Le sable : une ressource inestimable aux mains de la mafia ?
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Le sable : une ressource inestimable aux mains de la mafia ?
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Le sable : une ressource inestimable aux mains de la mafia ?
3333677..." Et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs, les saints et ceux qui craignent ton nom, petits et grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre" Extrait de l'Apocalypse (Révélation), dernier livre de la Bible, le best seller du monde, le plus beau message du monde, dont la vérité a été tordue et cachée par les religions de tout poil, dont la finalité a toujours été de foutre la merde sur ce jardin qu'on appelait la terre.2016-04-22 16:46:40daniel dachy333259J'ajouterai aussi par méconnaissance. Avant cet article, que je salue, la gravité de cette problématique m'était totalement inconnue.2016-04-22 09:00:09Pierre catrice333057L'homme (dit "civilisé") est vraiment l'animal le plus toxique de la planète, car c'st lui qui la rendra en quelques siècles invivable pour tous les êtres vivants, par égoïsme et égocentrisme. Pitoyable !!!2016-04-21 19:00:58Michel Brasseur4922912016-04-21 13:51:372016-04-21 14:23:24NonePas de parutionNormalArticleStagiaire Le VifPar Nicolas ClaiseActualitéEnvironnementLeVif

Le sable : une ressource inestimable aux mains de la mafia ?

Avec plus de 15 milliards de tonnes extraites chaque année, le sable constitue la deuxième ressource la plus consommée dans le monde, juste derrière l'eau et devant le pétrole. Pourquoi la surexploitation de cette ressource naturelle est-elle si peu médiatisée ? Eclairage sur une problématique planétaire aussi sombre qu'inconnue.

yesstagiaire22016-04-21 14:21:00http://www.levif.be/actualite/le-sable-une-ressource-inestimable-aux-mains-de-la-mafia/article-normal-492291.htmlhttp://m.levif.be/actualite/le-sable-une-ressource-inestimable-aux-mains-de-la-mafia/article-normal-492291.htmlhttp://www.levif.be/actualite/http://m.levif.be/actualite/http://www.levif.be/actualite/environnement/http://m.levif.be/actualite/environnement/
Le sable : une ressource inestimable aux mains de la mafia ?

Notre civilisation est littéralement bâtie sur le sable. On le retrouve, bien sûr, dans le béton armé de nos bâtiments ou sur le revêtement de nos routes, mais également dans notre vin via le dioxyde de silicium, dans nos produits cosmétiques ou dans les micro-processeurs de nos ordinateurs. Son coût - autour des 50 euros le mètre cube - et les quantités requises dans le domaine de la construction - 20.000 tonnes pour un kilomètre d'autoroute, 300 tonnes pour une maison de taille standard - en font l'une des ressources les plus recherchées de la planète. Pas de problème diront certains, le désert gagne du terrain chaque jour et il suffit de se baisser pour le ramasser. Malheureusement, les choses ne sont pas si simples.

Des conséquences irrémédiables sur l'environnement

Les grains de sable présents dans le désert sont trop petits et polis par le vent. Impossible donc, de les utiliser dans les différents cas évoqués plus haut, car ils ne s'agrègent pas. Le sable qui intéresse les promoteurs immobiliers et autres industriels se trouve dans la roche et dans les fonds marins. Deux solutions pour l'extraire donc : défigurer le paysage en creusant la roche ou aspirer le sable des fonds marins, quitte à emporter tout l'écosystème présent au fond. Aujourd'hui, les carrières de sable sont épuisées ce qui oblige l'homme à se tourner vers la mer, amorçant ainsi une bombe écologique aux conséquences quasi invisibles. Parmi celles-ci, nous citerons, entre autres, la disparition des poissons, l'impact aggravé de l'érosion ou l'affaiblissement de la protection naturelle que constitue le sable contre les tempêtes et les tsunamis. Certaines de ces conséquences vont même jusqu'à remonter à la surface de la Terre, puisque 75% des plages du monde auraient déjà été réduites suite à la surexploitation de ces fonds marins.

Quand l'Indonésie troque ses îles contre de l'argent

Le boom immobilier et la folie des grandeurs de certaines nations accroissent incontestablement la pression autour de cette ressource naturelle. En tête des plus gros consommateurs, la Chine et l'Inde, deux puissances en pleine explosion démographique et qui sont de grandes consommatrices de sable. Des plus petites entités comme Singapour et Dubaï sont également de grands importateurs de sable puisqu'elles engloutissent à elles seules plusieurs millions de tonnes de sable par an. Face à cette demande en constante augmentation, certains Etats sont tentés de se transformer en marchands de sable, quitte à y laisser un peu de leur éthique et de leurs territoires. L'Indonésie par exemple, n'a pas hésité à exploiter ses fonds marins pour subvenir aux besoins de sa voisine Singapour avec, comme conséquence directe, la disparition de 25 de ses îles. Et les ambitions des promoteurs immobiliers ne s'arrêtent pas aux immeubles qui fleurissent chaque jour. A Dubaï, "The World", un chantier de 300 îles censées représenter la carte du monde, aura nécessité d'importer 150 millions de tonnes de sable directement d'Australie. Un défi qui n'a pas découragé le prince dubaïote à l'origine du projet et qui lui aura coûté la bagatelle de 14 milliards de dollars. Rien n'est trop beau pour marcher sur l'eau.

Pots de vin, pillages et mafias : quand les marchands de sable font la loi

Alors quel est donc le contexte qui entoure cette extraction planétaire et pourquoi a-t-on si peu d'informations à son sujet ? En réalité, personne ne se soucie du sort du sable, une ressource naturelle quasi gratuite et perçue comme inépuisable. Les autorités publiques, grandes consommatrices de cette denrée pour les travaux d'aménagement du territoire, ne semblent que très peu enclines à légiférer sur la question. C'est donc en toute impunité que certains profitent des brèches laissées par les gouvernements. Parmi les marchands de sable qui se partagent le marché mondial du sable (qui pèserait tout de même 70 milliards de dollars), il y a bien sûr les multinationales qui extraient le sable en toute légalité comme c'est le cas en Europe, mais également d'autres acteurs qui ne semblent pas se soucier d'obtenir une quelconque autorisation. Ainsi, dans le cas de Singapour par exemple, la cité-Etat n'a que faire de la provenance du sable qui lui est vendu. Le sable sur lequel elle bâtit son expansion (+20% de territoire en un demi-siècle) est extrait illégalement depuis des pays voisins comme le Cambodge ou la Malaisie, qui refusent pourtant officiellement de vendre du sable à Singapour. Ce sont donc les mafias et autres petites mains du secteur qui se chargent d'approvisionner la boulimique, laissant les plages et les carrières à la merci de bandes criminelles. Et ce phénomène s'étend à une grande partie de l'Asie, où pots-de-vin et gros profits parviennent à mettre tous les acteurs de la chaîne de production d'accord.

Et en Belgique ?

Le dragage de sable en mer dans la partie belge de la mer du Nord est strictement contrôlé par les pouvoirs publics et est régi par la loi du 13 juin 1969. Elle est également soumise par la loi MMM "Marien Milieu Marin", ainsi qu'à la réglementation internationale (les directives européennes "Habitat" et "Oiseaux" et la directive-cadre stratégie pour le milieu marin).

Cinq zones marines protégées ont été créées le long des 67 kilomètres de côte, et ce, dans le but de préserver certains aspects de la biodiversité marine. La production annuelle belge varie entre 1.400.000 m³ et 2.100.00 m³ de sable, utilisé en grande partie pour le remblayage de nos plages. Les entreprises extraient le sable sous des conditions bien précises telles qu'un volume maximal extrait par année et un nombre de mètres à ne pas dépasser. Avec quelles conséquences sur l'environnement ? "L'avenir nous dira quelles seront les conséquences exactes " explique le rapport du SPF économie.

Alors quel sera le sort que nous réserverons aux populations qui vivent sur les îles menacées et près des plages ? Faudra-t-il attendre la disparition totale de nos plages ou l'arrivée d'une catastrophe majeure pour que les autorités ne commencent à s'inquiéter des conséquences environnementales de cette extraction ? A l'échelle européenne, le problème a déjà été soulevé et les autorités ont légiféré sur la question pour un meilleur contrôle de l'extraction, sans pour autant s'attarder réellement sur les conséquences du dragage.

Par Nicolas Claise

Si vous désirez aller plus loin, le documentaire d'Arte "Le sable - Enquête sur une disparition" est disponible sur le web.

141le-vif-stagiaireLe VifStagiairereporter/assets/392/avatar_201023.jpghttp://www.levif.be/actualite/auteurs/stagiaire-le-vif-141.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/stagiaire-le-vif-141.htmlSingapoursableEnvironnementéconomiedubai
Dubaï: les photos de l'incendie spectaculaire qui a ravagé un hôtel de luxe
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Dubaï: les photos de l'incendie spectaculaire qui a ravagé un hôtel de luxe
04461172016-01-01 10:54:452016-01-01 10:56:50BelgaPas de parutionNormalDiaporamaLe VifPar Le VifInternationalLeVif

Dubaï: les photos de l'incendie spectaculaire qui a ravagé un hôtel de luxe

L'incendie, qui a fait 16 blessés selon un premier bilan, a ravagé l'hôtel cinq étoiles The Address Downtown, situé dans un gratte-ciel de 63 étages dans le centre de Dubaï, non loin de la plus haute tour du monde, Burj Khalifa (828 mètres), alors que des milliers de personnes dont de nombreux touristes se rassemblaient dans le quartier pour célébrer le passage à 2016.

yesCaroline Lallemand2016-01-01 10:54:00http://www.levif.be/actualite/international/dubai-les-photos-de-l-incendie-spectaculaire-qui-a-ravage-un-hotel-de-luxe/diaporama-normal-446117.htmlhttp://m.levif.be/actualite/international/dubai-les-photos-de-l-incendie-spectaculaire-qui-a-ravage-un-hotel-de-luxe/diaporama-normal-446117.htmlhttp://www.levif.be/actualite/international/http://m.levif.be/actualite/international/Dubaï: les photos de l'incendie spectaculaire qui a ravagé un hôtel de luxe/medias/5149/2636539.jpg/medias/5149/2636547.jpg/medias/5149/2636535.jpg/medias/5149/2636555.jpg/medias/5149/2636531.jpg/medias/5149/2636543.jpg77vif-leRédaction en ligneVifLereporterhttp://www.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmldubaiincendie
Dubaï: un photographe se suspend dans le vide pour échapper à l'incendie géant
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04461032016-01-01 08:59:152016-01-01 09:00:12BelgaPas de parutionNormalArticleLe VifPar Le VifInternationalLeVif

Dubaï: un photographe se suspend dans le vide pour échapper à l'incendie géant

Un photographe s'est accroché à une corde au 48e étage et est resté suspendu dans le vide pendant une demi-heure pour échapper au spectaculaire incendie d'un hôtel de luxe de Dubaï pendant la nuit du Nouvel An.

yesCaroline Lallemand2016-01-01 09:00:29http://www.levif.be/actualite/international/dubai-un-photographe-se-suspend-dans-le-vide-pour-echapper-a-l-incendie-geant/article-normal-446103.htmlhttp://m.levif.be/actualite/international/dubai-un-photographe-se-suspend-dans-le-vide-pour-echapper-a-l-incendie-geant/article-normal-446103.htmlhttp://www.levif.be/actualite/international/http://m.levif.be/actualite/international/
Dubaï: un photographe se suspend dans le vide pour échapper à l'incendie géant

L'incendie, lui a fait 16 blessés selon un premier bilan, a ravagé l'hôtel cinq étoiles The Address Downtown, situé dans un gratte-ciel de 63 étages dans le centre de Dubaï, non loin de la plus haute tour du monde, Burj Khalifa (828 mètres), alors que des milliers de personnes dont de nombreux touristes se rassemblaient dans le quartier pour célébrer le passage à 2016.

Le photographe, qui a demandé à conserver l'anonymat, a déclaré à l'AFP qu'il se trouvait avec un ami sur un balcon de l'hôtel, dans une partie de l'établissement réservée au personnel, pour prendre pour son journal des photos des somptueux feux d'artifice du Nouvel An. "Il y a un incendie", a crié son ami en se précipitant vers l'issue la plus proche, tandis que le photographe regardait à l'extérieur et voyait "de la fumée qui arrivait vers le balcon".

La vidéo de l'incendie spectaculaire

Dans l'impossibilité de savoir ce qui se passait à l'intérieur du bâtiment, et craignant de mourir intoxiqué par les fumées, il a réalisé que sa "seule option" pour survivre était de se suspendre au balcon et d'attendre d'éventuels secours. "J'ai vu une corde à forte résistance" attachée à une nacelle extérieure utilisée par les laveurs de carreaux de l'hôtel. "J'en ai déroulé environ 30 mètres, je l'ai fixée à ma ceinture et à mon équipement photo et je suis descendu du balcon". La corde "m'a sauvé", a-t-il dit. "Je ne savais pas ce qui se passait plus bas. J'avais peur de m'évanouir à cause de la fumée".

Seul un mur séparait son balcon du feu. "Le feu était très près de moi", a-t-il déclaré. Il a commencé à alerter ses collègues par téléphone et textos, leur demandant de contacter les équipes de secours. Plus d'une demi-heure plus tard, il était recueilli sain et sauf par une équipe de la défense civile arrivée au 48e étager, puis accompagné à travers des locaux encore plein de fumée jusqu'en bas du gratte-ciel. "Je crois que je suis la seule personne à être resté aussi longtemps", a-t-il déclaré.

77vif-leRédaction en ligneVifLereporterhttp://www.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmldubaiincendie