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Jean-Charles della Faille a fait le test « Pensez en couleur »: « Je permets le doute pour ne plus douter de moi » (témoignage)

Avant de devenir « inspirateur bienveillant » dans le domaine de l’accompagnement stratégique, Jean-Charles della Faille était publicitaire. Cette pub dont il était tombé obsessionnellement amoureux, il a fini par en douter.

En collaboration avec la VUB, Le Vif a développé un test en ligne qui permet de visualiser notre schéma de pensée, en forme et en couleur. Chaque semaine, une personnalité se prête à l’exercice. Vous avez également envie de faire le test? Faites-le ici.

C’est en voyant Eddie Gabarski, l’homme de la pub belge des années 1980, à la télé qu’ adolescent Jean-Charles della Faille s’est mis à rêver de créer des campagnes. En 2013, après vingt ans dans le métier, alors qu’il est au top de la profession, le doute l’assaille.

Vous dites être tombé en désamour avec la pub.

J’ai adoré la pub. Mais là, je n’arrivais plus à distinguer le message du messager. Je me suis mis à douter d’elle. Je n’avais plus envie d’utiliser mon cerveau pour aider à promouvoir des marques parfois abominables et qui, pour certaines, n’en avaient rien à faire de l’impact négatif qu’elles pouvaient avoir sur la santé, l’environnement…

Au point de provoquer chez vous un burnout…

En effet. Ce burnout a été la confirmation de mon doute. Mon cerveau n’était plus le seul à dire stop, mon corps aussi.

Vous n’avez pourtant pas lâché le milieu.

Un an plus tard, j’ai reçu une proposition de l’agence dans laquelle j’avais toujours rêvé de travailler. Après l’entretien, je n’avais pas un bon feeling. Je voulais leur dire non. Pourtant j’ai signé, ils m’avaient eu au bluff. Dès le deuxième jour, j’ai vécu l’enfer. Ils m’ont broyé. Ça a duré trois ans.

Vous qui doutiez déjà beaucoup, cela n’a rien arrangé…

Au contraire. Même si le doute m’assaille encore mille fois par jour, j’ai appris à l’apprivoiser. Surtout, il est devenu, chez moi, plus constructif que destructif. Quand on est jeune, on croit que parce qu’on doute, on est nul. Or, cela fait partie du chemin. Il favorise le « think again ». Aujourd’hui, lorsque je prépare une présentation pour un client, je m’accorde sept à dix jours, dont trois où je me permets de douter, pour ne plus douter de moi. Je peux corriger, anticiper. Et j’autorise aussi mes clients à douter, à me challenger. Je leur dis: « Vous avez le droit de vie ou de mort sur ma présentation. » Vous n’imaginez pas à quel point cela enlève la pression, de part et d’autre.

Jean-Charles della Faille a fait le test

Les résultats de Jean-Charles della Faille

  • Ouverture d’esprit 87,50%

Vous êtes ouvert aux opinions, même si elles s’opposent aux vôtres. Une IRM de votre cerveau, c’est comme une lithographie d’Escher: vous regardez la vie sous des perspectives différentes, parfois inattendues.

  • Curiosité 84%

Les questions sont faites pour s’en servir et vous ne vous faites pas prier. Vous cherchez activement de nouvelles informations pour étayer, challenger ou même bousculer vos points de vue.

  • Empathie 59,25%

S’il le faut, vous cherchez la fréquence émotionnelle de la personne en face de vous. Peut-être plus par bienséance que par authenticité? Vous pouvez vous mettre dans la peau de l’autre… tant que l’exercice est confortable.

  • Flexibilité 47%

Votre pensée est comme l’arbre à caoutchouc: souple et bien enracinée en même temps. Bref, vous ne changez pas d’avis à tout vent. Votre pensée est flexible, mais vos actions pas forcément.

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