Nos voisins prolongent le nucléaire, tant les Français que les Hollandais ont annoncé des projets en ce sens ces derniers jours. Pendant ce temps, en Belgique, les Ecolos persistent à vouloir fermer toutes les centrales malgré la clause de révision prévue dans l'accord de gouvernement.

Cette fermeture est une triple erreur. Une erreur climatique d'abord, puisque la sortie du nucléaire pour du gaz rejettera au moins 40 millions de tonnes supplémentaires de CO2 sur 10 ans selon une étude du bureau du plan. C'est énorme, et cela casse totalement l'image d'un parti censé se préoccuper du climat et qui devient au contraire un parti dont les décisions vont augmenter la pollution, reléguant ainsi la Belgique au rang des plus mauvais élèves climatiques au niveau européen. Quel paradoxe.

C'est ensuite une erreur économique, car c'est d'abord le citoyen, les entreprises et le contribuable qui devront supporter le coût de cette sortie. Ecolo va devoir expliquer qu'il passe d'une énergie qui rapporte des centaines de millions d'euros au budget de l'Etat et des communes à une énergie au gaz dont les centrales seront subsidiées par le contribuable et qui va coûter des centaines de millions d'euros. Peut-on accepter une équation aussi absurde que celle-là ? Sans compter les milliers d'emplois perdus dans un secteur industriel d'avenir indélocalisable dont des régions en Wallonie et en Flandre avaient bien besoin.

Enfin, c'est aussi une erreur géopolitique : au moment où nos voisins vont relancer le nucléaire, nous allons le fermer, et importer du nucléaire produit par des pays voisins et importer du gaz polluant au prix fort venant de dictatures. Brillante idée pour assurer notre indépendance énergétique.

Bien sûr on pourra dire que le MR aurait dû prolonger le nucléaire lors de la précédente mandature. C'est clair que le MR aurait dû aller plus loin et faire plus de réformes, je l'avais déjà écrit dans ces colonnes en 2016. Cela étant dit, le MR a été le seul à prolonger le nucléaire en 2014 contre l'avis de tous les autres partis francophones dont certains demandent aujourd'hui en toute incohérence la prolongation. Il faut aussi souligner qu'en 2019, sans les verts dans le gouvernement, le nucléaire aurait été prolongé très facilement par tous les autres partis, c'était même par exemple dans l'accord PS-NVA. Ce sont donc bien les Verts qui bloquent cette prolongation.

Plus fondamentalement, tout le monde est d'accord avec la préservation de la planète. Mais en appliquant les idées des Ecolos, nous allons paradoxalement arriver à l'effet inverse. Ce qu'il faudrait c'est une politique d'écologie rationnelle, du nucléaire car c'est une énergie plus propre et non intermittente et on va en avoir encore plus besoin dans le futur avec la montée en puissance de la voiture électrique. Il faudra expliquer comment on va quitter le nucléaire pour du gaz ou de l'éolien tout en préservant nos objectifs climatiques, et ce, alors que nos besoins en énergie vont augmenter drastiquement. Il faut avancer sur une autre écologie que celle proposée par les écolos.

Ecolo aurait pu montrer qu'il avait évolué et qu'il devenu un parti mûr et responsable. Il reste en réalité un parti dogmatique et, comme lors de sa dernière participation au gouvernement, il risque d'avoir la même issue qu'après chacune de ses participations au gouvernement à savoir une sanction magistrale de l'électeur et un retour dans l'opposition.

Nos voisins prolongent le nucléaire, tant les Français que les Hollandais ont annoncé des projets en ce sens ces derniers jours. Pendant ce temps, en Belgique, les Ecolos persistent à vouloir fermer toutes les centrales malgré la clause de révision prévue dans l'accord de gouvernement.Cette fermeture est une triple erreur. Une erreur climatique d'abord, puisque la sortie du nucléaire pour du gaz rejettera au moins 40 millions de tonnes supplémentaires de CO2 sur 10 ans selon une étude du bureau du plan. C'est énorme, et cela casse totalement l'image d'un parti censé se préoccuper du climat et qui devient au contraire un parti dont les décisions vont augmenter la pollution, reléguant ainsi la Belgique au rang des plus mauvais élèves climatiques au niveau européen. Quel paradoxe.C'est ensuite une erreur économique, car c'est d'abord le citoyen, les entreprises et le contribuable qui devront supporter le coût de cette sortie. Ecolo va devoir expliquer qu'il passe d'une énergie qui rapporte des centaines de millions d'euros au budget de l'Etat et des communes à une énergie au gaz dont les centrales seront subsidiées par le contribuable et qui va coûter des centaines de millions d'euros. Peut-on accepter une équation aussi absurde que celle-là ? Sans compter les milliers d'emplois perdus dans un secteur industriel d'avenir indélocalisable dont des régions en Wallonie et en Flandre avaient bien besoin.Enfin, c'est aussi une erreur géopolitique : au moment où nos voisins vont relancer le nucléaire, nous allons le fermer, et importer du nucléaire produit par des pays voisins et importer du gaz polluant au prix fort venant de dictatures. Brillante idée pour assurer notre indépendance énergétique.Bien sûr on pourra dire que le MR aurait dû prolonger le nucléaire lors de la précédente mandature. C'est clair que le MR aurait dû aller plus loin et faire plus de réformes, je l'avais déjà écrit dans ces colonnes en 2016. Cela étant dit, le MR a été le seul à prolonger le nucléaire en 2014 contre l'avis de tous les autres partis francophones dont certains demandent aujourd'hui en toute incohérence la prolongation. Il faut aussi souligner qu'en 2019, sans les verts dans le gouvernement, le nucléaire aurait été prolongé très facilement par tous les autres partis, c'était même par exemple dans l'accord PS-NVA. Ce sont donc bien les Verts qui bloquent cette prolongation.Plus fondamentalement, tout le monde est d'accord avec la préservation de la planète. Mais en appliquant les idées des Ecolos, nous allons paradoxalement arriver à l'effet inverse. Ce qu'il faudrait c'est une politique d'écologie rationnelle, du nucléaire car c'est une énergie plus propre et non intermittente et on va en avoir encore plus besoin dans le futur avec la montée en puissance de la voiture électrique. Il faudra expliquer comment on va quitter le nucléaire pour du gaz ou de l'éolien tout en préservant nos objectifs climatiques, et ce, alors que nos besoins en énergie vont augmenter drastiquement. Il faut avancer sur une autre écologie que celle proposée par les écolos.Ecolo aurait pu montrer qu'il avait évolué et qu'il devenu un parti mûr et responsable. Il reste en réalité un parti dogmatique et, comme lors de sa dernière participation au gouvernement, il risque d'avoir la même issue qu'après chacune de ses participations au gouvernement à savoir une sanction magistrale de l'électeur et un retour dans l'opposition.