Tout sur Erdogan

Beyza Ustün est députée du parti HDP, principal parti d'opposition qui est dirigé par le dynamique Selahhatin Demirtas. Quelques heures après l'attentat d'Ankara, le plus meurtrier qu'ait connu le pays, les pleurs et la colère se mêlent à une condamnation unanime dans les bureaux du HDP à Istanbul : pour lui, le responsable des attentats est le président Tayyep Erdogan, reçu à Bruxelles la semaine dernière.

Environ 50.000 personnes se sont rassemblées dimanche dans un faubourg d'Istanbul pour dénoncer "le terrorisme" des rebelles kurdes, une manifestation aux allures de meeting politique pour le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan à six semaines des législatives anticipées du 1er novembre, a constaté l'AFP.

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche en Turquie pour les élections législatives, que le parti islamo-conservateur au pouvoir depuis treize ans espère largement remporter pour renforcer l'emprise du président Recep Tayyip Erdogan sur le pays.

La fille du président turc Recep Tayyip Erdogan, Sümeyye Erdogan, s'est entretenue avec le consul général de Belgique à Istanbul, Henri Vantieghem, qui s'est engagé à communiquer "à l'Etat belge et au cdH sa demande d'annulation de l'exclusion de (la députée bruxelloise Mahinur) Özdemir", rapporte l'édition de mardi du journal turc Sözcü.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a prononcé dimanche devant une foule exubérante un discours dans la Ethias Arena de Hasselt. Il a surtout énuméré les réalisations de son gouvernement et a demandé aux Turcs de Belgique d'y réfléchir au moment d'aller voter pour un nouveau parlement turc.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a défendu lundi sa décision controversée d'imposer, "quoi qu'on en dise", l'enseignement dans des lycées du turc ottoman, ou turc ancien, écrit avec un alphabet arabe.

"Pour être tout à fait clair: ceux qui viennent de l'extérieur (qui ne viennent pas du monde musulman, NDLR) n'aiment que le pétrole, l'or, les diamants, la main-d'oeuvre bon marché et les conflits dans les pays de l'islam. Croyez-moi, ils ne nous aiment pas. Ils veulent notre mort et aiment voir nos enfants mourir. Combien de temps encore allons-nous le tolérer ?"

Le chef de l'Etat turc Recep Tayyip Erdogan a étrenné mercredi, à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de la République, son nouveau, gigantesque et très controversé palais présidentiel en banlieue de la capitale Ankara.

Dimanche dernier, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdo?an (AKP) remportait la première élection présidentielle disputée au suffrage universel direct. Avec près de 52 % des suffrages exprimés en sa faveur dès le premier tour, il reléguait ainsi ses deux rivaux au rang d'observateurs, d'après les premiers résultats. Une victoire écrasante donc, qui en ferait presque oublier que l'homme n'a jamais été aussi vivement critiqué depuis son arrivée au pouvoir en 2003.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, élu dimanche président de la Turquie lors d'un premier scrutin au suffrage universel, a lancé un message d'unité en déclarant vouloir ouvrir une "nouvelle ère" dans un pays très divisé sous son règne.

Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes dimanche à 8h00, heure locale (07h00 en Belgique), en Turquie pour le premier tour de l'élection présidentielle, dont l'actuel Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2003, est donné grandissime favori.