"Dans notre pays, on voit un augmentation des cas, on pense que cette tendance pourrait durer encore quelque temps. Mais ces augmentations de cas ne se marquent pas par une forte augmentation des hospitalisations. Des hospitalisations qui peuvent restées gérables. Et cela est grâce à la vaccination" a commencé Alexander De Croo lors de la conférence de presse du Comité de concertation.

"Près de 68% de la population est totalement vaccinée, et les infections graves et les décès dans les hôptiaux arrivent majoritairement chez les personnes non-vaccinées ou partiellement vaccinées. On voit donc que la vaccination fonctionne." "La liberté que l'on va retrouver, si on veut la préserver, il faut se vacciner" a ajouté Elio Di Rupo, ministre-président wallon. Cette situation permet de passer à la quatrième étape du plan d'été.

Voici ce que le Comité de concertation a décidé ce vendredi.

Le port du masque obligatoire dans les lieux publics et la distance d'1m et demi restent maintenues de manière provisoire. Une bonne ventilation aide également.

Cafés et restaurants

Les mesures en place dans les cafés et les restaurants ne seront plus en vigueur à partir du 1er septembre, à l'exception du port du masque. Il n'y aurait donc plus d'heure limite, ni de nombre limite de personnes par table. Les terrasses, le niveau sonor, le service au bar ou les places debout seront également levées dès le mois prochain.

Cet assouplissement ne vaut pas pour Bruxelles où les établissements horeca devront ainsi maintenir un nombre limité de personnes par tablée. L'heure de fermeture obligatoire est bloquée à 1h00 du matin et une distance d'1,5 mètre doit être conservée entre les tables.

A lire sur le sujet > Mariages: voici les règles en vigueur à partir du 1er septembre

Fêtes privées

Les fêtes privées, comme les mariages ou les fêtes entre amis, se dérouleront sans règles à partir du 1er septembre, et la danse pourra y être autorisée. Il n'y aura plus de restrictions pour les événements de moins de 200 personnes à l'intérieur et pour les événements de moins de 400 personnes en extérieur sauf si les autorités locales estiment qu'il faut garder certaines contraintes. Pour les événements de plus de 200 personnes à l'intérieur et de plus de 400 personnes à l'extérieur, les organisateurs pourront utiliser, s'ils le souhaitent, le Covid Safe Ticket. Dès octobre, cette jauge pourrait être remontée à 500 et 750.

Le Covid Safe Ticket est accessible aux personnes vaccinées, aux personnes qui ont été testées négatives ou aux personnes qui diposent d'un certificat de rétablissement. Il peut être téléchargé sur l'application CovidSafe ou téléchargé sur masanté.

À partir du 1er septembre, le port du masque n'est plus obligatoire dans les espaces accessibles au public des entreprises, des collectivités publiques ou des associations, ainsi que dans le secteur culturel, festif, sportif, récréatif et événementiel pour les événements et fêtes privées rassemblant moins de 200 personnes à l'intérieur et 400 personnes à l'extérieur, sauf si la commune en décide autrement.

Testing

Si vous n'êtes pas vacciné et s'il vous est demandé de faire un test à votre retour de vacances, ou parce que vous avez été un cas contact, ce test devait se faire actuellement le premier ou le deuxième jour après votre retour. Un test sera également demandé 7 jours après le retour.

Chez vous

Changement également chez vous. Actuellement, le nombre de personnes qu'il est possible d'inviter chez soi est toujours limité à 8. La règle des 8 tombe à partir du 1er septembre. Chacun pourra à nouveau recevoir un nombre illimité d'invités à son domicile.

Et les discothèques?

La vie nocturne est aussi au coeur des débats de ce vendredi. Fermés depuis mars 2020, les discothèques et les cafés qui disposent d'une piste de danse pourront rouvrir à partir du 1e octobresur base de protocoles en matière de ventilation. Sauf à Bruxelles, où les mesures d'assouplissement ont été mises sur pause. Les entités fédérées pourront décider de se montrer plus strictes dans les modalités. Les conditions de réouverture de ce secteur restent à déterminer, mais sont, selon le vice-Premier ministre Vincent Van Quickenborne, entre autres liées au nombre de personnes sur une certaine surface et aux obligations de ventilation. "Les entités fédérées sont également autorisées à imposer des modalités. Il n'est donc pas inconcevable que la réouverture à Bruxelles prenne encore plus de temps."

Bruxelles plus stricte

L'approche sera plus stricte à Bruxelles où 60% des adultes sont totalement vaccinés contre 88% en Flandre et 77% en Wallonie. L'assouplissement des mesures est mis en pause à Bruxelles et des efforts seront réalisés pour augmenter la vaccination. "Il va falloir être créatif et faire du porte-à-porte pour pousser à la vaccination" a expliqué le Premier ministre. "Nous allons également enviager de donner la possibilité aux entités fédérées dont les communes restent sous la barre des 70% de personnes vaccinées d'utiliser le Covid Safe Ticket d'une manière plus large que pour les événements."

Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS) a avancé la fracture socio-économique pour expliquer le plus faible taux de vaccination à Bruxelles. "Cette précarité entraine un taux de mortalité et de vaccination moins importante" "La situation actuelle ne permet pas de poursuivre les assouplissements. On ne renforce pas les règles mais on ne les assouplit pas" a-t-il expliqué. "Nous allons accentuer la décentralisation pour pousser aux gens de se faire vacciner. Nous allons le faire dans les écoles si nécessaire, dans les entreprises qui le demandent et nous évaluerons fin septembre, début octobre les résultats et à la lumière de ces résultats, nous envisagerons ou non de développer d'autres mesures qui pousseraient à la vaccination." La Région bruxelloise mise également sur le testing et a décidé de rendre les tests gratuits jusqu'au 15 septembre.

Frank Vandenbroucke a également souligné la volonté des entreprises et des écoles d'aider dans la vaccination. "Toutes une série d'acteurs se mobilisent pour aider les autorités publiques à poursuivre cette campagne de vaccination".

Vaccination obligatoire du personnel soignant

Alors que le ministre de la Santé s'était dit en faveur d'une vaccination des soignants, le Comité de concertation a décidé d'examiner les conditions pour la rendre obligatoire. "Pour certains, la vaccination est plus qu'un choix personnel, c'est un choix que si on travaille dans le secteur des soins de pouvoir le faire de la façon la plus sûre. Et cela veut dire éviter que les patients que l'on soigne ne deviennent malades" a expliqué le Premier ministre. Il a été demandé au ministre de la Santé d'examiner les conditions pour rendre la vaccination obligatoire pour tout le personnel soignant. "Cela pose beaucoup de questions. Il y a besoin de concertation mais nous devons nous demander ce qui est pratiquement nécessaire pour que cette norme évidente - que ceux qui travaillent dans les soins de santé se protègent et protègent leurs patients - devienne la règle générale", a insisté Frank Vandenbroucke.

Dans Le Vif, Philippe Devos, président du syndicat des médecins belges (Absym), s'est dit opposé à toute obligation, par principe. "Mais lorsque le bon sens et la démarche scientifique ne permettent pas d'atteindre l'objectif, on est obligé d'en arriver là."

Ecoles

La rentrée se fera en 100% présentiel dans l'enseignement obligatoire et supérieur, avec masque cependant.

Gestion de crise

A terme, la Belgique pourrait sortir de la phase fédérale de gestion de crise. Le commissariat Covid et le Centre national de crise ont été chargés de fournir un rapport sur la façon d'organiser la fin "éventuelle" de cette crise et la phase post-fédérale qui laissera en principe la primauté aux Régions. Le mandat du commissariat a été prolongé de six mois à cette fin.

"Dans notre pays, on voit un augmentation des cas, on pense que cette tendance pourrait durer encore quelque temps. Mais ces augmentations de cas ne se marquent pas par une forte augmentation des hospitalisations. Des hospitalisations qui peuvent restées gérables. Et cela est grâce à la vaccination" a commencé Alexander De Croo lors de la conférence de presse du Comité de concertation. "Près de 68% de la population est totalement vaccinée, et les infections graves et les décès dans les hôptiaux arrivent majoritairement chez les personnes non-vaccinées ou partiellement vaccinées. On voit donc que la vaccination fonctionne." "La liberté que l'on va retrouver, si on veut la préserver, il faut se vacciner" a ajouté Elio Di Rupo, ministre-président wallon. Cette situation permet de passer à la quatrième étape du plan d'été. Voici ce que le Comité de concertation a décidé ce vendredi.Le port du masque obligatoire dans les lieux publics et la distance d'1m et demi restent maintenues de manière provisoire. Une bonne ventilation aide également.Les mesures en place dans les cafés et les restaurants ne seront plus en vigueur à partir du 1er septembre, à l'exception du port du masque. Il n'y aurait donc plus d'heure limite, ni de nombre limite de personnes par table. Les terrasses, le niveau sonor, le service au bar ou les places debout seront également levées dès le mois prochain.Cet assouplissement ne vaut pas pour Bruxelles où les établissements horeca devront ainsi maintenir un nombre limité de personnes par tablée. L'heure de fermeture obligatoire est bloquée à 1h00 du matin et une distance d'1,5 mètre doit être conservée entre les tables.A lire sur le sujet > Mariages: voici les règles en vigueur à partir du 1er septembreLes fêtes privées, comme les mariages ou les fêtes entre amis, se dérouleront sans règles à partir du 1er septembre, et la danse pourra y être autorisée. Il n'y aura plus de restrictions pour les événements de moins de 200 personnes à l'intérieur et pour les événements de moins de 400 personnes en extérieur sauf si les autorités locales estiment qu'il faut garder certaines contraintes. Pour les événements de plus de 200 personnes à l'intérieur et de plus de 400 personnes à l'extérieur, les organisateurs pourront utiliser, s'ils le souhaitent, le Covid Safe Ticket. Dès octobre, cette jauge pourrait être remontée à 500 et 750.Le Covid Safe Ticket est accessible aux personnes vaccinées, aux personnes qui ont été testées négatives ou aux personnes qui diposent d'un certificat de rétablissement. Il peut être téléchargé sur l'application CovidSafe ou téléchargé sur masanté.À partir du 1er septembre, le port du masque n'est plus obligatoire dans les espaces accessibles au public des entreprises, des collectivités publiques ou des associations, ainsi que dans le secteur culturel, festif, sportif, récréatif et événementiel pour les événements et fêtes privées rassemblant moins de 200 personnes à l'intérieur et 400 personnes à l'extérieur, sauf si la commune en décide autrement.Si vous n'êtes pas vacciné et s'il vous est demandé de faire un test à votre retour de vacances, ou parce que vous avez été un cas contact, ce test devait se faire actuellement le premier ou le deuxième jour après votre retour. Un test sera également demandé 7 jours après le retour.Changement également chez vous. Actuellement, le nombre de personnes qu'il est possible d'inviter chez soi est toujours limité à 8. La règle des 8 tombe à partir du 1er septembre. Chacun pourra à nouveau recevoir un nombre illimité d'invités à son domicile.La vie nocturne est aussi au coeur des débats de ce vendredi. Fermés depuis mars 2020, les discothèques et les cafés qui disposent d'une piste de danse pourront rouvrir à partir du 1e octobresur base de protocoles en matière de ventilation. Sauf à Bruxelles, où les mesures d'assouplissement ont été mises sur pause. Les entités fédérées pourront décider de se montrer plus strictes dans les modalités. Les conditions de réouverture de ce secteur restent à déterminer, mais sont, selon le vice-Premier ministre Vincent Van Quickenborne, entre autres liées au nombre de personnes sur une certaine surface et aux obligations de ventilation. "Les entités fédérées sont également autorisées à imposer des modalités. Il n'est donc pas inconcevable que la réouverture à Bruxelles prenne encore plus de temps."L'approche sera plus stricte à Bruxelles où 60% des adultes sont totalement vaccinés contre 88% en Flandre et 77% en Wallonie. L'assouplissement des mesures est mis en pause à Bruxelles et des efforts seront réalisés pour augmenter la vaccination. "Il va falloir être créatif et faire du porte-à-porte pour pousser à la vaccination" a expliqué le Premier ministre. "Nous allons également enviager de donner la possibilité aux entités fédérées dont les communes restent sous la barre des 70% de personnes vaccinées d'utiliser le Covid Safe Ticket d'une manière plus large que pour les événements." Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS) a avancé la fracture socio-économique pour expliquer le plus faible taux de vaccination à Bruxelles. "Cette précarité entraine un taux de mortalité et de vaccination moins importante" "La situation actuelle ne permet pas de poursuivre les assouplissements. On ne renforce pas les règles mais on ne les assouplit pas" a-t-il expliqué. "Nous allons accentuer la décentralisation pour pousser aux gens de se faire vacciner. Nous allons le faire dans les écoles si nécessaire, dans les entreprises qui le demandent et nous évaluerons fin septembre, début octobre les résultats et à la lumière de ces résultats, nous envisagerons ou non de développer d'autres mesures qui pousseraient à la vaccination." La Région bruxelloise mise également sur le testing et a décidé de rendre les tests gratuits jusqu'au 15 septembre. Frank Vandenbroucke a également souligné la volonté des entreprises et des écoles d'aider dans la vaccination. "Toutes une série d'acteurs se mobilisent pour aider les autorités publiques à poursuivre cette campagne de vaccination".Alors que le ministre de la Santé s'était dit en faveur d'une vaccination des soignants, le Comité de concertation a décidé d'examiner les conditions pour la rendre obligatoire. "Pour certains, la vaccination est plus qu'un choix personnel, c'est un choix que si on travaille dans le secteur des soins de pouvoir le faire de la façon la plus sûre. Et cela veut dire éviter que les patients que l'on soigne ne deviennent malades" a expliqué le Premier ministre. Il a été demandé au ministre de la Santé d'examiner les conditions pour rendre la vaccination obligatoire pour tout le personnel soignant. "Cela pose beaucoup de questions. Il y a besoin de concertation mais nous devons nous demander ce qui est pratiquement nécessaire pour que cette norme évidente - que ceux qui travaillent dans les soins de santé se protègent et protègent leurs patients - devienne la règle générale", a insisté Frank Vandenbroucke.Dans Le Vif, Philippe Devos, président du syndicat des médecins belges (Absym), s'est dit opposé à toute obligation, par principe. "Mais lorsque le bon sens et la démarche scientifique ne permettent pas d'atteindre l'objectif, on est obligé d'en arriver là."La rentrée se fera en 100% présentiel dans l'enseignement obligatoire et supérieur, avec masque cependant. A terme, la Belgique pourrait sortir de la phase fédérale de gestion de crise. Le commissariat Covid et le Centre national de crise ont été chargés de fournir un rapport sur la façon d'organiser la fin "éventuelle" de cette crise et la phase post-fédérale qui laissera en principe la primauté aux Régions. Le mandat du commissariat a été prolongé de six mois à cette fin.