Charles Michel est présent, notamment aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, au défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées. Une dizaine de dirigeants européens, dont le Premier, seront ensuite reçu par le président français Emmanuel Macron à déjeuner à l'Elysée.

Le traditionnel défilé du 14 juillet marquant la prise de la Bastille en 1789, symbole de la fin de la monarchie absolue, est placé cette année sous le signe de la coopération militaire européenne.

Face au Brexit et au relâchement des liens transatlantiques sous l'ère Trump, M. Macron a fait de l'Europe de la défense l'un de ses thèmes de prédilection, jugeant crucial pour le Vieux continent d'accroître son autonomie stratégique, en complément de l'Otan.

"Jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe n'a été aussi nécessaire. La construction d'une Europe de la défense, en lien avec l'Alliance atlantique dont nous fêtons les 70 ans, est pour la France une priorité" et "constitue le fil rouge de ce défilé", souligne M. Macron.

Les neuf pays participant aux côtés de la France à l'Initiative européenne d'intervention (IEI) - née il y a un an sous l'impulsion du président Macron, avec pour objectif de développer une "culture stratégique partagée" - seront représentés au sein du défilé: Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande.

Outre M. Michel et Mme. Merkel, leurs homologues britannique, néerlandais et espagnol, Theresa May, Mark Rutte - accompagné par sa ministre de la Défense, Ank Bijleveld - et Pedro Sanchez sont également présents. Mais également la présidente estonienne Kersti Kaljulaid, son homologue portugais Marcelo Rebelo de Sousa, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Du côté britannique, le vice-Premier ministre britannique, David Lidington, représente la cheffe du gouvernement Theresa May.

Le chef du gouvernement belge, démissionnaire, a entre-temps été désigné par les dirigeants européens pour exercer, à partir du 1er décembre, la fonction de président du Conseil européen, le cénacle des chefs d'Etat et de gouvernement des 28.

Le défilé à pied du 14 juillet s'ouvrira sur leurs emblèmes. Pour la Belgique, il s'agira du drapeau du 12e de Ligne - une unité d'infanterie historique désormais nommée bataillon 12e de Ligne Prince Léopold-13e de Ligne et casernée à Spa -, qui lui avait été remis en 1832 par le roi Léopold Ier peu après l'indépendance du pays. Cet emblème, qui sera accompagné par quatre militaires (un officier supérieur réserviste, un officier qui le portera, un sous-officier et un volontaire), avait déjà participé au défilé de la Victoire en 1919 à Paris et à une parade similaire à Washington.

Le défilé aérien au-dessus de Paris intégrera huit avions européens, dont un chasseur F-16 belge et un néerlandais, un appareil de transport A400M allemand et un C-130 espagnol. Parmi les hélicoptères qui clôtureront le défilé figureront deux Chinook britanniques, mais aussi des Tigre allemand et espagnol ainsi que des NH90 Caïman allemand et espagnols.

Au total, quelque 4.300 militaires, 196 véhicules, 237 chevaux, 69 avions et 39 hélicoptères seront mobilisés pour l'événement organisé sur la célèbre avenue des Champs Elysées, au coeur de la capitale française.

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