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Focus sur les nouvelles militantes féministes: leur rage, leurs actions, leurs oppositions avec leurs aînées (décryptage)

Soraya Ghali
Soraya Ghali Journaliste au Vif

Issues d’horizons plus divers et définitivement plus connectées, les nouvelles militantes impulsent un engagement spontané. Ces dernières années, une multitude de groupes féministes se sont formés, s’emparant de sujets délaissés par la génération précédente. Un coup de jeune, loin des idéologies politiques.

« Pas besoin de brevet de féminisme pour militer chez nous », lance d’emblée Elisabeth Gérard, étudiante en master 2 d’architecture à La Cambre-Horta et présidente du cercle Balance ton féminisme. Créée en 2017, l’association fédère autour d’un combat : la déconstruction des stéréotypes de genre. « Notre ambition est de faire de la pédagogie, de la vulgarisation du féminisme. » La méthode repose sur une organisation en réseau : leurs pages Facebook et Instagram diffusent leur regard sur l’actualité, partagent des informations, expliquent les origines du féminisme, en recensent les figures emblématiques, présentent les clés historiques, puis renvoient vers d’autres sites, faisant circuler le discours entre les plateformes. Hors ligne, le collectif organise des conférences, des Wikitons – l’ajout de pages Wikipédia dédiées à des figures féminines belges -, des visites d’expos, des parcours guidés féministes… L’idée est de s’adresser à celles qui ne sont pas militantes, d’aller sur le terrain, de se mêler aux autres cercles. Les étudiantes tiennent ainsi des stands, notamment lors d’événements festifs, pour « informer, déringardiser la question des rapports de genre au coeur de l’université ».

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Leurs initiatives ont connu un essor inattendu. « Nous constatons un véritable engouement, surtout cette année : plus d’une centaine de membres ont rejoint le collectif », se réjouit, de ce sang neuf, Elisabeth Gérard. La moyenne d’âge ne dépasse pas les 20 ans. Des étudiantes en première et deuxième bachelier, quelques garçons. C’est la force vive du collectif, dont le discours est aujourd’hui assez hégémonique dans le paysage féministe : une approche intersectionnelle, décoloniale et inclusive.

A l’origine du bouillonnement, il y a MeToo, « un moment de basculement », selon la jeune femme. L’onde de choc du mouvement amorcé à l’automne 2017 continue de générer des secousses. Comme le compte Instagram #balancetonbar, déclenché, en octobre 2021, par Maïté Meeus : un premier, un deuxième, puis des centaines de témoignages sur des faits de violences sexuelles et de viols sous intoxication subis dans des cafés et des réactions de décideurs politiques et de personnalités qui s’insurgent de découvrir un tel niveau de violence dans toutes les strates de la société.

Sur les réseaux sociaux, le mot-clé a rayonné à travers de nombreux pays. Le #balancetonbar et sa nuée de messages ne sont d’ailleurs que la dernière déclinaison d’un mot-dièse. #balancetonsport, le précédent, a éclos en mai 2021 et dénonce les comportements sexistes, les insultes, les abus sexuels dont sont victimes les sportives. Ce printemps-là, #balancetonfolklore a également émergé, sur lequel des étudiantes ont raconté les agressions lors des activités de guindaille.

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A chaque fois, donc, une masse de témoignages mettant en lumière « le caractère systémique de ces violences » – au pire un traumatisme, au mieux un arrière-plan familier de la vie quotidienne des jeunes femmes -, générant ainsi un « effet de cliquet », comme l’écrit Caroline De Haas, fondatrice de l’association Osez le féminisme et du collectif #noustoutes : l’idée selon laquelle à partir d’un certain seuil de prise de conscience, le retour en arrière n’est plus possible. « Une connexion Internet, voilà ce qui manquait pour créer une nouvelle vague de féminisme ! », ironise Christine Bard, professeure à l’université d’Angers, spécialiste de l’histoire des femmes et du genre. Les réseaux sociaux ont accéléré la circulation des idées et orchestrent de nouvelles solidarités. » Avec parfois des effets immédiats, comme la suppression de la taxe tampon – une lutte partie du collectif Belges et culottées – ou comme la création d’un centre d’accompagnement et de soutien dans les risques de harcèlement envers les étudiantes sur le campus de l’ULB.

Ces jeunes militantes n’étaient pas nécessairement inscrites dans une association, un groupe actif, mais sont, sans aucun doute, plus précoces que leurs aînées. Désormais, « elles nous rejoignent dès le début de leur cursus alors que, jusqu’il y a peu, elles s’engageaient après trois ou quatre années de fac », observe Elisabeth Gérard. D’autres groupes militants interrogés dressent un constat similaire. Elles arrivent plus informées, certaines déjà avec un bagage. Beaucoup ont plongé seules dans l’activisme, influencées par des YouTubeuses comme Marion Séclin et par des instagrameuses comme Anna Toumazoff. Leur conscience féministe s’est donc construite en partie sur les réseaux, qui ont aussi l’avantage de permettre des mobilisations rapides. Et, en partie aussi, à travers la pop culture : « Les jeunes sont plus émancipées que nous car leur réflexion sur les constructions identitaires commence plus tôt, notamment grâce à des figures médiatiques importantes comme Beyoncé ou, plus récemment, Angèle, qui leur parlent de féminisme », avance Christine Bard, par ailleurs autrice de Féminismes. 150 ans d’idées reçues (Le Cavalier bleu, 2020). Qu’importe que la chanteuse américaine soit féministe ou pas, qu’importe que le féminisme soit porté par des personnalités mainstream, elles ont un impact positif sur le mouvement et sur les jeunes. Surtout, Beyoncé dit clairement : « Mon cul m’appartient. »

Un jour, on se prend une claque, puis deux, et ça ne s’arrête plus

Leur sensibilisation aux discours féministes les a conduites à s’interroger sur les modèles avec lesquels elles ont grandi. Ainsi, Gaëlle Luiz, 18 ans : « On se sent libres et égales. C’est un « mensonge social ». Un jour, on se prend une claque, puis deux, et ça ne s’arrête plus. En cours de physique, je discutais avec ma voisine et le prof nous a dit « les filles, c’est bon, arrêtez de parler maquillage et fringues », alors que l’on parlait du cours. Jamais il n’aurait dit ça à des mecs. Je me souviens aussi que lorsque nous étions réglées, le prof de natation nous mettaient sur le banc à gratter des pages. C’était une punition ! », évoque-t-elle. Le sexisme, elle l’observe encore dans les mises en garde de ses parents contre les regards masculins, au sujet de ses tenues.

C’est aussi le cas de Pauline Langouche, 24 ans, tout juste diplômée en droit et engagée dans le kot à projets féministes L’Angela, à Louvain-la-Neuve : « Comme beaucoup d’entre nous, j’ai subi des violences. Ça m’a mise en colère et j’avais besoin de la canaliser dans quelque chose : au départ, ça a été mon ressort », explique-t-elle.

Beaucoup partagent un champ lexical militant commun. A la manière d’Eléonore (1), 20 ans, étudiante à l’UCLouvain, où elle poursuit un bachelier en sciences économiques et de gestion, qui désigne spontanément « la lutte contre le patriarcat », « la culture du viol », « le droit au consentement » ou « le combat contre les féminicides » comme moteurs de son action au sein d’un collectif de colleuses auquel elle se joint régulièrement.

Leur engagement intervient sur des sujets ciblés, de « niche », concrets (le harcèlement de rue, la précarité menstruelle, les violences obstétricales, les stéréotypes sexuels dans le marketing…). Les fronts, les petits réseaux, foisonnent dans tous les sens. « Nous préférons agir à notre échelle, sur des réalités féminines qui nous touchent directement », insiste Eléonore. Ce qui suscite, parfois, de l’irritation. Ainsi, le père de Gaëlle Luiz qui trouve que « se battre pour des tirets et des points, c’est du temps perdu à côté de la fiche de paie et du temps partiel ». Ça peut paraître moins vital, mais, pour les jeunes militantes comme Pauline Langouche, ce qui se joue derrière l’écriture inclusive a tout à voir « avec le fondement patriarcal de notre société, construite sur un rapport de domination des hommes sur les femmes. La langue véhicule des stéréotypes de genre et conditionne nos représentations mentales. »

L’arsenal, les moyens d’action se montrent tout aussi divers. Etre féministes en 2022 peut consister à rebaptiser les noms des avenues, squares, rues de figures féminines – le créneau de Noms peut-être !. Ou à organiser des virées à vélo pour « occuper l’espace public et dénoncer le fait que cet espace est pensé pour les hommes cisgenres bourgeois et pas pour la mobilité de toutes et de tous » – le mode d’action des Déchaîné.e.s. Ou, comme La Fronde, placarder les murs de Bruxelles de lettres noires sur fond blanc pour résumer l’effroyable banalité du féminicide – « Elle le quitte, il la tue », « Ta main sur mon cul, ma main dans ta gueule », « Femme victime de violence, je te crois. »

Le féminisme s’est institutionnalisé, en devenant une matière enseignée à l’université, un savoir sociologique. Ainsi s’est-il peu à peu éloigné des préoccupations quotidiennes de la base

Une segmentation des causes s’est donc accentuée. C’est aussi que le féminisme s’est politisé avec la création de ministères des égalités entre les femmes et les hommes, le vote de lois tournant autour de l’égalité. L’égalité salariale est désormais portée par les syndicats. « Le féminisme s’est institutionnalisé, en devenant une matière enseignée à l’université, un savoir sociologique. Ainsi s’est-il peu à peu éloigné des préoccupations quotidiennes de la base », note Valérie Piette, historienne du féminisme, doyenne de la faculté de philosophie et de sciences sociales de l’ULB.

Cependant, un enjeu commun, un fil rouge, réunit, cimente, les jeunes féministes : la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. C’est du corps que semble surgir la pensée émancipatrice, comme hier le droit de vote puis la dépénalisation de l’avortement avaient fédéré les mouvements féministes. Le corps figurait déjà parmi les préoccupations des années 1970. Mais, à l’époque, les femmes s’attaquaient à la division sexuée du monde, qui les assignait à la fonction maternelle. « Une fois obtenu le droit à la contraception et à l’avortement, en même temps qu’une supposée libération sexuelle, d’autres combats sont apparus dans lesquels le corps « vécu » est devenu secondaire », écrit Camille Froidevaux-Metterie, professeure de science politique à l’université de Reims, auteure d’Un corps à soi (Seuil, 2021). Une autre étape est d’ailleurs franchie : « Si les femmes ont tourné la page de siècles d’enfermement dans leurs corps reproducteurs, elles n’ont pas pour autant cessé d’être des corps sexuels. Les féministes ont décidé de ne plus accepter cela, d’où cette intense retour aux questions corporelles. » Et ce, jusqu’aux dimensions les plus intimes de leur corps. Pour elles, ce qui se joue derrière la porte de la chambre relève autant de l’intime que du politique, en mettant au centre la notion de consentement.

« Elles ont grandi avec MeToo et ont en tête cette phrase : « La parole se libère. » Cette idée est très précieuse. Cela ne signifie pas que les générations précédentes ne l’avaient pas comprise, mais que celle-ci a la volonté de faire tomber un à un tous les tabous, de ne rien laisser sous silence », analyse Valérie Piette. Contrairement aux combats passés, ceux d’aujourd’hui ne ciblent plus simplement les lois mais visent leur effectivité – la seule défense des acquis ne suffit plus, encore faut-il qu’ils trouvent une traduction concrète – mais, surtout, les comportements, les mentalités, bref le terrain des idées. « La loi n’est plus suffisante, résume Pauline Langouche. C’est un vaste terrain de déconstruction (NDLR : entendez, un processus introspectif par lequel un individu privilégie la remise en question face aux stéréotypes de genre, et qui naît de la prise de conscience d’une société sexiste). »

On ne va pas rester bien polies, douces, gentilles. Ça ne sert absolument à rien

Chez les jeunes activistes, il y a clairement « un effet de saturation », selon l’historienne. Elles apparaissent plus impatientes, plus guerrières aussi. « On ne va pas rester bien polies, douces, gentilles. Ça ne sert absolument à rien. L’histoire du féminisme montre que la radicalité non violente est plus efficace que des décennies de féminisme modéré et de stratégie « des petits pas » », argumente encore Pauline Langouche. Une observation partagée par Elisabeth Gérard, pour qui les jeunes activistes ne se montrent « pas davantage ni trop radicales » mais « adoptent des positions plus fortes ».

L’ébullition démarre hors des cercles militants institutionnels et politiques. Les mobilisations s’organisent surtout par le biais de collectifs informels avec des membres qui s’auto-organisent, loin du modèle associatif pyramidal. Cette génération se caractérise ainsi par l’absence de grand mouvement hégémonique. Née avec Internet, elle voit le monde d’égal à égal et exige de militer dans des organisations horizontales et ultraparticipatives.

Une diversité de fond et de forme qui multiplie les occasions de désaccords et de frictions. Les jeunes activistes interrogées se font critiques d’une histoire féministe qui n’a pas toujours inclus toutes les femmes et dans laquelle elles ont du mal à se reconnaître. « Evidemment qu’on est impressionnées par l’héritage des féministes plus âgées, mais on ne veut pas commettre les mêmes erreurs. On veut prendre en compte tous les féminismes, toutes les formes de féminisme », souligne Gaëlle Luiz, s’inscrivant ainsi dans le féminisme intersectionnel, soit le cumul des oppressions. Refuser toute forme de discrimination, refuser de les hiérarchiser, donner la parole à tout le monde, surtout à celles qui ne l’ont jamais eue – ou pas assez – est devenu central. « L’universalisme ne fonctionne plus pour celles qui vivent dans une société multiculturelle, qui sont nées dans la diversité, ajoute Elisabeth Gérard. Et, là-dessus, il n’y aura aucune concession. » Elles incluent, dans leur lutte, les minorités de genre, renouant avec les représentants des droits LGBTQI+, les femmes voilées, les afrodescendantes, etc.

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Des prises de position, perçues comme trop radicales par leurs aînées, comme la non-mixité, sont même désormais revendiquées. Ainsi, l’Union féministe inclusive autogérée (Ufia), à l’origine du mouvement #balancetonbar, prône une « non-mixité choisie« , rassemblant les femmes et les personnes qui se définissent comme telles. A L’Angela, bien que le cercle compte des jeunes hommes, ceux-ci assistent aux débats féministes en spectateurs silencieux. « C’est un espace de sécurité, où échanger et être soutenue, une bouée de sauvetage pour beaucoup », raconte Pauline Langouche. Un moment « pour elle » et « de pause » loin des univers très masculins de la société, c’est aussi comme ça que semble le voir Gaëlle Luiz. « La non-mixité choisie, ce n’est pas pour se retrouver entre femmes mais entre personnes socialement dominées et opprimées. »

Un « outil émancipateur » utilisé et théorisé depuis quarante ans, rappelle Christine Bard, qui distingue la non-mixité subie, « qui était la règle jusqu’au milieu du XXe siècle », de la non-mixité choisie, « à dimension émancipatrice et protectrice, face à la domination masculine et à la violence ». Une non-mixité progressiste ? Voilà qui peut paraître paradoxal, admet-elle. « Mais pas si l’on prend en compte les espérances déçues de la mixité. Elle s’est imposée dans un temps assez rapide, grâce au combat féministe, au nom de la modernité, mais on n’a pas vu qu’elle ne permettrait pas d’emblée à l’égalité de s’imposer, ni même qu’elle pouvait être dangereuse, reproduisant les rapports de domination. »

L’entre-soi prisé par les jeunes femmes en dit long, conclut-elle, sur l’état des relations entre les sexes comme sur l’intensité inédite du combat féministe. «  Les jeunes filles ont un seuil de tolérance plus bas. Elles s’autorisent à dire et à en tirer les conclusions, peut-être parce qu’elles ne sont pas encombrées par la politique. »

La non-mixité est avant tout « une étape, pas une fin en soi, insiste Pauline Langouche. Le but, c’est bien qu’un jour, on n’en ait plus besoin. » Pour elle et sa génération, les hommes doivent s’accommoder du statut d' »alliés ». Elles les voient comme des « camarades, qui donnent des coups de main, les soutiennent ». « Il y a tout un travail qu’ils peuvent accomplir à l’extérieur, en portant l’information auprès d’autres hommes, par exemple. »

Quand on les interroge sur leurs inspirations, les réponses montrent davantage d’hétérogénéité. Gaëlle Luiz cite tant l’influence de Virginie Despentes que l’action des collectifs de « colleuses », qui placardent dans l’espace public des messages féministes. Pauline Langouche convoque aussi bien Le Deuxième Sexe, de Simone de Beauvoir, que Sorcières, de Mona Chollet. Chez d’autres, le déclic féministe est venu presque par hasard, en 2019, à l’occasion des marches pour le climat. Une expérience collective, qui leur a permis de découvrir le lien entre l’exploitation de la nature et l’exploitation des femmes par le système patriarcal. Ce que l’on nomme  » écoféminisme  » énerve les esprits attachés à l’universalisme, au féminisme majoritaire des années 1970, qui s’est appliqué à tuer l’assimilation des femmes à la nature, la biologie, la maternité, l’instinct.

Le concept, marginal hier, connaît un regain d’intérêt chez les jeunes militantes. Ici encore, l’urgence de la crise climatique, le contexte pandémique et l’émergence mondial de MeToo ont changé la donne. Chez une nouvelle génération d’écologistes, la notion du « vivant », riche d’interdépendances entre espèces et avec la terre, s’est substituée à l’idéalisation d’une nature réduite à un simple décor. Leur slogan, en quelque sorte, est : « Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend. »

Chez les jeunes féministes, le rapport au corps et à la science a aussi évolué. Il ne s’agit plus tant de maîtriser la nature pour s’émanciper que d’écouter celle-ci. « On le voit avec la pilule, hier synonyme de progrès et qui aujourd’hui est vécue comme une prise de contrôle du corps par l’industrie pharmaceutique, constate Valérie Piette. Un certain nombre de jeunes femmes ont envie de prendre le problème autrement, dans un souci de réappropriation de leur corps.« 

Une force militante toute nouvelle donc, plus diversifiée, plus radicale, sans doute, avec quatre points communs : une méfiance générale envers le féminisme institutionnel et politique, un refus de se positionner sur les débats idéologiques qui divisent leurs aînées – la prostitution, le voile, le transgenre… -, une organisation horizontale et ultraparticipative ainsi qu’un ancrage revendiqué dans la vraie vie. Ce serait là «  un signe de bonne santé politique, nous sommes suffisamment nombreuses pour être en désaccord », écrit et conclut, combative, Geneviève Fraisse, septuagénaire, philosophe de la pensée féministe, chercheuse depuis plus de quatre décennies, autrice de Féminisme et philosophie (Folio, 2020).

(1) Prénom d’emprunt.

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