Tout sur gare du Nord

Les négociations vont bon train entre la société de transport public flamande De Lijn et la Région de Bruxelles-Capitale à propos de la gare du Nord, avait laissé entendre mercredi le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA) au parlement flamand. L'information a été confirmée jeudi matin par De Lijn. Les détails n'ont pour l'heure pas encore été dévoilés.

Pour contraindre tout le monde à se mettre autour de la table afin d'aborder le problème du terminus des bus de De Lijn sous la gare du Nord, à Bruxelles, la société de transport en commun se devait de mettre d'abord à exécution sa menace de déplacer son terminus, a affirmé mercredi le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N.VA), devant le parlement flamand.

La décision de la société publique flamande de transport De Lijn de ne plus autoriser l'arrêt de ses bus à la gare du nord continue de donner lieu à un dialogue de sourd entre les ministre de la Mobilité des Régions flamande et bruxelloise, est-il ressorti vendredi d'un échange sur ce dossier entre le gouvernement bruxellois et des députés bruxellois néerlandophones au parlement régional.

La société de transport en commun publique flamande De Lijn a décidé que ses bus ne s'arrêteront plus aux arrêts de la gare du Nord, annonce-t-elle vendredi matin. L'entreprise avait déploré des nuisances liées à la présence de migrants en transit autour de la gare et avait demandé à la Région bruxelloise de résoudre ces problèmes. Des arrêts provisoires autour de la station vont être aménagés.

"Dangereuse et sale, la gare de Bruxelles-Nord met en danger les services de De Lijn. Si Bruxelles n'intervient pas rapidement, De Lijn ne viendra plus chercher les voyageurs", a menacé le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts. Mais voilà, le dossier est plombé par la vente du Communication Centre North, un immense bâtiment situé à la gare du Nord qui attise la convoitise du monde immobilier. On a là tous les ingrédients d'une bisbille qui cristallise à elle seule la complexité bruxelloise.

Lundi 17 septembre 2018, tôt le matin, A.E., un SDF belge, est agressé par des policiers chargés de le réveiller et de le faire bouger de l'endroit où il dormait près des tours WTC, face à la gare du Nord.

C'est une première depuis presque trente ans : une nouvelle ligne de tram a été ouverte ce week-end à Bruxelles. L'occasion de revenir sur les nombreux avantages du tram en termes de mobilité et les grands projets à venir.

Pierre Verbeeren, directeur général de Médecin du Monde Belgique, et Mehdi Kassou, porte-parole de la Plateforme citoyenne, demandent dans une lettre adressée au gouvernement de créer un centre d'accueil et d'orientation pour les migrants. Ils regrettent le refus du fédéral de construire "une solution ensemble" pour un problème dont ils mettent l'ampleur en perspective dans Le Soir samedi.

Quelque 1.400 personnes, selon la police locale, ont répondu samedi à l'appel de la plateforme "Trump not Welcome" pour manifester contre la venue du président américain Donald Trump à Bruxelles à l'occasion du sommet de l'Otan des 11 et 12 juillet prochains. Le slogan commun de "Make Peace Great Again!" a rassemblé un public divers, avec des militants pro-environnement et anti-armement, des féministes, des représentants des syndicats et des défenseurs des droits des LGBT et des droits de l'Homme notamment.

Face aux contrôles de police qui se sont intensifiés ces dernières semaines, les organisations qui composent le hub humanitaire de la gare du Nord appellent mercredi le gouvernement à "arrêter cette politique de criminalisation" des migrants. Selon elles, la présence policière dissuade ces personnes d'accéder à des services humanitaires, alors que les besoins sont toujours bien présents.