Les images des policiers qui poursuivent des participants à la Boom 2, bien au-delà du Bois de la Cambre, pour les matraquer et les arroser de gaz au poivre circulent actuellement sur les réseaux sociaux et dans les médias. Le niveau de violence des policiers en surprend plus d'un.

L'image du trio Erdogan/Michel/von der Leyen à Ankara a choqué le public européen, réaction très normale. Comme souvent dans les affaires européennes, la réalité est multiple et complexe. L'image cache aussi une dégénérescence importante de la politique étrangère de l'Europe, fort paradoxale au moment où tout le monde souligne les menaces plus grandes qui pèsent sur elle. Ankara ne constitue hélas qu'un symptôme d'une dérive répétée.

Jeudi dernier, la Commission européenne a publié une étude portant sur les nouvelles techniques de modification génétique, dont les conclusions sont extrêmement inquiétantes. En phase avec les demandes du lobby des biotechnologies, elles semblent ouvrir la voie à un assouplissement des règles pour la mise sur le marché des " nouveaux OGM ". Leur dérégulation constituerait pourtant un danger pour notre santé, le climat et la biodiversité.

L'année passée, aux éditions Luc Pire, je publiais un ouvrage sous-titré "Sortir de l'impasse néolibérale " et dans lequel je dénonçais les méfaits de cette théorie économique imposée à nous - mais adoptée par tous nos dirigeants politiques - il y a plus de 40 ans par l'école de Chicago et concrétisée par un Président américain, relativement âgé, Ronald Reagan.

Huit ans après l'effondrement du Rana Plaza, il n'existe toujours pas de loi européenne sur la responsabilité sociétale des entreprises et de leurs sous-traitants. Les engagements volontaires des marques suite à la catastrophe faiblissent et ne suffisent pas : en 2021, une législation contraignante doit voir le jour. C'est une question de justice sociale.

Selon les statistiques de l'OCDE publiées aujourd'hui, l'aide au développement mondiale a augmenté en 2020, mais elle ne correspondait qu'à 1% des financements mobilisés dans le monde pour des mesures de relance économique face à la crise du COVID-19. En Belgique, l'aide a représenté 0,47% du revenu national brut, toujours bien loin de l'objectif de 0,7% des Nations Unies. Pourtant, les financements en aide au développement ont rarement été aussi nécessaires : les conséquences de la pandémie liée à la COVID-19 menacent d'annuler une décennie de progrès réalisés dans la lutte contre la pauvreté. Pour faire face aux conséquences sociales de la crise, les gouvernements doivent augmenter massivement l'aide pour qu'elle atteigne les 0,7% dès 2030.

Il y a 10 ans jour pour jour, le 10 avril 2011, 11 personnes échouaient à bord d'un bateau pneumatique à proximité de Zlitan, sur les côtes libyennes. Après 14 jours de dérive en Méditerranée, les rescapé·es étaient à peine conscient·es. Une femme est morte sur la plage. Un homme succombera quelques jours plus tard dans la prison où il avait été jeté, avec ses compagnons d'infortune, par les militaires libyens.

Le métier désormais le plus recherché dans le sud du pays : celui d'infirmier. C'est le Forem qui le dit. Pourquoi cette pénurie ? Principalement à cause des carrières incomplètes : de 5 à 10 ans dans les soins intensifs. Cette fuite augmente la charge de travail infirmière, ce qui va encourager à quitter prématurément la profession.... Alors que les soins intensifs sont actuellement confrontés à des pics d'hospitalisations. Un cercle infernal.

Il s'agit d'une question très simple. J'ai été contaminé par le SARS-CoV-2. Quoique la chaîne de contamination me soit inconnue, et indépendamment du fait que je suive aussi bien que possible les règles édictées par la ministre de l'Intérieur, le fait incontestable est que j'ai eu le Covid19 en 2020. Plus précisément le 4 novembre. Je m'en souviens, car on votait ce jour-là aux USA.

La semaine passée, la Belgian Music Week mettait nos artistes belges à l'honneur. Sept jours de musique locale, d'émissions spéciales et de concerts en streaming diffusés sur les différents canaux de la RTBF. Une excellente initiative qui prend tout son sens pour un secteur culturel en effroi depuis plus d'un an. Mais pourquoi ne pas regarder plus loin, et nous poser la question suivante : fallait-il attendre une crise sanitaire mondiale pour laisser toute la place à une culture bien de chez nous ?

Notre pays se trouve dans une impasse. Cela fait un an que nous vivons avec de fortes restrictions dans le cadre de la lutte contre le coronavirus en Belgique. Nos institutions démocratiques méritent un profond respect et l'engagement politique est un choix de vie courageux et généreux. Néanmoins, au risque de créer une grave perte de confiance, notre gouvernement est occupé à rompre le contrat tacite passé avec nous, citoyens, pour au moins deux raisons.