. "Pour tout dire, j'ai appris la nouvelle ce lundi matin dans la presse", a-t-il ajouté.

Les libéraux ne vont évidemment pas être rayés du paysage politique. Mais ils doivent revoir de fond en comble le positionnement de leur parti. Sous peine de sombrer, y compris dans leurs bastions bruxellois.

Le MR a lancé jeudi soir le processus de participation de ses militants à la définition de son programme à Bruxelles. Comme en Wallonie, les propositions du parti sont ouvertes à des amendements jusqu'à l'arrêt du programme définitif de la formation libérale, fin mars. L'actualité interne du parti a été abordée au détour d'une question d'un militant dans le débat organisé avec les chefs de file.

La coalition avec la N-VA, la guerre froide entre Michel et Reynders et l'air du temps écologique coûtent cher aux libéraux francophones. Le départ d'Alain Destexhe n'est qu'un révélateur.