Tout sur GIEC

Un énième rapport du GIEC alarmant, une marche pour le climat interpellante, une COP24 décevante et des gilets jaunes saisissants. L'écologie est bel et bien au centre des préoccupations sociétales. Elle doit être au coeur des débats politiques. Elle ne peut plus être l'apanage d'un seul parti en Belgique. C'est une situation aussi néfaste pour notre environnement que pour notre démocratie.

A Katowice, les Etats-Unis, soutenus par la Russie, l'Arabie saoudite et le Koweit, ont mené bataille pour empêcher que le cri d'alarme des scientifiques soit pris en compte par les gouvernements du monde.

Depuis 5 ans, le sort du viaduc Herrmann-Debroux à l'entrée "Sud" de Bruxelles est scellé : cette horreur en forme d'éventration du fragile tissu urbain bruxellois, ce cortège d'automobiles et de pollution, doit être démantelé, détruit, réduit à néant. Se sont notamment exprimés en ce sens et sur le ton de "l'évidence" Pascal Smet, ministre bruxellois de la mobilité, le bourgmestre d'Auderghem, ECOLO et d'autres.

István E. Markó, professeur de chimie et chercheur à l'Université Catholique de Louvain, a rédigé un billet intitulé "Cette banquise Arctique qui n'en finit pas de fondre" [1]. Dans cette publication de décembre, le Prof. Markó remet en cause les impacts du réchauffement climatique, en limitant le débat aux questions de l'ours polaire et de la banquise Arctique.

L'élection du nouveau président des Etats-Unis a été une gifle magistrale pour les nombreux médias américains et européens qui, aujourd'hui encore, ne s'en sont pas remis.

Les textes publiés par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), dont les travaux font référence dans les négociations climatiques, ne sont pas assez lisibles, déplorent des chercheurs, craignant que ce manque de clarté nuise à la recherche d'un accord à la conférence de Paris.

Le climatologue belge Jean-Pascal Van Ypersele s'est déclaré samedi "très confiant" sur ses chances d'être élu début octobre à la présidence du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) face à ses cinq rivaux, après sept ans de vice-présidence de cet organisme scientifique.

A 58 ans, le " Monsieur climat " belge se voit bien devenir, début octobre, le nouveau président du Giec. Un poste exposé pour ce scientifique et négociateur tenace, honni par les climato-sceptiques.