Tout sur Riyad

Une confrontation ouverte entre les trois principaux producteurs mondiaux de pétrole, les Etats-Unis, la Russie et l'Arabie saoudite, des retournements de stratégies et une décision surprise : ce cocktail a présidé à la chute des cours du pétrole qui, conjuguée à l'affaiblissement de l'activité économique dû à l'épidémie de coronavirus, a ébranlé les marchés boursiers le lundi 9 mars.

Un colosse aux pieds d'argile, assis sur un tas d'or, tiraillé entre ses rêves de puissance et la peur que lui inspire l'Iran chiite, rival exécré... Les attaques lancées le 14 septembre sur le champ pétrolier de Khurais et l'usine d'Abqaiq, deux des fleurons de la société d'Etat Aramco, jettent une lumière crue sur les failles et les faiblesses de l'Arabie saoudite. Et pas seulement parce que l'assaut combiné - drones et missiles de croisière - aura un temps amputé de moitié la production du premier exportateur mondial, embrasant les cours du brut.

En réduisant leur présence militaire dans la coalition formée avec Riyad pour combattre au Yémen, les Emirats arabes unis illustrent les divergences de stratégies des deux pays et les ambitions d'Abou Dhabi sur le golfe d'Aden.

Le Liban a toujours été un domino stratégique crucial dans l'équilibre régional du Moyen-Orient, et sous l'influence des pays en quête de leadership qui voulaient en influencer le destin.

MBS, trois lettres qui étaient synonymes d'espoir pour cette monarchie d'un autre âge qu'est l'Arabie saoudite. MBS pour Mohammed ben Salmane al-Saoud, fils du roi Salmane, et qui concentre tous les pouvoirs.

Le martyre du Yémen va-t-il enfin s'arrêter ? Pris en tenaille entre des rebelles houthis appuyés politiquement par l'Iran et le camp gouvernemental soutenu par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis qui ont déversé sur le pays un déluge de feu, les Yéménites ont déjà payé un lourd tribut : quelque 10 000 morts et plus de 56 000 blessés depuis mars 2015, selon l'Organisation mondiale de la santé.