Engie Electrabel a annoncé arrêter ses investissements liés à la prolongation du nucléaire. Même si l'arrêt était déjà acté pour au moins 5 des 7 réacteurs et que la loi de sortie de 2003 n'a finalement été que re-confirmée par le nouveau gouvernement Vivaldi, je comprends parfaitement l'inquiétude suscitée quant à l'impact sur l'emploi et l'avenir.

La concomitance des élections présidentielles américaines et de plusieurs scrutins en Afrique de l'Ouest offre l'occasion de réfléchir à une double interrogation : quels sont les critères qui constituent la validité d'une élection et faut-il, in fine, en recourir systématiquement aux juges contre les urnes ? Au risque de créer une ambiance propice aux violences et désastres humains.

J'ai participé aux grandes manifestations et aux grèves climatiques de l'année dernière parce que notre gouvernement doit prendre des mesures urgentes pour sauver le climat. Mais je ne suis pas favorable à des taxes "vertes" comme la taxe carbone proposée par la ministre du climat Zakia Khattabi (Ecolo). Plutôt que de faire payer l'ensemble de la population, nous devons nous attaquer aux grands pollueurs.

Aurez-vous de la peine à deviner quel schizo - diminutif familier pour schizophrène - se cache sous ce titre ? Sans doute que non, étant donné l'omniprésence du sujet dans l'actualité. On sait que la schizophrénie est une psychose qui désagrège le psychisme. Pensées et sentiments deviennent ambivalents. Le contact avec la réalité se perd. On se replie sur soi. C'est une " déchirure de l'esprit ", d'après l'étymologie.

Dans un article paru sur le site de la RTBF, Corinne Torrekens dénonce la diffamation dont elle se dit victime de la part de l'Observatoire des fondamentalismes et se plaint qu'aujourd'hui des opinions sur les réseaux sociaux " ont le même droit de cité qu'une opinion issue d'un travail scientifique et empirique ".

A cette heure - en vérité tragique - où les étudiants de 14 à 18 ans (dans le meilleur des cas, car il n'est pas rare qu'ils aient, en fait, entre 15 et 20 ans) vont passer officiellement et pour au moins deux mois, d'un enseignement présentiel à un enseignement hybride qui se déroulera pour partie en classe et pour partie à la maison, l'occasion serait fort belle de transformer cette contrainte en évolutions diverses et pérennes que beaucoup d'acteurs lucides de l'enseignement appellent de leurs voeux depuis des décennies ou ont déjà essayé tant bien que mal de mettre en place en passant pour des illuminés.

"Et pourtant, elle tourne !" aurait dit Galilée, évoquant la rotation terrestre, à ceux qui refusaient d'y croire. Ce qui était une hérésie au XVIIe siècle s'est progressivement imposé comme une évidence. Même si, à cette époque de grande confusion, il convient parfois encore de le rappeler à quelques obscurantistes ou conspirationnistes qui se seraient bien vus censurer Galilée il y a quatre cent ans.

Comme la plupart d'entre nous, je me frotte aujourd'hui les yeux en contemplant avec effroi les ravages du temps sur notre pauvre monde depuis un demi siècle : coronavirus, dérèglement climatique, augmentation significative de la violence, consommation exponentielle des psychotropes...La nuit n'en finit plus, dirait Petula Clark. Et dans l'obscurité, je cherche, comme tout le monde, une lueur qui me console et me rassure...

Depuis le départ, SARS-CoV-2 a été lourdement sous-estimé en Belgique. Une erreur monumentale que nous avons payée très cher au printemps, et que nous allons de nouveau payer extrêmement cher, très prochainement, avec plus d'hospitalisations en soins intensifs et de décès.

A l'heure ou les mesures anti-covid s'additionnent, limitant certaines de nos libertés, un discours se fait entendre, il est notamment porté par le philosophe André Comte-Sponville. Selon cette lecture de la crise, nous serions en train de sacrifier la vie entière par refus de la mort, pourtant bien normale dans une vie après un certain âge.

L'industrie agro-alimentaire ne contamine pas seulement nos champs et nos assiettes à coups de pesticides, nitrates, et OGM. Elle empoisonne également notre système démocratique à coups de lobbying. A tel point que la nouvelle politique agricole commune (PAC) - qui doit être votée ce vendredi au Parlement européen - pourrait sonner le glas du pacte vert pour l'Europe. Nous tirons la sonnette d'alarme : les eurodéputés doivent rejeter cette réforme inacceptable. Il en va de notre avenir.