Tout sur Mécanique lourde

On l'a dit : la fermeture du siège gosselien de Caterpillar semble à première vue irrationnelle. Pourquoi abandonner une usine fraîchement et drastiquement restructurée sur le dos du personnel, dans laquelle on a investi 150 millions d'Euros, et qui vient de renouer avec la compétitivité ?

Le licenciement massif du personnel de l'entreprise Caterpillar à Gosselies est un véritable drame social tant pour les familles des 2.200 employés concernés que pour plusieurs milliers d'autres familles de personnes employées par les sous-traitants.

Lors du précédent drame social chez Caterpillar, l'idée d'un label européen, incitant au patriotisme économique, avait été lancée par le président du MR, aujourd'hui Premier ministre. Qu'en est-il trois ans plus tard ?

Le drame social de Charleroi ne signifie pas nécessairement que l'horizon est noir dans une Wallonie en pleine mutation industrielle. Il est toutefois révélateur des changements politiques nécessaires

Le président du MR, Olivier Chastel, n'a pas exclu jeudi une forme de réquisition du terrain occupé par Caterpillar à Gosselies. Il estime que toutes les voies de droit doivent être étudiées pour ne pas permettre à la société américaine de vendre celui-ci au prix fort pour financer un plan social.

"Le drame de Caterpillar ne doit absolument pas être utilisé pour intensifier encore davantage la concurrence fiscale, écrit Peter Mertens, le président du PTB. C'est presque pavlovien : à chaque fois, le gouvernement profite du moindre drame économique pour relancer la concurrence fiscale. Au lieu de laisser partir tout cet argent, nous avons besoin du mouvement inverse : des investissements."