La mobilisation a été assez sobre et s'est déroulée dans le calme. Des représentantes des mouvements à l'initiative du rassemblement et des victimes (ou "survivantes", comme elles les appellent) ont notamment pris la parole. La place de l'Albertine était remplie. Il n'y a pas eu d'incident, selon les premiers échos de la police. L a mobilisation s'est prolongée dans la soirée.

Le boycott a été lancé à l'appel de l'Union Féministe Inclusive Autogérée (UFIA). En demandant aux filles à déserter les lieux de nuit, son idée est de toucher aux porte-monnaies de ceux en charge pour les amener à prendre des mesures afin de lutter contre les agressions sexuelles. Elles veulent les sortir du silence. "On recommencera autant de fois qu'il le faudra et on organisera d'autres actions pour se faire entendre", promet Laura, cofondatrice du collectif féministe "Les sous-entendu.e.s", inclus dans UFIA.

"On ne compte pas s'arrêter là, car les violences sexuelles sont un problème systémique." À la suite de dénonciations en octobre d'agressions avec usage de drogue dans des bars du quartier étudiant d'Ixelles, deux jeunes filles ont publié un témoignage sur le compte Instagram "Balance ton Bar" dans lequel elles racontent avoir alerté des membres du personnel Fuse concernant une possible agression sexuelle dans les toilettes de la boîte de nuit le samedi soir du 30 octobre. Elles ont déploré le peu de considération du problème, voire l'agressivité en réponse à leur insistance.

Le Fuse a réagi en assurant que des formations sur le harcèlement sexuel sont dispensées, mais que le système de surveillance allait être renforcé, afin de repérer ces comportements dangereux et d'interdire l'entrée aux personnes en cause fichées sur une liste noire.

Vendredi, la Brussels By Night Federation a annoncé que les membres du Conseil bruxellois de la nuit travaillent actuellement à rendre plus inclusives, sûres et bienveillantes les nuits bruxelloises. Ils espèrent aboutir à des premières mesures d'ici la fin du mois. "Le milieu de la nuit agit dans son coin pour essayer de laver son image mais, tant qu'ils ne mettront pas des personnes de terrain à table avec eux, ils ne comprendront pas le problème", réagit Laura. "Parce que mettre des capuchons sur des verres n'est pas une solution. C'est de nouveau faire porter aux femmes la responsabilité de leur sécurité, alors qu'on veut que le problème soit pris dans l'autre sens et qu'on vise les agresseurs."

L'UFIA a adressé une lettre à des bourgmestres pour leur soumettre des propositions et compte faire de même avec des acteurs du milieu de la nuit, mais remarque que toutes les solutions ne peuvent pas venir de collectifs bénévoles et appelle à une prise en main plus large du problème.

La mobilisation a été assez sobre et s'est déroulée dans le calme. Des représentantes des mouvements à l'initiative du rassemblement et des victimes (ou "survivantes", comme elles les appellent) ont notamment pris la parole. La place de l'Albertine était remplie. Il n'y a pas eu d'incident, selon les premiers échos de la police. L a mobilisation s'est prolongée dans la soirée. Le boycott a été lancé à l'appel de l'Union Féministe Inclusive Autogérée (UFIA). En demandant aux filles à déserter les lieux de nuit, son idée est de toucher aux porte-monnaies de ceux en charge pour les amener à prendre des mesures afin de lutter contre les agressions sexuelles. Elles veulent les sortir du silence. "On recommencera autant de fois qu'il le faudra et on organisera d'autres actions pour se faire entendre", promet Laura, cofondatrice du collectif féministe "Les sous-entendu.e.s", inclus dans UFIA. "On ne compte pas s'arrêter là, car les violences sexuelles sont un problème systémique." À la suite de dénonciations en octobre d'agressions avec usage de drogue dans des bars du quartier étudiant d'Ixelles, deux jeunes filles ont publié un témoignage sur le compte Instagram "Balance ton Bar" dans lequel elles racontent avoir alerté des membres du personnel Fuse concernant une possible agression sexuelle dans les toilettes de la boîte de nuit le samedi soir du 30 octobre. Elles ont déploré le peu de considération du problème, voire l'agressivité en réponse à leur insistance. Le Fuse a réagi en assurant que des formations sur le harcèlement sexuel sont dispensées, mais que le système de surveillance allait être renforcé, afin de repérer ces comportements dangereux et d'interdire l'entrée aux personnes en cause fichées sur une liste noire. Vendredi, la Brussels By Night Federation a annoncé que les membres du Conseil bruxellois de la nuit travaillent actuellement à rendre plus inclusives, sûres et bienveillantes les nuits bruxelloises. Ils espèrent aboutir à des premières mesures d'ici la fin du mois. "Le milieu de la nuit agit dans son coin pour essayer de laver son image mais, tant qu'ils ne mettront pas des personnes de terrain à table avec eux, ils ne comprendront pas le problème", réagit Laura. "Parce que mettre des capuchons sur des verres n'est pas une solution. C'est de nouveau faire porter aux femmes la responsabilité de leur sécurité, alors qu'on veut que le problème soit pris dans l'autre sens et qu'on vise les agresseurs." L'UFIA a adressé une lettre à des bourgmestres pour leur soumettre des propositions et compte faire de même avec des acteurs du milieu de la nuit, mais remarque que toutes les solutions ne peuvent pas venir de collectifs bénévoles et appelle à une prise en main plus large du problème.