Une nouvelle réunion du Conseil national de sécurité (CNS), réunissant les principaux ministres du gouvernement fédéral, les ministres-présidents des entités fédérées et les experts est en cours ce mercredi au Palais d'Egmont à Bruxelles lors que le CNS ne s'est plus réuni depuis un mois, les cas de contaminations au coronavirus sont actuellement en augmentation.
...

Une nouvelle réunion du Conseil national de sécurité (CNS), réunissant les principaux ministres du gouvernement fédéral, les ministres-présidents des entités fédérées et les experts est en cours ce mercredi au Palais d'Egmont à Bruxelles lors que le CNS ne s'est plus réuni depuis un mois, les cas de contaminations au coronavirus sont actuellement en augmentation. L'intention affichée par les autorités est d'édicter des règles sanitaires valables sur le long terme, dans une optique de "vivre avec le virus" et de remotiver la population à suivre des règles claires et cohérentes. Lors du dernier CNS le 20 aout dernier, la Première ministre, Sophie Wilmès, avait expliqué qu'il faudrait désormais passer de la "gestion de crise" à la "gestion des risques". La communication des autorités devrait être au centre des préoccupations. Une communication de la Première Ministre réinventée pour faire adhérer le maximum de citoyens aux mesures, un exercice difficile face à la lassitude de plus en plus grande de la population dans la lutte contre le virus. Pas de grandes mesures d'assouplissement au menu mais quelques aménagements. Deux dossiers sensibles devraient ressortir de ce CNS : la révision de la bulle de cinq et la réduction de la quatorzaine, lors de retour de zone rouge, orange ou après un contact rapproché avec une personne contaminée. Désormais, l'isolement serait réduit à 7 jours. Après cette période, un test PCR sera exigé pour reprendre une vie normale. S'il est positif, l'isolement est prolongé d'une semaine jusqu'au 14e jour depuis le contact. On parle ici des personnes ne présentant pas de symptômes du Covid. La cellule d'évaluation plaide aussi pour une révision du dispositif basé sur les codes couleur pour les personnes revenant de l'étranger et sur la fin de l'interdiction des voyages à l'étranger. A la fin juillet, face au regain de l'épidémie en Belgique, le CNS avait restreint à 5 personnes la "bulle sociale" de chaque ménage. Cette règle avait été maintenue le 20 août. La bulle avait été clarifiée. Elle ne concerne que les contacts rapprochés. Cette question sensible de la "bulle" reviendra sur la table du CNS mercredi, sous une "autre formule". Le CNS étudie ainsi l'utilisation d'un seuil d'alerte par province basé sur les hospitalisations. Les experts de Celeval (le nouvel organe composé d'experts de différents horizons) recommanderaient l'élaboration d'un code couleur, comme dans un bulletin météo, à l'échelle provinciale. Ce bulletin permettrait de définir le nombre de contacts autorisés par personne dans chaque province. La situation pourrait varier d'une province à l'autre en fonction du nombre d'hospitalisations. Plus de liberté de contacts serait donnée dans les zones du pays où le virus circule moins. La taille de la bulle autorisée n'est pas encore claire. Selon le Nieuwsblad, si une province est en code jaune, la bulle sociale pourrait rester à 5 personnes. Si la province est classée en code orange, la bulle sociale pourrait diminuer pour passer à 3 personnes. Quant au code rouge, la bulle passerait à 1 seule personne. Pour le code vert, le nombre de personnes autorisées pour des contacts rapprochés serait illimité. Les paramètres pour définir le code pourrait se révéler compliqué. Les débats risquent d'être longs et de ne peut être pas être conclus ce mercredi. Il demeure aussi une inquiétude relative à la confusion. "Il y a déjà en ce moment des dizaines de codes couleur, pour l'enseignement ou les voyages par exemple, qui sont tous différents", observe à ce sujet une source citée par le quotidien flamand.Dans les grandes villes du pays, telles que Bruxelles et Anvers, les hôpitaux accueillent par ailleurs de nombreux patients de l'extérieur, ce qui influence les chiffres locaux à la hausse. Dans ce contexte, Rudi Vervoort, le ministre-président bruxellois, interrogé par la Première (RTBF), a invité les partenaires de discussion à trouver un équilibre pour ne pas créer de discrimination entre les différentes parties du pays. Un des enjeux de la réunion du Conseil National de Sécurité de ce mercredi portera en effet sur la manière d'aborder la situation spécifique de Bruxelles dans la définition des modalités de la bulle de contacts autorisés, a affirmé mercredi matin le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort."De ville à ville, on voit que c'est toujours Anvers qui a le plus haut taux de contamination mais elle serait sauvée par son "hinterland". De plus, dans la Région-ville, 30 à 40 % de la patientèle des hôpitaux vient de l'extérieur. Il faudra être attentif à ne pas pénaliser Bruxelles, ville très densément peuplée", a-t-il expliqué. Les 6 règles d'or anti-coronavirus seront martelées à nouveau (respectez les règles d'hygiène, gardez vos distances, limitez vos contacts rapprochés, pratiquez vos activités de préférence à l'extérieur, pensez aux personnes vulnérables). Le port du masque, au niveau local ou régional, ne devrait pas être supprimé. Cependant, dans certains lieux moins fréquentés et dans certaines circonstances bien définies, le port du masque pourrait être assoupli. Masque obligatoire à l'école 70 médecins, principalement des médecins généralistes et quelques pédopsychiatres, ont écrit une lettre ouverte au début de ce mois pour dénoncer l'obligation de porter un masque par tous les élèves du secondaire. Le CD&V a préconisé la levée de cette règle. Une "pause masque" de dix minutes entre deux cours a aussi été proposée. Une plainte au Conseil d'État a aussi été introduite concernant le port du masque obligatoire. Le CNS ne tranchera pas cette question car elle relève des ministres compétents en charge de l'enseignement. Pour la ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir (PS), il n'y a pas lieu de modifier la ligne de conduite actuelle. Même son de cloche du côté flamand, Ben Weyts (N-VA) n'est pas pour une levée de cette contrainte. "On ne peut pas faire marche arrière par rapport aux écoles", a encore souligné le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet (MR) à son arrivée au Palais d'Egmont ce matin où se tient la réunion du CNS. Dans une période où le virus circule plus activement, supprimer le port du masque dans les écoles seraient en effet contre-productif à la lutte contre l'épidémie. Les masques sont une garantie que les infections - à l'école et ailleurs - ne provoquent pas de flambées, assurent des virologues.TélétravailAucune nouvelle directive n'est attendue en ce qui concerne le télétravail, qu'employeurs et travailleurs devront continuer à privilégier.Horeca et événementsLe CNS ne devrait pas annoncer de changements majeurs dans l'horeca, car les règles édictées (fermeture à 1h, port du masque sauf à table, prise de coordonnées des personnes présentes, pas de commandes au bar,....) fonctionnent bien telles qu'elles sont. Selon l'Agence flamande soins et santé, jusqu'à présent, peu de foyers d'infection ont été identifiés dans le secteur de l'hôtellerie. Pour son étude sur les clusters, l'Agence n'a pratiquement pas eu à demander les coordonnées des restaurants et des cafés. Toutefois, il convient de noter qu'en raison du beau temps, un grand nombre, voire la totalité, des visites ont eu lieu sur des terrasses en plein air, précise De Morgen. Ce qui pourrait changer la donne en hiver quand les personnes seront davantage à l'intérieur.Pas de changements majeurs non plus pour les événements officiellement organisés, un maximum de 200 personnes à l'intérieur et 400 personnes à l'extérieur. Les cérémonies de mariage, les enterrements et autres services religieux peuvent être organisés avec un maximum de 200 personnes. Les discothèques et les boîtes de nuit doivent rester fermées. Les grands événements tels que les festivals ne sont pas autorisés.Shopping Pour le moment, tous les magasins sont ouverts et aucune limite de temps n'est imposée pour faire ses courses. Une contrainte toutefois : faire ses courses à maximum 2 personnes. Les magasins de nuit doivent fermer à 22h. le masque est obligatoire dans les magasins et sur les marchés. Tous les acteurs du secteur demandent à ce que cette contrainte de deux personnes soit levée. Aucune indication n'a filtrée à ce sujet suite à la réunion du Celeval. Selon l'expert Geert Molenberghs, cité par De Morgen, ce point n'est pas le plus important pour le CNS, surtout que le port du masque rend le shopping plus sûr au niveau des contaminations. Clubs de sport et centres de wellnessRien ne devrait changer dans ce secteur. D'autant plus que le virus circule à nouveau, en particulier dans les écoles et les clubs de sport.