Le 19 juillet dernier, les différentes autorités de notre pays ont décidé que les établissements de soins et les salles de sport devaient obligatoirement être équipés d'un compteur de CO2, après que cela ait déjà été rendu obligatoire pour les coiffeurs, les établissements de restauration et les centres de fitness.

Un tel compteur devrait permettre de maintenir une qualité d'air optimale dans les espaces intérieurs grâce à la ventilation. De cette façon, le risque d'une infection au coronavirus pour toutes les personnes présentes est réduit.

Dans le rapport du commissaire Facon, que Het Laatste Nieuws a pu consulter, il est précisé que la présence de tels compteurs dans les écoles est un enjeu crucial, au même titre qu'il l'est pour les établissements de soins et des salles de sport.

Des mémos et rapports, consultés par le journal, montrent que la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles posent leur veto avec pour arguments : le manque de compréhension de la part de la direction de l'école ou la peur de certains enfants face à un compteur avec un signal lumineux ou sonore.

Le spécialiste de l'éducation de la N-VA, Koen Daniëls, note que le parti n'est pas contre les compteurs de CO2 dans l'enseignement, mais ne voit pas l'intérêt d'une obligation générale. Du côté de l'opposition flamande, Groen a fait savoir son incompréhension : "Dans l'Horeca, ils veulent des compteurs de CO2 obligatoires, mais pas dans les écoles ? Les enseignants et les élèves ne méritent-ils pas un air sain ?"

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le cabinet de la ministre francophone de l'Education, Caroline Désir (PS) affirme: "Jusqu'à présent, nous avons strictement suivi les recommandations de la task force aération et donné des consignes très strictes aux écoles concernant la ventilation sur cette base. Les recommandations de la task force, composée de spécialistes issus de toutes les entités du pays, n'invitent pas à rendre les détecteurs de CO2 obligatoires : elles définissent les conditions à rencontrer pour rester sous les 900 ppm sans estimer qu'il est nécessaire d'imposer le simple instrument de mesure qu'est le détecteur." Ces recommandations ont été émises dans le coursant du printemps et aucune analyse nouvelle ne nous a pour l'instant été transmise, précise le porte-parole de la ministre Désir, Jean-François Mahieu. Et d'ajouter: "des rencontres entre ministres de l'Education et experts sanitaires auront lieu dans les prochains jours pour évaluer la situation". Enfin, il apparaitrait que la peur qu'occasionnerait un tel dispositif aux élèves ne soit pas un argument développé du côté francophone: "la ministre de l'Education n'a jamais évoqué cela dans la moindre interview et n'a jamais indiqué, dans aucune prise de position, qu'un tel élément pourrait déterminer la décision à ce sujet".

Le 19 juillet dernier, les différentes autorités de notre pays ont décidé que les établissements de soins et les salles de sport devaient obligatoirement être équipés d'un compteur de CO2, après que cela ait déjà été rendu obligatoire pour les coiffeurs, les établissements de restauration et les centres de fitness. Un tel compteur devrait permettre de maintenir une qualité d'air optimale dans les espaces intérieurs grâce à la ventilation. De cette façon, le risque d'une infection au coronavirus pour toutes les personnes présentes est réduit. Dans le rapport du commissaire Facon, que Het Laatste Nieuws a pu consulter, il est précisé que la présence de tels compteurs dans les écoles est un enjeu crucial, au même titre qu'il l'est pour les établissements de soins et des salles de sport. Des mémos et rapports, consultés par le journal, montrent que la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles posent leur veto avec pour arguments : le manque de compréhension de la part de la direction de l'école ou la peur de certains enfants face à un compteur avec un signal lumineux ou sonore.Le spécialiste de l'éducation de la N-VA, Koen Daniëls, note que le parti n'est pas contre les compteurs de CO2 dans l'enseignement, mais ne voit pas l'intérêt d'une obligation générale. Du côté de l'opposition flamande, Groen a fait savoir son incompréhension : "Dans l'Horeca, ils veulent des compteurs de CO2 obligatoires, mais pas dans les écoles ? Les enseignants et les élèves ne méritent-ils pas un air sain ?"Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le cabinet de la ministre francophone de l'Education, Caroline Désir (PS) affirme: "Jusqu'à présent, nous avons strictement suivi les recommandations de la task force aération et donné des consignes très strictes aux écoles concernant la ventilation sur cette base. Les recommandations de la task force, composée de spécialistes issus de toutes les entités du pays, n'invitent pas à rendre les détecteurs de CO2 obligatoires : elles définissent les conditions à rencontrer pour rester sous les 900 ppm sans estimer qu'il est nécessaire d'imposer le simple instrument de mesure qu'est le détecteur." Ces recommandations ont été émises dans le coursant du printemps et aucune analyse nouvelle ne nous a pour l'instant été transmise, précise le porte-parole de la ministre Désir, Jean-François Mahieu. Et d'ajouter: "des rencontres entre ministres de l'Education et experts sanitaires auront lieu dans les prochains jours pour évaluer la situation". Enfin, il apparaitrait que la peur qu'occasionnerait un tel dispositif aux élèves ne soit pas un argument développé du côté francophone: "la ministre de l'Education n'a jamais évoqué cela dans la moindre interview et n'a jamais indiqué, dans aucune prise de position, qu'un tel élément pourrait déterminer la décision à ce sujet".