Le WWF, le Programme des Nations unies pour l'environnement (Unep) et la société zoologique de Londres (ZSL) ont examiné 268 espèces de vertébrés et 455 populations animales vivant en forêt pour la réalisation de ce rapport, baptisé "Below The Canopy".

"La plupart des animaux vivent en forêt et dépendent fortement du bon état de ces espaces de vies. Mais en retour, ces espaces dépendent également d'une population animale intacte qui garantit, entre autres, la fécondation et la propagation des semences de plantes. Sans ces animaux, bon nombre d'espèces d'arbres risqueraient de disparaître", précise Susanne Winter, qui a mené le programme de recherche.

À côté de la déforestation, des épidémies, invasions de parasites ou encore la hausse des températures contribueraient au déclin des populations animales en forêt.

En Belgique, la Société royale forestière ainsi que le Département de l'étude du milieu naturel et agricole de Région wallonne observent que la population animale est assez stable, particulièrement du côté des grands gibiers et des insectes. Une nette augmentation de diverses maladies chez les arbres est cependant constatée, alors que la préservation de la flore et de la faune forestière constitue un enjeu majeur dans la lute contre le réchauffement climatique.

La population de certaines espèces, comme le gorille en Afrique centrale et en Afrique de l'est, est elle en légère hausse, relève encore le WWF dans son rapport.