J'ai arrêté. " La phrase est soufflée comme un aveu. " Je n'en pouvais plus ! " De la cigarette ? Non. De la pilule. " Je ne pouvais simplement plus l'avaler ", raconte Claire, 32 ans, secrétaire juridique. " Elle me donnait des haut-le-coeur. Je finissais par la cacher dans des boulettes de pain, comme on fait absorber des médicaments aux chiens. " Après dix ou quinze années de prise quotidienne, de plus en plus de jeunes femmes remettent en cause ce moyen de contraception. " Elles s'interrogent davantage, bien plus que la génération de leur mère qui, pour se sentir protégée, avalait la pilule sans trop se poser de questions ", observe Fabienne Bloc, psychologue en planning familial durant vingt-cinq ans et chercheuse en éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evras).
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