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Même avec l’aide du nucléaire, la Belgique devra accroître ses approvisionnements en gaz (infographies)

Christophe Leroy
Christophe Leroy Journaliste au Vif

Si la Belgique veut éviter d’accroître sa dépendance au gaz, il lui manquera donc quelque 20 TWh d’électricité à l’horizon 2026, soit environ 22 % de son niveau de consommation actuel.

Depuis une quinzaine d’années, sa consommation finale d’énergie s’est stabilisée autour des 470 térawatt heures par an (hormis en 2020, marquée par les mesures de confinement), soit 29 % de plus qu’en 1990. Par ailleurs, en 2020, le pays n’est pas parvenu à en couvrir au moins 13 % grâce à des sources renouvelables, comme le prévoyait l’objectif fixé de longue date par l’Europe.

Dans le mix énergétique actuel, la Belgique dépend déjà fortement du gaz naturel : 47 % des ménages l’utilisent comme combustible de chauffage, devant le mazout (37 %) et la biomasse (10 %), d’après une analyse du SPF Economie. Complémentaire à l’intermittence des énergies renouvelables, le gaz assure en outre 25 % de notre production en électricité. Si la Belgique veut éviter d’accroître sa dépendance au gaz, il lui manquera donc quelque 20 TWh d’électricité à l’horizon 2026, soit environ 22 % de son niveau de consommation actuel (voir les graphiques ci-dessous). Même en maintenant deux réacteurs nucléaires en activité. Même en comptant sur un déploiement ambitieux mais réaliste des filières renouvelables, nécessi tant par ailleurs d’importants moyens de stockage. L’équation paraît encore plus insoluble quand il est question de chaleur : dans les faits, un statu quo du gaz reviendrait à maintenir bon nombre de chaudières au mazout, dont le bilan environnemental pose davantage problème.

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