A chaque rentrée scolaire, une nouvelle vague de contaminations: c'était un peu le rythme observé ces derniers mois. Pour cette rentrée 2021/22, les mesures en termes de ventilation, port du masque viennent d'être communiquées. Différents arguments ont été pris en considération: le taux de la vaccination plus faible à Bruxelles, la contagiosité supérieure du variant delta et la recrudescence de cas et d'hospitalisations.

Les mesures suivantes valent pour le mois de septembre:

Port du masque dans le fondamental: En Wallonie, les masque est obligatoire pour le personnel lorsqu'il est en mouvement à l'intérieur, mais "le masque peut par contre être enlevé par les membres du personnel lorsqu'ils sont installés pour le cours, pour une réunion ou encore lors de la consommation des repas", dit le communiqué de la ministre Caroline Désir. En Région bruxelloise, le masque reste obligatoire comment avant.

Port du masque dans le secondaire: En Wallonie, la règle est similaire à celle de l'horeca: pas de masque si l'on est assis, pour le cours ou pour le repas, mais si l'on est en mouvement oui. La règle vaut pour les élèves comme pour le personnel. A Bruxelles, la règle reste inchangée: masque partout, tout le temps.

Concernant la ventilation, la minsitre propse aux établissement "de solliciter une analyse de risques auprès du Comité pour la prévention et la Protection au travail (CPPT), ou à défaut avec le Service Interne pour la Prévention et la Protection au Travail (SIPPT)." Ceux-ci établiront alors un protocole, qui sera réévalué fin septembre en fonction des chiffres de la vaccination.

Le virologue Marc Van Ranst plaidait, dans Knack, pour une bonne ventilation dans les salles de classe. "On peut constater que le variant delta est tellement contagieux que la ventilation est plus importante que le port du masque." A condition de respecter et bien contrôler la ventilation, sinon le port du masque est plus utile, l'un dépend ainsi de l'autre, ajoute-t-il.

La réalité du terrain

Marc Mansis, sécrétaire général de l'Association professionnelle du personnel de l'enseignement libre (Appel) compare les mesures à la réalité du terrain: "les inconvénients du masque c'est que c'est difficile de suivre pour les élèves, ou de donner cours pour les enseignants." Les masques pourraient également provoquer des zones humides autour de la bouche et des infections, si portés à longueur de journée.

La rentrée est souvent synonyme de retour des jours froids. La ventilation - les fenêtres ouvertes - peut alors rafraichir l'intérieur et aussi être un désavantage pour l'enseignement. "Puis se laver les mains c'est important, mais le gel hydroalcoolique on n'en a pas toujours partout, et le nombre de lavabos dans les écoles n'est pas immense non plus", continue le secrétaire générale.

"A Bruxelles, le taux de vaccination est encore faible, il faut prendre cela en considération aussi. Mais nous ne voulons pas nous substituer aux preneurs de décisions et aux scientifiques (à l'heure de l'interview, les mesures n'étaient pas encore annoncées, ndlr). C'est la santé qui prime et c'est notre responsabilité, comme celle du personnel enseignant, de respecter et d'appliquer les mesures", conclut Marc Mansis.

60% des 12-17 ans vaccinés partiellement

Une vague n'en vaut pas une autre, et cette fois, il faut prendre en compte une arme considérable: la vaccination. En moyenne, les 12-17 ans, les élèves de secondaire, sont vaccinés, au moins à une dose. Seuls 22% sont entièrement vaccinés, mais cette proportion devrait logiquement augmenter d'ici la rentrée (car la deuxième dose suit la première, après quatre semaines). Les disparités régionales sont cependant très fortes.

En Flandre, plus de 70% sont vaccinés à une dose, contre 53% en Wallonie, 41% dans les Cantons de l'Est et 20% à Bruxelles. A deux doses, la Wallonie est en tête, avec un peu plus de 30%, puis 26% pour les germanophones, 19% pour la Flandre et 8% pour Bruxelles.

Plus de masque en Flandre durant les cours

Les élèves des 5e et 6e primaires ne devront plus porter de masque à partir du mois de septembre, dès la rentrée scolaire, a indiqué mardi le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts, mardi à l'issue d'une concertation avec les acteurs du monde éducatif. Dans le secondaire, à l'instar de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les cours pourront être donnés et suivis sans masque dès lors que tout le monde est installé.

Pour toutes les activités dans l'enseignement secondaire, hors de la classe, les règles qui s'appliqueront seront semblables à celles qui s'appliquent dans le reste de la société, par exemple le port du masque dans la cour de récréation si les distances ne peuvent être respectées.

Dans les endroits où les chiffres de l'épidémie s'écartent fortement des moyennes flamandes, des mesures supplémentaires seront d'application, notamment à Bruxelles, comme il a été décidé dans l'enseignement francophone.

Une attention particulière devra être portée à une bonne ventilation des classes, des salles des professeurs, etc. aussi bien dans le primaire que le secondaire. Les conseillers en prévention des écoles seront mis à contribution.

(Belga)

A chaque rentrée scolaire, une nouvelle vague de contaminations: c'était un peu le rythme observé ces derniers mois. Pour cette rentrée 2021/22, les mesures en termes de ventilation, port du masque viennent d'être communiquées. Différents arguments ont été pris en considération: le taux de la vaccination plus faible à Bruxelles, la contagiosité supérieure du variant delta et la recrudescence de cas et d'hospitalisations.Les mesures suivantes valent pour le mois de septembre:Port du masque dans le fondamental: En Wallonie, les masque est obligatoire pour le personnel lorsqu'il est en mouvement à l'intérieur, mais "le masque peut par contre être enlevé par les membres du personnel lorsqu'ils sont installés pour le cours, pour une réunion ou encore lors de la consommation des repas", dit le communiqué de la ministre Caroline Désir. En Région bruxelloise, le masque reste obligatoire comment avant.Port du masque dans le secondaire: En Wallonie, la règle est similaire à celle de l'horeca: pas de masque si l'on est assis, pour le cours ou pour le repas, mais si l'on est en mouvement oui. La règle vaut pour les élèves comme pour le personnel. A Bruxelles, la règle reste inchangée: masque partout, tout le temps.Concernant la ventilation, la minsitre propse aux établissement "de solliciter une analyse de risques auprès du Comité pour la prévention et la Protection au travail (CPPT), ou à défaut avec le Service Interne pour la Prévention et la Protection au Travail (SIPPT)." Ceux-ci établiront alors un protocole, qui sera réévalué fin septembre en fonction des chiffres de la vaccination.Le virologue Marc Van Ranst plaidait, dans Knack, pour une bonne ventilation dans les salles de classe. "On peut constater que le variant delta est tellement contagieux que la ventilation est plus importante que le port du masque." A condition de respecter et bien contrôler la ventilation, sinon le port du masque est plus utile, l'un dépend ainsi de l'autre, ajoute-t-il.La réalité du terrainMarc Mansis, sécrétaire général de l'Association professionnelle du personnel de l'enseignement libre (Appel) compare les mesures à la réalité du terrain: "les inconvénients du masque c'est que c'est difficile de suivre pour les élèves, ou de donner cours pour les enseignants." Les masques pourraient également provoquer des zones humides autour de la bouche et des infections, si portés à longueur de journée.La rentrée est souvent synonyme de retour des jours froids. La ventilation - les fenêtres ouvertes - peut alors rafraichir l'intérieur et aussi être un désavantage pour l'enseignement. "Puis se laver les mains c'est important, mais le gel hydroalcoolique on n'en a pas toujours partout, et le nombre de lavabos dans les écoles n'est pas immense non plus", continue le secrétaire générale."A Bruxelles, le taux de vaccination est encore faible, il faut prendre cela en considération aussi. Mais nous ne voulons pas nous substituer aux preneurs de décisions et aux scientifiques (à l'heure de l'interview, les mesures n'étaient pas encore annoncées, ndlr). C'est la santé qui prime et c'est notre responsabilité, comme celle du personnel enseignant, de respecter et d'appliquer les mesures", conclut Marc Mansis.60% des 12-17 ans vaccinés partiellementUne vague n'en vaut pas une autre, et cette fois, il faut prendre en compte une arme considérable: la vaccination. En moyenne, les 12-17 ans, les élèves de secondaire, sont vaccinés, au moins à une dose. Seuls 22% sont entièrement vaccinés, mais cette proportion devrait logiquement augmenter d'ici la rentrée (car la deuxième dose suit la première, après quatre semaines). Les disparités régionales sont cependant très fortes. En Flandre, plus de 70% sont vaccinés à une dose, contre 53% en Wallonie, 41% dans les Cantons de l'Est et 20% à Bruxelles. A deux doses, la Wallonie est en tête, avec un peu plus de 30%, puis 26% pour les germanophones, 19% pour la Flandre et 8% pour Bruxelles.