Depuis plusieurs jours, les chiffres de l'épidémie de coronavirus se dégradent dans notre pays. Une situation qui n'annonce rien de bon pour la Belgique, qui redoute l'apparition d'une "deuxième vague" de la pandémie. Afin de limiter cette résurgence du virus, le Conseil national de sécurité s'est réuni en urgence ce lundi matin, quatre jours seulement après la dernière réunion en date. A sa sortie, la Première ministre Sophie Wilmès, a précisé plusieurs nouvelles mesures.

Éviter le reconfinement généralisé

"La situation épidémiologique en Belgique évolue rapidement, les données sont préoccupantes : la moyenne hebdomadaire des nouvelles contaminations s'élève à 279 contaminations par jour", déplore la Première ministre.

L'objectif des nouvelles mesures : "éviter un reconfinement généralisé et éviter de mettre en danger la période de rentrée de septembre", a annoncé Sophie Wilmès. "Les informations sanitaires de ce week-end interpellent : le taux de transmission du virus reste au dessus de 1, mais on a aussi de sérieuses inquiétudes par rapport à des cas particuliers comme à Anvers, qui vit un embrasement épidémique important. Enfin, il semble que la charge virale du virus présente serait plus importante que d'accoutumer. Nous avons demandé un nouveau rapport, qui a servi de base au CNS de ce matin."

À préciser que ces mesures devraient être valables pour tout le mois d'août : "Nous n'allons pas revenir sur ces mesures avant quatre semaines, même si les chiffres s'améliorent", a ainsi précisé la ministre Maggie De Block

Bulle de contacts réduite à 5 personnes

Le Conseil national de sécurité a décidé lundi de réduire la "bulle" de contacts autorisés à un maximum de 5 personnes par foyer. Ces 5 personnes, qui ne comprennent pas les enfants de moins de 12 ans, ne sont plus calculées par personne mais donc bien par famille. Et ce chiffre ne compte plus "par semaine", comme la bulle de 15 valable actuellement, mais ce sont bien les 5 mêmes personnes que chaque foyer devra considérer comme "contacts proches" jusqu'à la fin août.

"A partir du 29 juillet, et au moins pour 4 semaines, la bulle sociale sera réduite à 5 personnes fixes, pour une même famille, un foyer tout entier, sans compter les enfants de moins de 12 ans", a expliqué la Première ministre Sophie Wilmès en conférence de presse à l'issue du Conseil national de sécurité.

Il s'agit donc des personnes que l'on peut voir en plus de sa propre famille, et avec lesquelles on peut avoir un contact rapproché, sans respect constant de la distanciation sociale. "Pour tous les autres, il faut respecter en permanence les distances", insiste Sophie Wilmès. "Et il est toujours conseillé de porter le masque".

Il s'agit d'une recommandation des experts de la Celeval, la cellule d'évaluation de la situation, "que nous suivons à la lettre", a-t-elle précisé. D'ici à mercredi, "ce n'est pas l'idée de faire n'importe quoi", a encore insisté la Première ministre.

Jusqu'ici, une "bulle" de maximum 15 contacts rapprochés par personne et par semaine valait, sauf là où les autorités provinciales avaient décidé de réduire cette bulle à 10, comme à Anvers.

Capacité d'accueil des événements publics réduite

La capacité d'accueil des événements publics va également être revue à la baisse. Actuellement, 200 personnes peuvent assister à un événement organisé à l'intérieur, et 400 à l'extérieur. Ces chiffres devraient être diminués de moitié : 100 personnes seront autorisées pour les activités organisées à l'intérieur et 200 personnes seront autorisées à l'extérieur. S'il y a le moindre risque, il est demandé de supprimer un événement. À l'extérieur, comme à l'intérieur, le port du masque reste obligatoire. Pour les réceptions et les banquets, la limite est 10 personnes maximum autorisées. Pour les camps d'été pour les enfants et autres stages d'été, rien ne change à l'heure actuelle.

Le télétravail fortement recommandé

Le télétravail reste la norme. Les autorités remarquent néanmoins qu'il est de moins en moins utilisé alors que le télétravail est l'une des clés d'un déconfinement réussi.

Anciennes mesures réinstaurées dans les commerces

Il est demandé de "faire ses courses seul ou accompagné d'un mineur vivant sous le même toit ou une personne ayant besoin d'une assistance." Les visites en magasins sont limitées à 30 minutes.

Pour l'horeca

Pas de durcissement des mesures concernant le secteur de l'horeca. Les bars et restaurants, pour lesquels on pressentait pourtant une heure de fermeture avancée, peuvent rester ouverts jusqu'à 1 heure.

Sur le plan local

"Les autorités locales doivent se montrer fermes dans leur commune et ils ont toute la marge pour intervenir si la situation le demande", a précisé la Première ministre. "Il faut notamment des mesures fortes à Anvers. La cellule de crise est en ce moment réunie pour prendre des mesures supplémentaires. Dans certaines zones d'Anvers, il y a en effet eu une reprise importante de l'épidémie, due à des comportements de nature festive et d'un non-respect des quarantaines. On s'en rend compte par le contact tracing. "

Par ailleurs, la Foire du midi - une institution à Bruxelles - a finalement été annulée, alors que cette édition 2020 devait s'ouvrir le 1er août.

Tests : où on en est ?

Selon De Backer, 17 000 à 18000 tests par jour sont actuellement effectués en Belgique. "Il faut renforcer dans les lieux où il y a beaucoup de contaminations, comme à Anvers. À savoir qu'on a une capacité de testing d'environ 30 000 tests par jour et cette capacité est en train d'augmenter. On va augmenter les capacités de 5 000 à 15 000 tests dans les prochaines semaines.", a-t-il précisé.

Depuis plusieurs jours, les chiffres de l'épidémie de coronavirus se dégradent dans notre pays. Une situation qui n'annonce rien de bon pour la Belgique, qui redoute l'apparition d'une "deuxième vague" de la pandémie. Afin de limiter cette résurgence du virus, le Conseil national de sécurité s'est réuni en urgence ce lundi matin, quatre jours seulement après la dernière réunion en date. A sa sortie, la Première ministre Sophie Wilmès, a précisé plusieurs nouvelles mesures. "La situation épidémiologique en Belgique évolue rapidement, les données sont préoccupantes : la moyenne hebdomadaire des nouvelles contaminations s'élève à 279 contaminations par jour", déplore la Première ministre.L'objectif des nouvelles mesures : "éviter un reconfinement généralisé et éviter de mettre en danger la période de rentrée de septembre", a annoncé Sophie Wilmès. "Les informations sanitaires de ce week-end interpellent : le taux de transmission du virus reste au dessus de 1, mais on a aussi de sérieuses inquiétudes par rapport à des cas particuliers comme à Anvers, qui vit un embrasement épidémique important. Enfin, il semble que la charge virale du virus présente serait plus importante que d'accoutumer. Nous avons demandé un nouveau rapport, qui a servi de base au CNS de ce matin."À préciser que ces mesures devraient être valables pour tout le mois d'août : "Nous n'allons pas revenir sur ces mesures avant quatre semaines, même si les chiffres s'améliorent", a ainsi précisé la ministre Maggie De BlockLe Conseil national de sécurité a décidé lundi de réduire la "bulle" de contacts autorisés à un maximum de 5 personnes par foyer. Ces 5 personnes, qui ne comprennent pas les enfants de moins de 12 ans, ne sont plus calculées par personne mais donc bien par famille. Et ce chiffre ne compte plus "par semaine", comme la bulle de 15 valable actuellement, mais ce sont bien les 5 mêmes personnes que chaque foyer devra considérer comme "contacts proches" jusqu'à la fin août. "A partir du 29 juillet, et au moins pour 4 semaines, la bulle sociale sera réduite à 5 personnes fixes, pour une même famille, un foyer tout entier, sans compter les enfants de moins de 12 ans", a expliqué la Première ministre Sophie Wilmès en conférence de presse à l'issue du Conseil national de sécurité. Il s'agit donc des personnes que l'on peut voir en plus de sa propre famille, et avec lesquelles on peut avoir un contact rapproché, sans respect constant de la distanciation sociale. "Pour tous les autres, il faut respecter en permanence les distances", insiste Sophie Wilmès. "Et il est toujours conseillé de porter le masque". Il s'agit d'une recommandation des experts de la Celeval, la cellule d'évaluation de la situation, "que nous suivons à la lettre", a-t-elle précisé. D'ici à mercredi, "ce n'est pas l'idée de faire n'importe quoi", a encore insisté la Première ministre. Jusqu'ici, une "bulle" de maximum 15 contacts rapprochés par personne et par semaine valait, sauf là où les autorités provinciales avaient décidé de réduire cette bulle à 10, comme à Anvers.La capacité d'accueil des événements publics va également être revue à la baisse. Actuellement, 200 personnes peuvent assister à un événement organisé à l'intérieur, et 400 à l'extérieur. Ces chiffres devraient être diminués de moitié : 100 personnes seront autorisées pour les activités organisées à l'intérieur et 200 personnes seront autorisées à l'extérieur. S'il y a le moindre risque, il est demandé de supprimer un événement. À l'extérieur, comme à l'intérieur, le port du masque reste obligatoire. Pour les réceptions et les banquets, la limite est 10 personnes maximum autorisées. Pour les camps d'été pour les enfants et autres stages d'été, rien ne change à l'heure actuelle.Le télétravail reste la norme. Les autorités remarquent néanmoins qu'il est de moins en moins utilisé alors que le télétravail est l'une des clés d'un déconfinement réussi.Il est demandé de "faire ses courses seul ou accompagné d'un mineur vivant sous le même toit ou une personne ayant besoin d'une assistance." Les visites en magasins sont limitées à 30 minutes.Pas de durcissement des mesures concernant le secteur de l'horeca. Les bars et restaurants, pour lesquels on pressentait pourtant une heure de fermeture avancée, peuvent rester ouverts jusqu'à 1 heure.Selon De Backer, 17 000 à 18000 tests par jour sont actuellement effectués en Belgique. "Il faut renforcer dans les lieux où il y a beaucoup de contaminations, comme à Anvers. À savoir qu'on a une capacité de testing d'environ 30 000 tests par jour et cette capacité est en train d'augmenter. On va augmenter les capacités de 5 000 à 15 000 tests dans les prochaines semaines.", a-t-il précisé.