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Bruxelles cherche une solution d’urgence pour le campement près du Petit Château

Les autorités molenbeekoises et la Région bruxelloise, avec l’appui de la secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Nicole De Moor, cherchent une solution urgente pour le camp de tentes improvisé, sur et à proximité du pont reliant le quai des Charbonnages au boulevard du Neuvième de ligne, près du Petit Château. La sécurité n’y est plus garantie.

Des exilés ont installé des tentes de fortune depuis cinq mois sur le pont. Mais leur nombre a doublé voire quadruplé dans la foulée de l’évacuation la semaine dernière du squat de la rue des Palais à Schaerbeek. Une centaine de personnes séjournent à cet endroit, engendrant des situations dangereuses pour les passants et les cyclistes.

   « La bourgmestre est en contact depuis la semaine dernière avec la Région bruxelloise et le gouvernement fédéral pour trouver une alternative », commente un porte-parole de la commune. « La secrétaire d’État De Moor s’est engagée à trouver dans les prochaines semaines une solution pour les demandeurs d’asile présents, compte tenu de la pression sur le réseau de Fedasil (l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile, NDLR). Entre-temps, nous cherchons avec la Région un abri temporaire. »

   La sécurité publique ne peut plus être assurée, selon les autorités locales. Les organisations d’aide et les bénévoles sur place avaient entendu la semaine passée qu’une opération d’évacuation allait suivre. Une solution était en vue, mais le statu quo a finalement prévalu.

   La commune de Molenbeek avait jusqu’à présent toujours autorisé ce campement de fortune sur son territoire. « Nous comprenons l’inquiétude des gens au vu du nombre de tentes supplémentaires. En conséquence, nous devons prévoir des renforts policiers, des services de prévention et des agents communaux additionnels. La situation devient dangereuse. La bourgmestre souhaite dès lors qu’une solution urgente soit trouvée », conclut le porte-parole.

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