Tout sur Zanu-PF

L'arrivée à la tête du Zimbabwe d'Emmerson Mnangagwa qui, pendant 37 ans a mis en oeuvre sans sourciller la politique répressive de Robert Mugabe, n'augure rien de bon pour les droits de l'Homme dans le pays, relèvent activistes et simples citoyens.

Le Zimbabwe entre dans une nouvelle ère au lendemain de la démission de Robert Mugabe, qui régnait d'une main de fer sur ce pays d'Afrique australe depuis l'indépendance en 1987 mais a été lâché par son armée et son parti.

Elle se décrivait comme une "villageoise" chanceuse d'avoir été choisie par le chef d'Etat. La Première dame du Zimbabwe Grace Mugabe, a révélé sur le tard une inextinguible soif de pouvoir qui a poussé le régime de son mari dans le gouffre.

Le parti au pouvoir depuis l'indépendance du Zimbabwe en 1980 a décidé lundi d'engager une procédure de destitution contre son ancien chef, le président Robert Mugabe, qui reste sourd à tous les appels à la démission depuis le coup de force de l'armée.

Le comité central de la Zanu-PF, parti au pouvoir au Zimbabwe, a décidé d'écarter Robert Mugabe, rapportent plusieurs médias. L'ancien vice-président Emmerson Mnangagwa a été désigné à la tête du parti, a déclaré à l'AFP un membre de la Zanu-PF au pouvoir depuis 1980. C'est justement l'éviction de ce dernier qui avait provoqué le coup de force de l'armée la semaine dernière.

Le parti au pouvoir au Zimbabwe, la Zanu-PF, se réunira dimanche pour discuter du départ du président Robert Mugabe, assigné à résidence par l'armée, a-t-on appris samedi de sources concordantes auprès de la formation politique.

Après les anciens combattants, l'opposition et la société civile, les sections régionales du parti au pouvoir au Zimbabwe ont à une écrasante majorité exigé vendredi la démission du président Robert Mugabe, déterminé à rester au pouvoir qu'il détient depuis 1980.

L'armée zimbabwéenne retenait mercredi le président Robert Mugabe dans sa résidence et a déployé ses troupes dans la capitale Harare, après plusieurs jours d'un bras de fer provoqué par le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa.