Tout sur Solar Impulse

Solar Impulse 2, qui a amorcé tôt dimanche sa longue traversée du Pacifique en décollant de Chine, subit un contretemps au vu de mauvaises prévisions météo. L'avion solaire doit tenir sa position en attendant de pouvoir poursuivre sa route vers Hawaï.

Solar Impulse prévoit de décoller tôt vendredi des environs de San Francisco pour entamer sa longue traversée des Etats-Unis. L'avion expérimental suisse est propulsé par des moteurs électriques alimentés par l'énergie du soleil.

Ce matin-là, sur les rives du Léman, Bertrand Piccard a encore les yeux dans le ciel. La veille, à 20 h 30, il a posé sur l'aérodrome de Payerne, en Suisse, l'avion solaire Solar Impulse, après un périple de deux mois et 6 000 kilomètres jusqu'au Maroc. Le dernier vol, depuis Toulouse, a duré treize heures. Une bagatelle, comparée aux vingt jours de son tour du monde en ballon, sans escale, réussi en 1999. Mais, chez les Piccard, où l'aventure est une histoire de famille - le père, Jacques, a exploré les profondeurs des océans, le grand-père, Auguste, a été le premier à atteindre la stratosphère -, chaque expédition porte de nouveaux défis. Pour le troisième de la lignée, il s'agit maintenant, à 54 ans, de préparer un tour du monde en avion solaire. Pour démontrer la pertinence des énergies renouvelables, sous-utilisées par des hommes qui n'en finissent pas d'épuiser les ressources de la planète.

L'avion solaire expérimental Solar Impulse, revenant du Maroc, a atterri samedi en Espagne, son point de départ, après avoir battu le record du premier vol intercontinental à bord d'un avion à énergie solaire, ont annoncé les organisateurs.

L'avion solaire Solar Impulse, parti fin mai de Suisse, devrait décoller mercredi de Rabat à destination d'Ouarzazate (sud du Maroc) où il survolera la plus grande installation thermo-solaire jamais construite à ce jour dans le monde, a annoncé mardi une porte-parole de l'expédition.