Une cérémonie solennelle a débuté vers 08H40 (12H40 GMT) au mémorial de Manhattan, à New York - sous un ciel bleu limpide comme lors de ce funeste matin du mardi 11 septembre 2001 - là où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center détruites par les attaques jihadistes les plus meurtrières de l'Histoire.

En présence du président américain Joe Biden, aux côtés de ses prédécesseurs Barack Obama et Bill Clinton, une première minute de silence a été observée à 08H46, précisément vingt ans après que le premier avion piraté par le commando d'Al Qaïda a percuté la tour Nord.

Joe Biden, fragilisé par la débâcle en Afghanistan, préside en silence l'hommage aux 2.977 morts (dont 2.753 à New York) depuis l'impressionnant mémorial de Manhattan construit au pied de nouveaux gratte-ciels, sur "Ground Zero", où s'élevaient jadis les tours jumelles du World Trade Center (WTC).

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Mike Low, qui a perdu sa fille Sara, hôtesse de l'air dans cet avion, a parlé au mémorial de New York, au milieu des arbres, d'un "lieu de mémoire apaisant" construit à la place des tours jumelles, sur les ruines de "Ground Zero" où se dressent aujourd'hui de nouveaux gratte-ciels.

"C'est difficile d'imaginer que c'était il y a 20 ans. C'est comme si c'était hier," a confié sur place à l'AFP Joanne Pocher-Dzama, qui a perdu son frère au WTC.

Sur ce site, devant les immenses bassins qui ont remplacé les tours, se succèdent pendant plus de trois heures des proches de disparus lisant et évoquant - souvent en larmes - les noms et le souvenir des 2.977 personnes mortes sur les trois sites des attentats (dont 2.753 à New York).

BELGA
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La cérémonie de Manhattan est rythmée par des hommages en musique - à la flûte, au violon ou en chanson - comme avec la star américaine Bruce Springsteen et son "I'll see you in my dreams" à la guitare acoustique.

Des minutes de silence ont été observées pour l'effondrement des deux tours du WTC, l'attaque contre le Pentagone près de Washington et le crash d'un des avions dans la campagne de Shanksville (Pennsylvanie), où se tiennent également des cérémonies.

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Désunion

Sur ce champ de Pennsylvanie, où le vol United Airlines 93 s'est écrasé après la résistance héroïque de passagers, l'ancien président républicain George W. Bush, au pouvoir le 11 septembre 2001, a déploré la désunion politique de son pays.

Sur Times Square, au coeur de Manhattan, où sont traditionnellement fêtées les victoires de l'Amérique, un moment de recueillement et d'union a eu lieu. De même, a constaté l'AFP, devant une caserne de pompiers de Brooklyn qui avait perdu 12 soldats du feu il y a vingt ans.

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Cette commémoration si particulière du 11-Septembre, Joe Biden, 78 ans, l'a sans nul doute maintes fois préparée depuis sa victoire en novembre contre Donald Trump qu'il a accusé d'avoir affaibli et fracturé l'Amérique.

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir, le président démocrate a justement appelé à "l'unité, notre plus grande force".

Mais après huit mois de mandat, il est très critiqué pour la débâcle de la fin de l'intervention militaire en Afghanistan, Washington ayant été pris de court par l'avancée fulgurante des talibans.

En 20 ans, les Etats-Unis ont perdu 2.500 soldats et dépensé plus de 2.000 milliards de dollars en Afghanistan. Fin août, ils ont abandonné le pays à des fondamentalistes islamistes qu'ils avaient pourtant chassés de Kaboul fin 2001 en les accusant d'abriter le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, finalement tué en 2011 au Pakistan.

À la tombée du jour, l'installation Tribute in Light illuminera le ciel de New York de ses immenses faisceaux bleus visibles à 100 km à la ronde et symbolisant les tours jumelles et les vies perdues lors des attentats.

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Une cérémonie solennelle a débuté vers 08H40 (12H40 GMT) au mémorial de Manhattan, à New York - sous un ciel bleu limpide comme lors de ce funeste matin du mardi 11 septembre 2001 - là où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center détruites par les attaques jihadistes les plus meurtrières de l'Histoire.En présence du président américain Joe Biden, aux côtés de ses prédécesseurs Barack Obama et Bill Clinton, une première minute de silence a été observée à 08H46, précisément vingt ans après que le premier avion piraté par le commando d'Al Qaïda a percuté la tour Nord. Joe Biden, fragilisé par la débâcle en Afghanistan, préside en silence l'hommage aux 2.977 morts (dont 2.753 à New York) depuis l'impressionnant mémorial de Manhattan construit au pied de nouveaux gratte-ciels, sur "Ground Zero", où s'élevaient jadis les tours jumelles du World Trade Center (WTC).Mike Low, qui a perdu sa fille Sara, hôtesse de l'air dans cet avion, a parlé au mémorial de New York, au milieu des arbres, d'un "lieu de mémoire apaisant" construit à la place des tours jumelles, sur les ruines de "Ground Zero" où se dressent aujourd'hui de nouveaux gratte-ciels. "C'est difficile d'imaginer que c'était il y a 20 ans. C'est comme si c'était hier," a confié sur place à l'AFP Joanne Pocher-Dzama, qui a perdu son frère au WTC.Sur ce site, devant les immenses bassins qui ont remplacé les tours, se succèdent pendant plus de trois heures des proches de disparus lisant et évoquant - souvent en larmes - les noms et le souvenir des 2.977 personnes mortes sur les trois sites des attentats (dont 2.753 à New York). La cérémonie de Manhattan est rythmée par des hommages en musique - à la flûte, au violon ou en chanson - comme avec la star américaine Bruce Springsteen et son "I'll see you in my dreams" à la guitare acoustique.Des minutes de silence ont été observées pour l'effondrement des deux tours du WTC, l'attaque contre le Pentagone près de Washington et le crash d'un des avions dans la campagne de Shanksville (Pennsylvanie), où se tiennent également des cérémonies.DésunionSur ce champ de Pennsylvanie, où le vol United Airlines 93 s'est écrasé après la résistance héroïque de passagers, l'ancien président républicain George W. Bush, au pouvoir le 11 septembre 2001, a déploré la désunion politique de son pays.Sur Times Square, au coeur de Manhattan, où sont traditionnellement fêtées les victoires de l'Amérique, un moment de recueillement et d'union a eu lieu. De même, a constaté l'AFP, devant une caserne de pompiers de Brooklyn qui avait perdu 12 soldats du feu il y a vingt ans.Cette commémoration si particulière du 11-Septembre, Joe Biden, 78 ans, l'a sans nul doute maintes fois préparée depuis sa victoire en novembre contre Donald Trump qu'il a accusé d'avoir affaibli et fracturé l'Amérique.Dans un message vidéo diffusé vendredi soir, le président démocrate a justement appelé à "l'unité, notre plus grande force".Mais après huit mois de mandat, il est très critiqué pour la débâcle de la fin de l'intervention militaire en Afghanistan, Washington ayant été pris de court par l'avancée fulgurante des talibans.En 20 ans, les Etats-Unis ont perdu 2.500 soldats et dépensé plus de 2.000 milliards de dollars en Afghanistan. Fin août, ils ont abandonné le pays à des fondamentalistes islamistes qu'ils avaient pourtant chassés de Kaboul fin 2001 en les accusant d'abriter le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, finalement tué en 2011 au Pakistan.À la tombée du jour, l'installation Tribute in Light illuminera le ciel de New York de ses immenses faisceaux bleus visibles à 100 km à la ronde et symbolisant les tours jumelles et les vies perdues lors des attentats.