Tout sur Beyrouth

Endeuillé par l'explosion gigantesque du 4 août, ruiné par la crise économique, prisonnier d'un système politique à bout de souffle, le Liban craint pour sa survie alors qu'il marque dans la tristesse son centenaire.

Le président français Emmanuel Macron, qui se rend lundi pour la seconde fois en moins d'un mois au Liban, fait un pari risqué en misant sur une nouvelle ère politique dans ce pays, après la gigantesque explosion du 4 août, afin de le sortir de la crise.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Défense, Philippe Goffin, se rendra vendredi prochain à Beyrouth pour exprimer la volonté de la Belgique de "rester aux côtés des Libanais".

Fort de ses dix-huit communautés confessionnelles reconnues, le Liban s'est bâti sur un modèle alambiqué et fragile de répartition du pouvoir politique.

L'énorme explosion au port de Beyrouth a engendré un cratère de 43 mètres de profondeur, a indiqué dimanche une source sécuritaire libanaise, citant des évaluations effectuées par des experts français en pyrotechnie dépêchés sur le terrain.