Le président de la N-VA Bart De Wever a menacé hier que le vote sur la loi qui prévoit l'assouplissement de l'avortement serait un point de rupture pour lui afin de poursuivre les négociations pour former un nouveau gouvernement fédéral basé sur une coalition dite "Arizona", avec l'Open VLD, le MR, le CD&V, le CDH, le sp.a et la N-VA.

Pour le président du CD&V, Joachim Coens, cette proposition de loi constituait déjà une affaire de gouvernement et devrait donc être discutée dans ce cadre. A présent, c'est au tour de Bart De Wever de mettre la pression, principalement sur les libéraux. "Je peux vous dire que si des partis donnent le feu vert à une loi que je trouve scandaleuse, ce sera compliqué de faire comme si de rien n'était avec eux le lendemain", a affirmé samedi le président de la N-VA. "C'est en fait impossible, ça ne fonctionnera pas. Si ces partis pensent qu'ils peuvent sur cette base former un gouvernement avec les socialistes, les communistes et les verts, ils n'ont qu'à le faire. Ce sera un gouvernement nul en Flandre, avec zéro soutien.

"Il faut continuer à avancer"

"Cela fait un an et demi qu'il y en a toujours l'un ou l'autre qui a une déclaration un peu forte. Il faut garder la tête froide et continuer à avancer", a réagi le président du MR, Georges-Louis Bouchez sur la RTBF. "Il y a une bonne dynamique en place dans le cadre de la formation du gouvernement. Il est temps. Il ne faut pas se laisser impressionner par de telles phrases."

Les libéraux sont toutefois mis sous pression. "Rappelons qu'il existe deux coalitions possibles sans le CD&V ET sans la N-VA. Collègues libéraux, vous laisserez vous intimider encore longtemps ?", s'est demandé sur Twitter le président de DéFI François De Smet.

"Si tout le monde est de bonne volonté, il y a toujours un chemin", indique encore Georges-Louis Bouchez. Le président du MR ne compte pas changer la tradition du parti libéral: les députés MR auront toujours la liberté de voter pour ou contre sur les questions éthiques. "La règle qui valait il y a quinze jours demeure aujourd'hui", a déclaré Georges-Louis Bouchez dimanche. "Nous avons eu un processus parlementaire qui a duré plus d'un an. Il y a eu trois renvois au Conseil d'Etat, deux débats en commission et deux débats en séance plénière. Donc, c'est le moment du vote. Et sur les questions éthiques, le Mouvement Réformateur laisse la liberté à ses parlementaires."

La proposition est soutenue par une large majorité de socialistes, libéraux, d'écologistes, le PTB et DéFI. Le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang s'y opposent farouchement. Le texte aurait du être voté la semaine dernière mais les trois partis avaient demandé ce deuxième avis au Conseil d'Etat. Ce dernier a remis vendredi son avis à propos des amendements déposés par les opposants à la proposition de loi et les débats sur ce texte pourraient reprendre en séance plénière de la Chambre. (avec Belga)

Le président de la N-VA Bart De Wever a menacé hier que le vote sur la loi qui prévoit l'assouplissement de l'avortement serait un point de rupture pour lui afin de poursuivre les négociations pour former un nouveau gouvernement fédéral basé sur une coalition dite "Arizona", avec l'Open VLD, le MR, le CD&V, le CDH, le sp.a et la N-VA.Pour le président du CD&V, Joachim Coens, cette proposition de loi constituait déjà une affaire de gouvernement et devrait donc être discutée dans ce cadre. A présent, c'est au tour de Bart De Wever de mettre la pression, principalement sur les libéraux. "Je peux vous dire que si des partis donnent le feu vert à une loi que je trouve scandaleuse, ce sera compliqué de faire comme si de rien n'était avec eux le lendemain", a affirmé samedi le président de la N-VA. "C'est en fait impossible, ça ne fonctionnera pas. Si ces partis pensent qu'ils peuvent sur cette base former un gouvernement avec les socialistes, les communistes et les verts, ils n'ont qu'à le faire. Ce sera un gouvernement nul en Flandre, avec zéro soutien."Cela fait un an et demi qu'il y en a toujours l'un ou l'autre qui a une déclaration un peu forte. Il faut garder la tête froide et continuer à avancer", a réagi le président du MR, Georges-Louis Bouchez sur la RTBF. "Il y a une bonne dynamique en place dans le cadre de la formation du gouvernement. Il est temps. Il ne faut pas se laisser impressionner par de telles phrases."Les libéraux sont toutefois mis sous pression. "Rappelons qu'il existe deux coalitions possibles sans le CD&V ET sans la N-VA. Collègues libéraux, vous laisserez vous intimider encore longtemps ?", s'est demandé sur Twitter le président de DéFI François De Smet. "Si tout le monde est de bonne volonté, il y a toujours un chemin", indique encore Georges-Louis Bouchez. Le président du MR ne compte pas changer la tradition du parti libéral: les députés MR auront toujours la liberté de voter pour ou contre sur les questions éthiques. "La règle qui valait il y a quinze jours demeure aujourd'hui", a déclaré Georges-Louis Bouchez dimanche. "Nous avons eu un processus parlementaire qui a duré plus d'un an. Il y a eu trois renvois au Conseil d'Etat, deux débats en commission et deux débats en séance plénière. Donc, c'est le moment du vote. Et sur les questions éthiques, le Mouvement Réformateur laisse la liberté à ses parlementaires."La proposition est soutenue par une large majorité de socialistes, libéraux, d'écologistes, le PTB et DéFI. Le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang s'y opposent farouchement. Le texte aurait du être voté la semaine dernière mais les trois partis avaient demandé ce deuxième avis au Conseil d'Etat. Ce dernier a remis vendredi son avis à propos des amendements déposés par les opposants à la proposition de loi et les débats sur ce texte pourraient reprendre en séance plénière de la Chambre. (avec Belga)