Chaque année, la célébration d'un Te Deum à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles en présence de la famille royale, du Premier ministre et d'autres personnalités suscite des critiques dénonçant une infraction au principe de neutralité de l'État. Cette année, celles-ci ont été particulièrement vives, étant donné l'actualité récente à propos de ce thème. Cette cérémonie pose-t-elle effectivement un problème ? Et est-ce le seul élément des festivités du 21 juillet à poser question ?

Cher concitoyen, je m'adresse à toi avec un message rempli d'amour et d'humanité. Je t'interpelle concernant la situation des 475 travailleurs.euses sans-papiers, en grève de la faim à l'église du Béguinage, à l'ULB et à la VUB, depuis le 23 mai dernier.

Au moment où nous écrivons, les terribles inondations qui ont frappé la Belgique, une partie de l'Allemagne et les Pays-Bas ont fait plus de cent morts. Des dizaines de milliers de gens ont dû être déplacés, ont tout perdu et resteront traumatisés à jamais. D'autres n'ont même pas eu cette " chance ", hélas, et le grand nombre de personnes disparues (1300 en Allemagne) ne laisse malheureusement pas de doute: au final, le bilan macabre sera beaucoup, beaucoup plus lourd.

" L'instant véritablement présent et plein, écrivait le philosophe Martin Buber, n'existe que s'il y a présence, rencontre, relation. [i]" À l'inverse, le temps de pandémie et de confinement que nous venons de traverser a été, pour beaucoup d'entre nous, un temps d'absence et d'isolement. Aussi, comme les mois passés peuvent éclairer les forces et faiblesses de notre État ou de nos entreprises, ce grand moment de glacis relationnel peut nous aider à mettre en perspective ce qui nous lien.

"Je suis désolé de le dire, mais vous êtes une honte pour notre pays et pour la démocratie, écrit Vincent Engel. J'ai longtemps réfléchi à une manière plus douce de débuter cette lettre, mais franchement, je n'en vois pas."

Ce lundi s'ouvre un procès pour le moins particulier, mettant en scène deux personnages connus, quoi que pour des motifs diamétralement opposés. D'un côté, le commissaire Pierre Vandersmissen, réputé notamment pour ses interventions musclées lors de manifestations - pour mémoire, ce dernier a été mis à l'écart de son service en septembre dernier, après avoir été témoin direct de l'usage d'un spray lacrymogène par Philippe Bourguet, un photographe qui suivait le commissaire durant la manifestation " La Santé en lutte ". De l'autre, Alexis Deswaef, avocat et ex-président de la Ligue des droits humains (LDH) de 2012 à 2018.