Les sources libyennes qui témoignent du trafic appartiennent au camp du gouvernement reconnu par la communauté internationale. Selon celles-ci, les armes sont destinées à la coalition d'islamistes opposée au gouvernement.

Le Boeing 747 parti la semaine dernière d'Ostende pour la Libye aurait ainsi transporté différentes sortes de munitions et de l'artillerie antiaérienne légère. Les mêmes sources ne sont en revanche pas en mesure de préciser l'origine des armes prises à bord. Elles pointent toutefois le fait que les avions ostendais atterrissent, en-dehors de la Libye, également régulièrement aux Emirats arabes unis, un pays dont il a récemment été montré qu'il est le point de départ d'armes destinées au territoire libyen.

Les Nations Unies ont également déjà émis des suspicions à propos d'Ostende. Des inspecteurs ont découvert en fin d'année dernière des "objets suspects" sur des bons de chargement. Ils ont demandé des explications aux autorités belges, qui leur ont rétorqué qu'elles avaient inspecté un avion pour la Libye, dans lequel aucun produit interdit n'avait été trouvé.