Dans le cadre d'un récent Atelier-Débats au sein du "Projet de Cohésion Sociale" situé à Molenbeek-Saint-Jean, quelques adolescents, grandement affectés par la mort tragique de Georges Floyd, nous avaient demandé de leur expliquer ce qu'était, à nos "yeux de philosophe" (sic), que le racisme. Notre exposé les avait frappés par ses "bizarreries intéressantes" (re-sic) qu'ils n'avaient, jusque là, insistèrent-ils, jamais entendues. Nous livrerons donc ici quelques-unes de nos bizarreries sur le racisme.

Nous vivons un moment étrange : nous ne sommes plus en confinement, mais pas encore à un retour à la vie collective. On peut penser que nous sommes toujours dans un état de sidération. Et qu'il est temps d'en sortir, de passer à la participation.

Ce 10 juillet 2020, la section législation du Conseil d'Etat (ci-après la "SLCE") a remis son avis 67.732/AG à la suite des amendements 48 à 57 déposés par différentes formations politiques (CD&V, NVA et CDH) siégeant au sein de la Chambre des Représentants. Ces amendements et cet avis de la SLCE interviennent, rappelons-le, dans le cadre de processus législatif en cours visant à "(...) assouplir les conditions pour recourir à l'interruption volontaire de grossesse".

A la suite de l'arrêt de la Cour constitutionnelle du 4 juin 2020 en faveur de la Haute Ecole bruxelloise Francisco Ferrer qui prévoit désormais d'interdire le port des signes religieux, philosophiques et politiques, une manifestation a rassemblé plus d'un millier de jeunes filles et femmes voilées dénonçant avec force cet arrêt jugé liberticide.

À l'occasion de sa mise à la retraite, le chef de la Défense belge a donné une interview particulièrement éclairante au Soir. Son propos vise évidemment à défendre les intérêts de l'institution qu'il a commandée ces quatre dernières années. Cependant, si l'on fait abstraction de sa volonté de plaider en faveur de celle-ci et que l'on s'en tient aux faits rapportés et aux opinions exprimées, on peut en tirer d'autres conclusions, probablement plus en phase avec ce " monde d'après " dont tout le monde parle mais dont peu semblent se préoccuper vraiment.

En République démocratique du Congo, les célébrations du 60e anniversaire d'indépendance, ce 30 juin, ont été annulées en raison de la pandémie de Covid-19. Au lieu des festivités habituelles, le gouvernement a appelé à une journée de " méditation ". Le roi des Belges, Philippe, a écrit une lettre au président congolais contenant peu de mots mais matière à réflexion. Il a reconnu les " épisodes douloureux " de l'ère coloniale avec ses " actes de violence et de cruauté ". " Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd'hui ravivée par les discriminations encore trop présentes dans nos sociétés ", a-t-il écrit.

Ces derniers mois, les bilans chiffrés du coronavirus ont monopolisé les unes de la presse quotidienne. Mais derrière ces chiffres, aussi parlants soient-ils, il y a des femmes et des hommes, avec leur histoire propre. Nous sommes conscients et nous n'oublierons jamais la peur, l'anxiété, la douleur et la tristesse éprouvées par les citoyens européens. La crise du coronavirus n'a épargné personne.

Il ne s'agit pas de découvrir subitement une émotion nommée " générosité " mais de répondre à une question : liberté et générosité sont-elles compatibles ? On serait tenté de répondre " Bien entendu ! Chacun a la liberté de se montrer généreux s'il le souhaite ". Or, c'est là tout le problème : la liberté individuelle serait d'essence égoïste.

Pour contribuer réellement au maintien de la coopération internationale, il nous manque trois instruments : une monnaie internationale, une réelle puissance armée, et la maîtrise de la nouvelle vague technologique. Pour le moment, les trois manquent.