Tout sur Adélaïde Charlier

Alors que l'année 2020 devait marquer une étape importante dans la protection du climat et de la biodiversité, la pandémie de Covid-19 a tout différé. Les grands rendez-vous diplomatiques ont été reportés d'un an et les mesures de précaution sanitaires ont privé les mouvements citoyens d'organiser des manifestations de masse, l'un de leurs moyens de pression privilégiés. L'année écoulée, a-t-elle été "perdue" dans la lutte contre les crises climatique et de la biodiversité? Pas forcément, à en croire les activistes et ONG.

Les quatre jeunes activistes climatiques Greta Thunberg, Adélaïde Charlier, Anuna De Wever et Luisa Neubauer débatteront avec le Premier ministre Alexander de Croo de la politique climatique de la Belgique lors d'une rencontre virtuelle qui se déroulera mercredi soir à 18 heures. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la publication l'an dernier, par les quatre jeunes femmes, d'une lettre ouverte adressée aux dirigeants de la planète.

Plusieurs figures emblématiques du mouvement des jeunes pour le climat, dont Greta Thunberg et les Belges Anuna De Wever et Adélaïde Charlier, ont été reçues par la chancelière allemande Angela Merkel. Deux ans jour pour jour après le lancement des grèves scolaires par Greta Thunberg, "le monde est toujours dans le déni de la crise climatique", a regretté la jeune suédoise avant la réunion.

A quoi ressemblera notre monde dans dix ans ? Imaginez Elisabeth sur le trône, Georges-Louis Bouchez au Seize et Adélaïde Charlier ministre de l'Environnement. La Belgique fête ses 200 ans dans l'ennui, au coeur d'une société dominée par l'intelligence artificielle et l'économie de partage. Voyage dans un futur proche.

Ils sont partout. Ils apparaissent aux avant-postes dans de nombreux mouvements contestataires. De la lutte contre le changement climatique aux combats féministes, les jeunes sont-ils les nouveaux meneurs ?

"Si nous ne réagissons pas, rien ne bougera. Nous allons donc poursuivre nos actions", déclarent les activistes belges du climat Adélaïde Charlier et Anuna De Wever ainsi que leur alliée suédoise Greta Thunberg dans une lettre ouverte diffusée mardi. Elles dénoncent l'hypocrisie des politiques qui tardent à prendre des mesures pourtant urgentes.

Alors que la jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg a quitté mercredi les Etats-Unis à bord d'un catamaran après plus de deux mois en Amérique du Nord, avec comme objectif l'Europe et la réunion climat de l'Onu COP 25 à Madrid début décembre, cela ne semble pas très bien embarqué pour les Belges Anuna De Wever et Adélaïde Charlier de Youth for Climate. Aucune solution n'a encore été trouvée pour elles. Il est donc fort probable qu'elles manqueront l'évènement.

Anuna de Wever et Adélaïde Charlier, leaders du mouvement "Youth for Climate Belgique" vont poursuivre leur traversée de l'Atlantique en voilier initiée début octobre pour rejoindre le Chili, où devait se tenir la COP25, malgré l'annulation de l'événement annoncée mercredi par le président chilien Sebastian Piñera. "La COP n'était pas l'unique objectif" de ce voyage, a réagi mercredi Youth for Climate Belgique, qui exprime également son soutien envers les manifestants chiliens.

Le débat critique porte-t-il désormais plus sur la forme que sur le fond ? Ainsi de Greta Thunberg ou Georges-Louis Bouchez, attaqués sur leur jeune âge, leur genre, leur personnalité ou leurs particularités. Beaucoup plus que sur leur message. C'est que, assure Marc Lits, professeur émérite à l'Ecole de journalisme de l'UCLouvain, ce sont les multiples ruptures qu'ils incarnent qui posent souci à leurs détracteurs.

Les jeunes Belges mettront le cap sur Bruxelles vendredi, soit deux jours avant les élections régionales, fédérales et européennes, pour revendiquer comme chaque semaine depuis le 10 janvier une politique environnementale sociale et équitable lors de la deuxième grève internationale pour le climat. Afin de célébrer ces 19 semaines d'engagement, Youth for Climate organise en clôture de la manifestation le festival "Make Noise for Climate" ("Faites du bruit pour le climat") à Tour & Taxis.

Le "village du climat" installé place du Trône à Bruxelles est animé ce lundi soir, avec des centaines de personnes venues exiger une "loi Climat". Après des prises de parole, des concerts sont prévus pour donner chaud aux activistes.