Un ensemble de nouvelles restrictions sera d'application, aussi bien dans le cercle familial qu'au niveau des évènements et des commerces. Quant au cas particulier d'Anvers, où se concentre une grande part des nouveaux cas, la balle est clairement renvoyée aux autorités locales, dont on attend des décisions le jour-même.

"Si nous n'intervenons pas de manière drastique, nous risquons de nous retrouver dans une situation tellement difficile que même la rentrée scolaire pourrait être mise à mal", a expliqué la Première ministre, s'excusant presque d'annoncer un fameux tour de vis pour une limitation maximale des contacts sociaux. Quatre jours après un précédent Conseil national de sécurité, il semble que les experts du groupe chargé de la stratégie de sortie du confinement (GEES), représentés cette fois par Marc Van Ranst, aient été davantage suivis. La Première ministre a même précisé que la réduction drastique de la fameuse "bulle sociale" était une recommandation reprise "à la lettre" par le CNS.

Le CNS, initialement prévu vendredi, avait été avancé à lundi, notamment après des critiques des experts quant au dernier CNS et les inquiétudes grandissantes au sujet d'Anvers, où Bart De Wever semblait, selon certains, réticents à imposer des mesures impopulaires.

Il y a de "sérieuses inquiétudes par rapport à des cas particuliers comme à Anvers", a d'emblée précisé Sophie Wilmès lundi en conférence de presse. Cependant, l'idée d'une complémentarité entre mesures nationales et éventuels ajouts locaux "sur mesure", mise en avant jeudi, est maintenue. "Nous restons sur la ligne de la semaine dernière et la renforçons", résume Wilmès. Autrement dit: le CNS resserre la vis pour tout le pays, mais on attend de la province et de la Ville d'Anvers qu'elles prennent elles-mêmes à bras le corps leur problématique locale, avec des restrictions supplémentaires. "L'urgence de la situation à Anvers requiert des mesures puissantes et immédiates, c'est pour cela que la cellule de crise provinciale est actuellement en réunion", a indiqué Sophie Wilmès. La gouverneure de la province d'Anvers, Cathy Berx, avait exceptionnellement été invitée lundi matin au CNS, comme celle de Flandre occidentale (Anne Martens, gouverneure faisant fonction). Elle a ensuite quitté la réunion prématurément pour présider la cellule de crise de sa province.

* Un appel à l'action individuelle

Sophie Wilmès a insisté lundi sur la "patience" et le "courage" qu'il va désormais falloir déployer, avant que les nouvelles mesures entrainent un effet visible sur la courbe des contaminations. Le fait de réduire à un maximum de 10 (sans compter les enfants de moins de 12 ans) les fêtes privées et les rassemblements amicaux a été une décision "très difficile", admet-elle.

On touche aux libertés individuelles, mais c'est justement au niveau individuel qu'on peut faire la différence, a exposé la Première ministre. "On parle de l'approche nationale, de l'approche locale mais il y a aussi la plus importante: l'approche individuelle. Qu'est-ce que je fais, qu'est-ce que je peux faire à mon niveau pour lutte contre le coronavirus, me protéger et protéger ceux que j'aime? Gardons à l'esprit que ces mesures sont faites pour éviter un reconfinement généralisé", a expliqué la Première ministre.

* Les principales nouvelles mesures

Les principales mesures annoncées lundi à l'issue du CNS sont une réduction de la "bulle sociale", de l'affluence maximale aux évènements organisés et de celle des rassemblements privés.

Pour ce qui est de la "bulle", chaque foyer devra avoir dès mercredi et au moins pour quatre semaines un maximum de 5 personnes considérées comme des contacts rapprochés. Ces 5 personnes resteront les mêmes pour tout le mois mais on n'y compte pas les enfants (-12 ans). En-dehors de cette poignée de personnes proches, il faut respecter la distanciation sociale de rigueur. Les rassemblements amicaux, excursions non accompagnées, banquets et festivités privées sont limitées à un groupe de 10 personnes maximum (sans compter les enfants). Il y a une exception pour les activités sportives encadrées, camps de jeunes, stages, etc., pour lesquels les règles précédentes restent valables.

Pour les évènements avec public, la limite maximale est fixée à 100 participants en intérieur et 200 à l'extérieur, associée à l'obligation de porter le masque. Il est demandé aux autorités locales d'annuler tout évènement qui présenterait un risque.

Dans les magasins, on fait un pas en arrière, vers les règles précédentes: on va faire ses courses tout seul, ou avec un mineur habitant sous le même toit ou une personne en besoin d'assistance, et on limite la présence dans le magasin à une demi-heure.

La récente règle de prise de coordonnées de contact dans l'horeca est élargie à d'autres lieux et commerces, comme les centres sportifs et bien-être. La ministre de l'Economie Nathalie Muylle évoquait après le CNS "les piscines, les casinos, les salles de congrès, les salles des fêtes et les centres de wellness". La liste précise des lieux concernés sera publiée dans l'arrêté ministériel.

"Si nous n'intervenons pas de manière drastique, nous risquons de nous retrouver dans une situation tellement difficile que même la rentrée scolaire pourrait être mise à mal", a expliqué la Première ministre, s'excusant presque d'annoncer un fameux tour de vis pour une limitation maximale des contacts sociaux. Quatre jours après un précédent Conseil national de sécurité, il semble que les experts du groupe chargé de la stratégie de sortie du confinement (GEES), représentés cette fois par Marc Van Ranst, aient été davantage suivis. La Première ministre a même précisé que la réduction drastique de la fameuse "bulle sociale" était une recommandation reprise "à la lettre" par le CNS. Le CNS, initialement prévu vendredi, avait été avancé à lundi, notamment après des critiques des experts quant au dernier CNS et les inquiétudes grandissantes au sujet d'Anvers, où Bart De Wever semblait, selon certains, réticents à imposer des mesures impopulaires.Il y a de "sérieuses inquiétudes par rapport à des cas particuliers comme à Anvers", a d'emblée précisé Sophie Wilmès lundi en conférence de presse. Cependant, l'idée d'une complémentarité entre mesures nationales et éventuels ajouts locaux "sur mesure", mise en avant jeudi, est maintenue. "Nous restons sur la ligne de la semaine dernière et la renforçons", résume Wilmès. Autrement dit: le CNS resserre la vis pour tout le pays, mais on attend de la province et de la Ville d'Anvers qu'elles prennent elles-mêmes à bras le corps leur problématique locale, avec des restrictions supplémentaires. "L'urgence de la situation à Anvers requiert des mesures puissantes et immédiates, c'est pour cela que la cellule de crise provinciale est actuellement en réunion", a indiqué Sophie Wilmès. La gouverneure de la province d'Anvers, Cathy Berx, avait exceptionnellement été invitée lundi matin au CNS, comme celle de Flandre occidentale (Anne Martens, gouverneure faisant fonction). Elle a ensuite quitté la réunion prématurément pour présider la cellule de crise de sa province. * Un appel à l'action individuelle Sophie Wilmès a insisté lundi sur la "patience" et le "courage" qu'il va désormais falloir déployer, avant que les nouvelles mesures entrainent un effet visible sur la courbe des contaminations. Le fait de réduire à un maximum de 10 (sans compter les enfants de moins de 12 ans) les fêtes privées et les rassemblements amicaux a été une décision "très difficile", admet-elle. On touche aux libertés individuelles, mais c'est justement au niveau individuel qu'on peut faire la différence, a exposé la Première ministre. "On parle de l'approche nationale, de l'approche locale mais il y a aussi la plus importante: l'approche individuelle. Qu'est-ce que je fais, qu'est-ce que je peux faire à mon niveau pour lutte contre le coronavirus, me protéger et protéger ceux que j'aime? Gardons à l'esprit que ces mesures sont faites pour éviter un reconfinement généralisé", a expliqué la Première ministre. * Les principales nouvelles mesures Les principales mesures annoncées lundi à l'issue du CNS sont une réduction de la "bulle sociale", de l'affluence maximale aux évènements organisés et de celle des rassemblements privés. Pour ce qui est de la "bulle", chaque foyer devra avoir dès mercredi et au moins pour quatre semaines un maximum de 5 personnes considérées comme des contacts rapprochés. Ces 5 personnes resteront les mêmes pour tout le mois mais on n'y compte pas les enfants (-12 ans). En-dehors de cette poignée de personnes proches, il faut respecter la distanciation sociale de rigueur. Les rassemblements amicaux, excursions non accompagnées, banquets et festivités privées sont limitées à un groupe de 10 personnes maximum (sans compter les enfants). Il y a une exception pour les activités sportives encadrées, camps de jeunes, stages, etc., pour lesquels les règles précédentes restent valables. Pour les évènements avec public, la limite maximale est fixée à 100 participants en intérieur et 200 à l'extérieur, associée à l'obligation de porter le masque. Il est demandé aux autorités locales d'annuler tout évènement qui présenterait un risque. Dans les magasins, on fait un pas en arrière, vers les règles précédentes: on va faire ses courses tout seul, ou avec un mineur habitant sous le même toit ou une personne en besoin d'assistance, et on limite la présence dans le magasin à une demi-heure. La récente règle de prise de coordonnées de contact dans l'horeca est élargie à d'autres lieux et commerces, comme les centres sportifs et bien-être. La ministre de l'Economie Nathalie Muylle évoquait après le CNS "les piscines, les casinos, les salles de congrès, les salles des fêtes et les centres de wellness". La liste précise des lieux concernés sera publiée dans l'arrêté ministériel.