Il a dressé mardi pour quelques journalistes un bilan de ses quatre ans passés à la tête des Forces armées, quelques heures avant la désignation par le gouvernement de son successeur, le vice-amiral Michel Hofman.

Le général Compernol s'est ainsi réjoui d'avoir réussi à mener à terme de grands investissements - les "Big Four" -, en référence aux contrats d'achat conclus pour 34 nouveaux avions de combat américains F-35, quatre drones MQ-9B SkyGuardian, 442 blindés à roues (382 engins 6x6 Griffon et 60 véhicules de reconnaissance et de combat Jaguar) et six nouveaux navires de lutte contre les mines en coopération avec les Pays-Bas, pour un montant de plus de sept milliards d'euros.

"J'ose dire que l'on a réussi grâce à un travail d'équipe et à un appui politique" accordé par quatre ministres de la Défense successifs (Steven Vandeput, l'éphémère Sander Loones, Didier Reynders et désormais Philippe Goffin), a-t-il affirmé au journal 'Le Soir' et à l'agence Belga.

Il a rappelé que la déclaration gouvernementale de l'équipe Michel 1er, en octobre 2014, prévoyait une diminution du budget de la Défense de 1,5 milliard d'euros sur la durée de la législature - une tendance qui a été inversée, notamment sous la pression de l'Otan et de l'administration du président américain Donald Trump.

Le chef de la Défense (Chod) a reconnu que les paiements devraient intervenir dans les années à venir, ce qui mettra le(s) prochain(s) gouvernement(s) face au défi d'honorer les factures. Il s'est toutefois déclaré "confiant" grâce à l'existence, pour la première fois en Belgique, d'une loi de programmation militaire, qui "donne certaines garanties".

Le général Compernol a mis en place une équipe d'experts, la NFL ("Nieuwe federale legislatuur") qui devait préparer de possibles adaptations "dans la bonne direction" de la "Vision stratégique" de 2016 définissant les contours de l'armée à l'horizon 2030. Cette équipe a chaque semaine des contacts avec les différentes familles politiques. Lui-même a rencontré à plusieurs reprises les présidents de partis, pour "expliquer" et pouvoir "influencer" le monde politique, admet le Chod.

Il plaide ainsi pour les dépenses de défense atteignent en 2024 1,18% du Produit intérieur brut (PIB) - "pré-Covid", précise-t-il -, là où l'Otan demande 2% à cette échéance et que le chiffre pour 2019 n'était que 0,93%. Cela représente un montant supplémentaire de 2,4 milliards d'euros sur la législature en cours (2019-2024).

"Si on a cela, on sait payer tous les investissements engagés et travailler sur la deuxième priorité" de la Défense, la "recapitalisation" de son personnel, a souligné le général.

"Cela veut dire faire quelque chose pour le traitement des militaires, travailler sur l'infrastructure (vieillissante, voire obsolète), organiser mieux notre entraînement et préparer l'avenir au niveau des investissements" qui restent à réaliser, à la fois pour mettre en oeuvre les équipements commandés et pour répondre aux objectifs de force - évolutifs - réclamés par l'Otan, a-t-il dit.

Touchée de plein fouet par le départ à la retraite des "baby-boomers" - les personnes nées entre 1946 et 1964 - l'armée devra recruter 10.000 militaires durant les 5-6 prochaines années. Et cela en dépit d'un recours accru à l'"outsourcing" (externalisation) pour des services comme le gardiennage, la gestion ("facility managment"), la restauration ("catering") et la livraison de documents (les estafettes de jadis). Ces contrats visent à libérer progressivement 5.000 militaires de ces tâches.

En dépit de résistances "internes et externes", ce système "est une bonne chose", a assuré le général Compernol, qui aura passé 48 ans sous l'uniforme (trois comme cadet en fin d'humanités et 45 comme militaire). Au camp d'entraînement d'Elsenborn, dans l'extrême est du pays, l'"outsourcing" a permis de réaliser un gain d'une centaine de fonctions "pour faire le même travail".

Il a dressé mardi pour quelques journalistes un bilan de ses quatre ans passés à la tête des Forces armées, quelques heures avant la désignation par le gouvernement de son successeur, le vice-amiral Michel Hofman. Le général Compernol s'est ainsi réjoui d'avoir réussi à mener à terme de grands investissements - les "Big Four" -, en référence aux contrats d'achat conclus pour 34 nouveaux avions de combat américains F-35, quatre drones MQ-9B SkyGuardian, 442 blindés à roues (382 engins 6x6 Griffon et 60 véhicules de reconnaissance et de combat Jaguar) et six nouveaux navires de lutte contre les mines en coopération avec les Pays-Bas, pour un montant de plus de sept milliards d'euros. "J'ose dire que l'on a réussi grâce à un travail d'équipe et à un appui politique" accordé par quatre ministres de la Défense successifs (Steven Vandeput, l'éphémère Sander Loones, Didier Reynders et désormais Philippe Goffin), a-t-il affirmé au journal 'Le Soir' et à l'agence Belga. Il a rappelé que la déclaration gouvernementale de l'équipe Michel 1er, en octobre 2014, prévoyait une diminution du budget de la Défense de 1,5 milliard d'euros sur la durée de la législature - une tendance qui a été inversée, notamment sous la pression de l'Otan et de l'administration du président américain Donald Trump. Le chef de la Défense (Chod) a reconnu que les paiements devraient intervenir dans les années à venir, ce qui mettra le(s) prochain(s) gouvernement(s) face au défi d'honorer les factures. Il s'est toutefois déclaré "confiant" grâce à l'existence, pour la première fois en Belgique, d'une loi de programmation militaire, qui "donne certaines garanties". Le général Compernol a mis en place une équipe d'experts, la NFL ("Nieuwe federale legislatuur") qui devait préparer de possibles adaptations "dans la bonne direction" de la "Vision stratégique" de 2016 définissant les contours de l'armée à l'horizon 2030. Cette équipe a chaque semaine des contacts avec les différentes familles politiques. Lui-même a rencontré à plusieurs reprises les présidents de partis, pour "expliquer" et pouvoir "influencer" le monde politique, admet le Chod. Il plaide ainsi pour les dépenses de défense atteignent en 2024 1,18% du Produit intérieur brut (PIB) - "pré-Covid", précise-t-il -, là où l'Otan demande 2% à cette échéance et que le chiffre pour 2019 n'était que 0,93%. Cela représente un montant supplémentaire de 2,4 milliards d'euros sur la législature en cours (2019-2024). "Si on a cela, on sait payer tous les investissements engagés et travailler sur la deuxième priorité" de la Défense, la "recapitalisation" de son personnel, a souligné le général. "Cela veut dire faire quelque chose pour le traitement des militaires, travailler sur l'infrastructure (vieillissante, voire obsolète), organiser mieux notre entraînement et préparer l'avenir au niveau des investissements" qui restent à réaliser, à la fois pour mettre en oeuvre les équipements commandés et pour répondre aux objectifs de force - évolutifs - réclamés par l'Otan, a-t-il dit. Touchée de plein fouet par le départ à la retraite des "baby-boomers" - les personnes nées entre 1946 et 1964 - l'armée devra recruter 10.000 militaires durant les 5-6 prochaines années. Et cela en dépit d'un recours accru à l'"outsourcing" (externalisation) pour des services comme le gardiennage, la gestion ("facility managment"), la restauration ("catering") et la livraison de documents (les estafettes de jadis). Ces contrats visent à libérer progressivement 5.000 militaires de ces tâches. En dépit de résistances "internes et externes", ce système "est une bonne chose", a assuré le général Compernol, qui aura passé 48 ans sous l'uniforme (trois comme cadet en fin d'humanités et 45 comme militaire). Au camp d'entraînement d'Elsenborn, dans l'extrême est du pays, l'"outsourcing" a permis de réaliser un gain d'une centaine de fonctions "pour faire le même travail".