Avec son taux de vaccination inférieur à la moyenne du pays, tous les regards sont braqués sur Bruxelles. La rentrée scolaire dans la capitale se présente comme un véritable casse-tête pour tenter de garder un équilibre entre santé mentale des élèves, et risques sanitaires, alors que le variant delta se montre de plus en plus contagieux et résistant aux vaccins actuels.
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Avec son taux de vaccination inférieur à la moyenne du pays, tous les regards sont braqués sur Bruxelles. La rentrée scolaire dans la capitale se présente comme un véritable casse-tête pour tenter de garder un équilibre entre santé mentale des élèves, et risques sanitaires, alors que le variant delta se montre de plus en plus contagieux et résistant aux vaccins actuels.Le ministre de la Santé bruxellois Alain Maron s'est montré soucieux en regard de la situation actuelle dans la Capitale, à l'approche de la rentrée des classes. "La rentrée des classes, ce n'est pas seulement la rentrée des écolières et des écoliers. C'est la rentrée de tout le monde. Les contacts sociaux vont se multiplier partout et chacun va reprendre un certain nombre d'activités", dit-il sur DH radio.S'il rappelle que la situation hospitalière à Bruxelles est bonne, Alain Maron souligne que "c'est en-dessous de 45 ans que l'adhésion automatique à la vaccination des Bruxelloises et Bruxellois n'a pas été suffisamment au rendez-vous", alors qu'il est "très facile de se faire vacciner sur le territoire."Pour le ministre Ecolo, c'est clair : la Capitale belge n'est pas prête pour la rentrée scolaire. "Non, Bruxelles n'est pas assez préparée. On doit augmenter le taux de vaccination. Le relâchement des mesures n'a pas été décidé pour Bruxelles car c'était trop risqué vu les taux de vaccination actuels."Selon le virologue Emmanuel André, durant les semaines qui viennent, "le nombre d'infections va recommencer à monter et des classes d'école vont de nouveau devoir fermer. Et ce bien plus souvent à Bruxelles qu'ailleurs, car une couverture vaccinale plus faible freine de façon moins efficace la propagation du virus."Pourquoi la rentrée scolaire inquiète-t-elle tant, alors que les enfants et adolescents sont en général moins sujets à des complications graves de la maladie ? En Belgique, aucun enfant atteint par le covid n'est actuellement hospitalisé, rappelle Le Soir. Mais avec la haute contagiosité du variant delta, les hospitalisations pédiatriques pourraient augmenter. C'est déjà le cas aux Etats-Unis, actuellement.Il demeure également le risque de développer un covid long, -soit la persistance des symptômes de la maladie sur plusieurs mois-, plus fréquent chez les jeunes. "Le variant delta plus contagieux va se propager dans les populations non immunisées comme les enfants. Même si les complications sont moins fréquentes, proportionnellement, les hospitalisations dans ces tranches d'âge vont augmenter en nombre, surtout dans les zones dont le taux de vaccination est bas où le virus circule davantage", dit le virologue Nicolas Dauby (CHU Saint-Pierre) au Soir. "On peut s'attendre à une augmentation des hospitalisations chez l'enfant et même des décès, puisque la proportion d'enfants infectés augmente avec leur nombre au cours des rebonds épidémiques que l'on constate aux Etats-Unis ou en Europe", constate pour sa part le l'épidémiologiste Antoine Flahault.Port du masque (ou pas), aération des locaux, capteurs de C02, fréquentation des cantines : les autres sujets d'inquiétude ne manquent pas autour d'une rentrée des classes sous haute tension, plus que jamais.