Tout sur elections2014

Pactiser avec les indépendantistes flamands, refouler le PS dans l'opposition : aux yeux des libéraux, l'option était à la fois tentante et dangereuse. Charles Michel, le président du MR, a décidé de la tenter, malgré tout. Désormais affranchi de Didier Reynders. Et délivré de l'ombre paternelle. " Charles ressemble beaucoup plus à sa mère qu'à moi ", confie d'ailleurs Louis Michel. Portrait du nouveau Premier ministre.

Participer au gouvernement fédéral pour saboter la Belgique et conquérir l'indépendance de la Flandre. La stratégie de la N-VA est risquée, mais elle pourrait réussir. Avec son chef guidant son peuple vers la liberté?

La N-VA pourrait abandonner son visage radical en participant à la Suédoise. C'est le pari du MR. En effet, avec son président en dehors de l'équipe au pouvoir, le parti nationaliste risque de poursuivre ses visées confédéralistes. Mouiller De Wever, n'est-ce pas une nécessité?

Le CD&V a choisi l'Europe et renoncé au poste de Premier ministre. Cela en dit long sur la tiédeur flamande à l'égard de l'Etat fédéral. Désormais, le Seize pourrait redevenir un refuge francophone. Si Michel ou Reynders succédait à Di Rupo, ce serait la première fois qu'un francophone succède à un francophone depuis 1965.A moins que la populaire Maggie De Block ne brouille les pistes

Il est devenu "normal" que la formation d'un gouvernement fédéral belge se traîne en longueur. Seule la pression d'un président de la Commission européenne pour connaître le nom du candidat belge réveille désormais le pays de sa léthargie...

Les négociations sont entrées dans une phase décisive avec les discussions sur la désignation des premiers postes et la définition du cadre budgétaire qui orientera les politiques dans les cinq prochaines années. "On doit pouvoir voir clairement jeudi si la Suédoise est viable", a commenté mardi le co-formateur Kris Peeters.

Je suis libéral, j'en suis fier et je le revendique. Et je n'accepte plus la caricature qui est entretenue à l'égard des libéraux.

Kris Peeters et Charles Michel préparent-ils " le gouvernement le plus à droite depuis 1830 " ? Certains en sont convaincus. D'autres estiment qu'une rupture radicale est impossible.

La fusion attrayante entre les fractures socio-économiques et communautaires, que la coalition suédoise fédérale ne manquera pas d'évoquer au cours des prochaines années, peut exercer à terme une influence importante sur l'évolution de notre Etat fédéral.

Le coformateur Kris Peeters a qualifié mercredi de "très important" le rapport de la Commission pensions à l'heure où les négociateurs se penche sur ce chapitre, l'un des derniers discuté en première lecture. Ce rapport contient "des éléments très importants qui figureront dans le prochain accord de gouvernement", a-t-il dit.

Les négociateurs du nouveau gouvernement fédéral entendent prioritairement restreindre le train de vie de l'Etat pour réaliser l'effort de 17 milliards d'euros à fournir durant la législature pour rencontrer les engagements européens auxquels a souscrit la Belgique. Cet effort portera en effet avant tout sur les dépenses.

Une majorité "Kamikaze" ou "Suédoise" imposerait au fédéral la volonté majoritaire de la Flandre, à droite, face aux coalitions gauchistes wallonne et bruxelloise. Si tout agenda communautaire serait absent d'une coalition sans le PS, la volonté des entités fédérées de collaborer serait toutefois mise à rude épreuve.

Deux ministres-présidents distincts pour la Région wallonne et la Communauté française: c'est un choix contraire à la promesse préélectorale faite tant par le PS que par le CDH. Tandis que "l'armée mexicaine" dérange...

Le président du parlement flamand, Jan Peumans (N-VA), a souligné vendredi à l'occasion de la fête de la Communauté flamande les difficultés budgétaires auxquelles sera confronté le prochain gouvernement flamand, qu'il attribue aux transferts financiers incomplets d'une sixième réforme de l'État que son parti n'a pas soutenue.