Les experts du nouveau conseil consultatif Celeval après s'être réunis en début de semaine ont remis leur rapport au Conseil national de sécurité. Ce dernier a débattu ce matin des nouvelles mesures à communiquer à la population concernant la lutte contre le coronavirus. Elles ont été annoncées par la première ministre Sophie Wilmès, lors de la conférence de presse qui suit traditionnellement le CNS.

Sophie Wilmès pose le contexte, le virus est toujours là mais "il faut vivre avec". "La situation est sous contrôle mais les contaminations progressent rapidement. La situation épidémiologique peut se dégrader rapidement. La vigilance reste de mise", déclare-t-elle. La stratégie actuelle est passée d'une gestion de crise à une gestion des risques, basée sur la "responsabilisation des citoyens". Une approche à moduler en rapport avec la situation épidémiologique mouvante.

La Première ministre rappelle que les contaminations augmentent dans toutes les catégories d'âge mais bien plus chez les ados et jeunes adultes car ils ont une vie sociale plus intense. "Quelques moments d'insouciance ne valent pas la peine de mettre en danger ses proches et soi-même", est-elle d'avis.

Sophie Wilmès rappelle les 6 règles d'or anti-coronavirus - respecter les règles d'hygiène, garder ses distances (1m50), limiter les contacts rapprochés, pratiquer des activités de préférence à l'extérieur, penser aux personnes vulnérables, suivre les règles sur les rassemblements - et l'importance du port du masque quand nécessaire.

La fin de la bulle de 5

Concernant les contacts sociaux et la "bulle de 5" vouée à disparaitre, Sophie Wilmès déclare: "Voyez qui vous voulez en respectant les distances de sécurité ou en portant un masque".

"Dans notre vie quotidienne, nous pouvons continuer à voir toutes les personnes que nous voulons voir, mais il faut garder ses distances et si ce n'est pas possible, il faut porter un masque", a-t-elle rappelé. La limite de 10 personnes (enfants exclus) réunies dans un même endroit au même moment (lors d'une fête d'anniversaire par exemple) ne change pas.

"Les experts conseillent à tout le monde d'avoir des contacts rapprochés avec 5 personnes maximum (hors des personnes qui vivent sous le même toit), détaille Sophie Wilmès. Il s'agit de toutes des personnes avec qui vous ne devez pas respecter les distances de sécurité. A part cela, si vous respectez la distance de sécurité, vous pourrez voir autant de personnes que vous le souhaitez."

Le nombre de contacts rapprochés pendant plus de 15 minutes reste donc limité actuellement à un maximum de 5 personnes par mois en dehors du foyer. Cette règle est dorénavant conseillée, pas obligatoire. Selon l'évolution de la situation épidémiologique, ce nombre pourrait être revu à la hausse ou à la baisse.

Le port du masque n'est plus obligatoire

À partir du 1er octobre, il ne sera plus obligatoire de porter un masque à l'extérieur, sauf dans les lieux très fréquentés et dans les endroits où la distance de sécurité de 1,5 mètre ne peut être garantie, a annoncé la Première ministre. Le masque reste cependant obligatoire dans les transports publics, dans les magasins et dans les cinémas.

Dans la foulée de cette annonce, le ministre-président de la région bruxelloise, Rudi Vervoort (PS). a décidé de suivre les mesures recommandées par le gouvernement fédéral. " Nous suivons les décisions du Conseil national de sécurité qui recommande de porter le masque dans les zones à forte densité et donc de ne plus l'obliger", déclare Nancy Ngoma, porte-parole du ministre-président Rudi Vervoort (PS). "On va adapter la règle au niveau bruxellois. Ce qui signifie que le masque ne sera plus obligatoire à partir du 1er octobre mais sera fortement recommandé dans les zones à forte densité, comme l'a prévu le CNS."

"Mais si certains bourgmestres souhaitent prendre un arrêté, c'est leur responsabilité", poursuit-on au cabinet. Les communes bruxelloises pourront ainsi prendre des mesures plus contraignantes dans les zones à forte fréquentation, mais la Région elle-même ne se substituera pas à celles-ci, a encore précisé la porte-parole de M. Vervoort.

Baromètre de l'épidémie

Sophie Wilmès annonce également la mise sur pied d'un baromètre de l'épidémie qui va être implémenté progressivement dans notre pays, au niveau national, régional mais aussi provincial. Ce baromètre fonctionnera selon un principe de paliers. "Plus la situation s'aggrave - plus des mesures de restrictions doivent être prises", a annoncé Sophie Wilmès. Ce baromètre qui doit encore être affiné fonctionnera comme référence dans les conférences de presse du Centre de crise qui ont lieu trois fois par semaine. Il se basera principalement, mais pas seulement, sur l'évolution du nombre d'hospitalisations.

BELGA
© BELGA

Autre changement pressenti: comme en France, la durée de la quarantaine pour une personne asymptomatique qui a été en contact avec une personne positive est réduite de 14 à 7 jours à partir du 1er octobre. La période est à conclure avec un test afin de vérifier si la personne est positive ou non au COVID-19. Une mesure qui vise à soulager les centres de testing déjà fortement chargés, ainsi que les médecins généralistes.

Voyages à l'étranger

Concernant les voyages, les obligations de test et de quarantaine seront aussi adaptées. Les "zones orange" ne feront plus l'objet d'un testing. Les voyageurs qui reviennent d'une "zone rouge" (plus de 48h sur place, non valable pour les transfrontaliers) devront observer une quarantaine dès le premier jour de leur retour - durant 7 jours - et faire un test au jour 5.

À partir de ce vendredi 25 septembre, se rendre dans ces différentes zones sera fortement déconseillés, et non plus interdits afin d'établir des règles harmonisées avec le reste des pays européens.

Une bulle d'oxygène pour l'événementiel

Le CNS offre une bulle d'oxygène aux évènements organisés de manière professionnelle. Le nombre d'invités ne sera plus restreint. Comme au restaurant, le nombre maximal de personnes autorisées dépendra de la capacité du lieu. Des protocoles de sécurité devront être respectés, comme dans l'horeca. Il n'est toujours pas permis de danser à ce stade. Pour les réunions organisées à titre privé, la limite reste toujours fixée à 10 personnes.

Pour les événements publics, le public reste encore limité à 200 personnes (assises) pour les événements ayant lieu à l'intérieur et à 400 pour ceux ayant lieu à l'extérieur.

La capacité de testing augmentée

En moyenne, 250.000 tests sont réalisés par semaine. "L'objectif reste d'augmenter la capacité du testing pour être prêt pour la saison de la grippe, avec une capacité de 70.000 à 90.000 tests par jour. Mais pour que cela soit possible, il faut que le système continue de suivre. Il faut aussi pouvoir alléger la pression sur les professionnels du terrain", annonce Sophie Wilmès. D'autres décisions ont été prises pour le testing, et parmi celles-ci, de nouveaux points de dépistage seront créés. Un nouveau call-center concentrera toutes les demandes vers un seul point d'information afin de soulager les médecins généralistes. Les patients pourront aussi obtenir directement des résultats des tests effectués sur internet.

A propos du tracing, l'application mobile Coronalert sera lancée le 30 septembre.

Shopping

L'obligation de faire ses courses seul ou uniquement avec une autre personne est abandonnée. "Il n'y a désormais plus de limite quant au nombre de personnes et au temps imparti pour faire ses courses", du moment qu'on respecte la distance de sécurité entre chacun ainsi que l'obligation de port du masque dans les magasins, détaille le cabinet de la Première ministre.

Il sera donc à nouveau possible de faire des courses avec une ou plusieurs personnes qui ne font pas partie de son ménage ou de son cercle de contacts proches. Par ailleurs, la règle qui imposait une personne par 10 mètres carré dans les shopping centers ne sera plus non plus d'application, selon le ministre Denis Ducarme.

Critères assouplis pour les couples transfrontières

Fin août, la Première ministre Sophie Wilmès annonçait que les couples non mariés séparés par les frontières en raison des restrictions de déplacement dues au coronavirus pourraient se retrouver à partir du 1er septembre, moyennant le respect des règles de test et de quarantaine et uniquement s'ils prouvaient la réalité de leur lien. Le partenaire venant de l'étranger pourrait entrer en Belgique s'il prouve qu'il y a eu cohabitation légale pendant au moins un an, que la relation existe depuis au moins deux ans, ou encore que le couple a un enfant, par exemple.

Mercredi, ces critères ont été "assouplis". Désormais, il sera demandé aux couples séparés physiquement "de prouver au moins 6 mois de vie commune, un an de relation ou, comme avant, l'existence d'un enfant en commun", communique le cabinet de la Première ministre.

"Nous sommes la solution"

Sophie Wilmès a terminé son intervention en encourageant la population à ne pas baisser les bras dans la lutte contre le Covid-19: "Ne tombez pas dans le piège tendu par la lassitude", a-t-elle dit. "Un relâchement généralisé entraîne inévitablement un retour à des mesures plus strictes. Il faut, au contraire, trouver en nous la force de s'adapter. Il faut au quotidien appliquer les 6 règles d'or, sans qu'elles ne deviennent un frein. Mais l'occasion de mieux vivre, malgré le virus. La gestion de l'épidémie dépend aussi de notre comportement individuel. N'oubliez pas : nous sommes la solution", a conclu Sophie Wilmès.

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Ce qui ne change pas

Masque obligatoire à l'école

Le CNS n'a pas tranché cette question car elle relève des ministres compétents en charge de l'enseignement. Pour la ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir (PS), il n'y a pas lieu de modifier la ligne de conduite actuelle. Même son de cloche du côté flamand, Ben Weyts (N-VA) n'est pas pour une levée de cette contrainte. "On ne peut pas faire marche arrière par rapport aux écoles", a encore souligné le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet (MR) à son arrivée au Palais d'Egmont ce matin où se tient la réunion du CNS. Dans une période où le virus circule plus activement, supprimer le port du masque dans les écoles seraient en effet contre-productif à la lutte contre l'épidémie. Les masques sont une garantie que les infections - à l'école et ailleurs - ne provoquent pas de flambées, assurent des virologues.

Télétravail

Employeurs et travailleurs doivent continuer à privilégier le travail à la maison ou en équipe réduite.

Horeca

Pas de changements dans l'horeca, car les règles édictées (fermeture à 1h, port du masque sauf à table, prise de coordonnées des personnes présentes, pas de commandes au bar,....) sont efficaces.

Selon l'Agence flamande soins et santé, jusqu'à présent, peu de foyers d'infection ont été identifiés dans le secteur de l'hôtellerie. Pour son étude sur les clusters, l'Agence n'a pratiquement pas eu à demander les coordonnées des restaurants et des cafés. Toutefois, il convient de noter qu'en raison du beau temps, un grand nombre, voire la totalité, des visites ont eu lieu sur des terrasses en plein air, précise De Morgen. Ce qui pourrait changer la donne en hiver quand les personnes seront davantage à l'intérieur.

Les discothèques et les boîtes de nuit doivent rester fermées.

Clubs de sport et centres de wellness

Rien ne change dans ce secteur. D'autant plus que le virus circule à nouveau, en particulier dans les écoles et les clubs de sport.

Les experts du nouveau conseil consultatif Celeval après s'être réunis en début de semaine ont remis leur rapport au Conseil national de sécurité. Ce dernier a débattu ce matin des nouvelles mesures à communiquer à la population concernant la lutte contre le coronavirus. Elles ont été annoncées par la première ministre Sophie Wilmès, lors de la conférence de presse qui suit traditionnellement le CNS. Sophie Wilmès pose le contexte, le virus est toujours là mais "il faut vivre avec". "La situation est sous contrôle mais les contaminations progressent rapidement. La situation épidémiologique peut se dégrader rapidement. La vigilance reste de mise", déclare-t-elle. La stratégie actuelle est passée d'une gestion de crise à une gestion des risques, basée sur la "responsabilisation des citoyens". Une approche à moduler en rapport avec la situation épidémiologique mouvante.La Première ministre rappelle que les contaminations augmentent dans toutes les catégories d'âge mais bien plus chez les ados et jeunes adultes car ils ont une vie sociale plus intense. "Quelques moments d'insouciance ne valent pas la peine de mettre en danger ses proches et soi-même", est-elle d'avis. Sophie Wilmès rappelle les 6 règles d'or anti-coronavirus - respecter les règles d'hygiène, garder ses distances (1m50), limiter les contacts rapprochés, pratiquer des activités de préférence à l'extérieur, penser aux personnes vulnérables, suivre les règles sur les rassemblements - et l'importance du port du masque quand nécessaire. Concernant les contacts sociaux et la "bulle de 5" vouée à disparaitre, Sophie Wilmès déclare: "Voyez qui vous voulez en respectant les distances de sécurité ou en portant un masque". "Dans notre vie quotidienne, nous pouvons continuer à voir toutes les personnes que nous voulons voir, mais il faut garder ses distances et si ce n'est pas possible, il faut porter un masque", a-t-elle rappelé. La limite de 10 personnes (enfants exclus) réunies dans un même endroit au même moment (lors d'une fête d'anniversaire par exemple) ne change pas. "Les experts conseillent à tout le monde d'avoir des contacts rapprochés avec 5 personnes maximum (hors des personnes qui vivent sous le même toit), détaille Sophie Wilmès. Il s'agit de toutes des personnes avec qui vous ne devez pas respecter les distances de sécurité. A part cela, si vous respectez la distance de sécurité, vous pourrez voir autant de personnes que vous le souhaitez." Le nombre de contacts rapprochés pendant plus de 15 minutes reste donc limité actuellement à un maximum de 5 personnes par mois en dehors du foyer. Cette règle est dorénavant conseillée, pas obligatoire. Selon l'évolution de la situation épidémiologique, ce nombre pourrait être revu à la hausse ou à la baisse. À partir du 1er octobre, il ne sera plus obligatoire de porter un masque à l'extérieur, sauf dans les lieux très fréquentés et dans les endroits où la distance de sécurité de 1,5 mètre ne peut être garantie, a annoncé la Première ministre. Le masque reste cependant obligatoire dans les transports publics, dans les magasins et dans les cinémas.Dans la foulée de cette annonce, le ministre-président de la région bruxelloise, Rudi Vervoort (PS). a décidé de suivre les mesures recommandées par le gouvernement fédéral. " Nous suivons les décisions du Conseil national de sécurité qui recommande de porter le masque dans les zones à forte densité et donc de ne plus l'obliger", déclare Nancy Ngoma, porte-parole du ministre-président Rudi Vervoort (PS). "On va adapter la règle au niveau bruxellois. Ce qui signifie que le masque ne sera plus obligatoire à partir du 1er octobre mais sera fortement recommandé dans les zones à forte densité, comme l'a prévu le CNS." "Mais si certains bourgmestres souhaitent prendre un arrêté, c'est leur responsabilité", poursuit-on au cabinet. Les communes bruxelloises pourront ainsi prendre des mesures plus contraignantes dans les zones à forte fréquentation, mais la Région elle-même ne se substituera pas à celles-ci, a encore précisé la porte-parole de M. Vervoort.Sophie Wilmès annonce également la mise sur pied d'un baromètre de l'épidémie qui va être implémenté progressivement dans notre pays, au niveau national, régional mais aussi provincial. Ce baromètre fonctionnera selon un principe de paliers. "Plus la situation s'aggrave - plus des mesures de restrictions doivent être prises", a annoncé Sophie Wilmès. Ce baromètre qui doit encore être affiné fonctionnera comme référence dans les conférences de presse du Centre de crise qui ont lieu trois fois par semaine. Il se basera principalement, mais pas seulement, sur l'évolution du nombre d'hospitalisations. Autre changement pressenti: comme en France, la durée de la quarantaine pour une personne asymptomatique qui a été en contact avec une personne positive est réduite de 14 à 7 jours à partir du 1er octobre. La période est à conclure avec un test afin de vérifier si la personne est positive ou non au COVID-19. Une mesure qui vise à soulager les centres de testing déjà fortement chargés, ainsi que les médecins généralistes. Concernant les voyages, les obligations de test et de quarantaine seront aussi adaptées. Les "zones orange" ne feront plus l'objet d'un testing. Les voyageurs qui reviennent d'une "zone rouge" (plus de 48h sur place, non valable pour les transfrontaliers) devront observer une quarantaine dès le premier jour de leur retour - durant 7 jours - et faire un test au jour 5. À partir de ce vendredi 25 septembre, se rendre dans ces différentes zones sera fortement déconseillés, et non plus interdits afin d'établir des règles harmonisées avec le reste des pays européens.Le CNS offre une bulle d'oxygène aux évènements organisés de manière professionnelle. Le nombre d'invités ne sera plus restreint. Comme au restaurant, le nombre maximal de personnes autorisées dépendra de la capacité du lieu. Des protocoles de sécurité devront être respectés, comme dans l'horeca. Il n'est toujours pas permis de danser à ce stade. Pour les réunions organisées à titre privé, la limite reste toujours fixée à 10 personnes.Pour les événements publics, le public reste encore limité à 200 personnes (assises) pour les événements ayant lieu à l'intérieur et à 400 pour ceux ayant lieu à l'extérieur. En moyenne, 250.000 tests sont réalisés par semaine. "L'objectif reste d'augmenter la capacité du testing pour être prêt pour la saison de la grippe, avec une capacité de 70.000 à 90.000 tests par jour. Mais pour que cela soit possible, il faut que le système continue de suivre. Il faut aussi pouvoir alléger la pression sur les professionnels du terrain", annonce Sophie Wilmès. D'autres décisions ont été prises pour le testing, et parmi celles-ci, de nouveaux points de dépistage seront créés. Un nouveau call-center concentrera toutes les demandes vers un seul point d'information afin de soulager les médecins généralistes. Les patients pourront aussi obtenir directement des résultats des tests effectués sur internet. A propos du tracing, l'application mobile Coronalert sera lancée le 30 septembre.Shopping L'obligation de faire ses courses seul ou uniquement avec une autre personne est abandonnée. "Il n'y a désormais plus de limite quant au nombre de personnes et au temps imparti pour faire ses courses", du moment qu'on respecte la distance de sécurité entre chacun ainsi que l'obligation de port du masque dans les magasins, détaille le cabinet de la Première ministre.Il sera donc à nouveau possible de faire des courses avec une ou plusieurs personnes qui ne font pas partie de son ménage ou de son cercle de contacts proches. Par ailleurs, la règle qui imposait une personne par 10 mètres carré dans les shopping centers ne sera plus non plus d'application, selon le ministre Denis Ducarme. Fin août, la Première ministre Sophie Wilmès annonçait que les couples non mariés séparés par les frontières en raison des restrictions de déplacement dues au coronavirus pourraient se retrouver à partir du 1er septembre, moyennant le respect des règles de test et de quarantaine et uniquement s'ils prouvaient la réalité de leur lien. Le partenaire venant de l'étranger pourrait entrer en Belgique s'il prouve qu'il y a eu cohabitation légale pendant au moins un an, que la relation existe depuis au moins deux ans, ou encore que le couple a un enfant, par exemple. Mercredi, ces critères ont été "assouplis". Désormais, il sera demandé aux couples séparés physiquement "de prouver au moins 6 mois de vie commune, un an de relation ou, comme avant, l'existence d'un enfant en commun", communique le cabinet de la Première ministre. Sophie Wilmès a terminé son intervention en encourageant la population à ne pas baisser les bras dans la lutte contre le Covid-19: "Ne tombez pas dans le piège tendu par la lassitude", a-t-elle dit. "Un relâchement généralisé entraîne inévitablement un retour à des mesures plus strictes. Il faut, au contraire, trouver en nous la force de s'adapter. Il faut au quotidien appliquer les 6 règles d'or, sans qu'elles ne deviennent un frein. Mais l'occasion de mieux vivre, malgré le virus. La gestion de l'épidémie dépend aussi de notre comportement individuel. N'oubliez pas : nous sommes la solution", a conclu Sophie Wilmès.