"La situation est meilleure qu'il y a quatre semaines. Nous avons réussi à modifier la courbe et à éviter une situation dramatique. Nous avons tous fait des efforts, lourds, et c'est notre mérité, des 11 millions de Belges. Maintenant, il faut maintenir le cap, que les efforts soient poursuivis. Nous ne pouvons pas les mettre à mal. Même si la situation est moins dramatique aujourd'hui, elle reste particulièrement grave. Nous sommes toujours dans la phase d'alerte maximale. Le virus est toujours très présent, il y a encore trop de contaminations, la pression est toujours grande sur les hôpitaux", explique le Premier ministre Alexander De Croo. Le Comité de concertation a donc décidé d'être prudent, et de conserver des mesures strictes, surtout à l'approche de l'hiver, plus favorable à la circulation des virus, dont le Covid.

Réouverture des commerces non-essentiels

A partir du 1er décembre, les magasins non essentiels pourront rouvrir, avec des conditions strictes, de manière responsable et en toute sécurité. "Pas de shopping de détente", avertit le Premier ministre. Cela devra se faire rapidement, et seul. Il fait appel à la responsabilité des commerçants, des autorités locales, mais aussi du citoyen, notamment en ce qui concerne les gestes barrière : "Portez un masque. Désinfectez vos mains. Si vous voyez qu'il y a trop de monde, revenez plus tard."

Les musées pourront également rouvrir. En revanche, les coiffeurs, les esthéticiennes et les autres métiers de contacts restent fermés.

Pas de déconfinement avant mi-janvier

Cette mesure ne s'inscrit aucunement dans le contexte d'un début de déconfinement. Ni les restaurants, ni les bars, ni le secteur événementiel ne devraient pouvoir rouvrir avant un bon moment.

"Nous devons traverser toute la période hivernale au mieux. C'est une période difficile, où on est plus souvent à l'intérieur où le virus circule plus facilement. Nous avons une mission collective: faire baisser les chiffres, jour après jour, semaine après semaine. Quand les chiffres seront assez faibles, nous pourrons adapter nos comportements, mais ce ne sera pas avant mi-janvier. Dans les semaines à venir, il ne faudra pas gâcher les efforts fournis", insiste De Croo. "Si nous devions avoir une troisième vague, elle sera encore plus difficile à gérer."

Le secteur soulagé

Daniel Cauwel, Président du SDI (Fédération patronale interprofessionnelle) et membre de la Chambre des Classes Moyennes du Conseil Economique et Social bruxellois, n'a pas tardé à réagir : "Nous sommes soulagés ! Alors que la période des fêtes de fin d'année se rapproche à grands pas, des milliers d'indépendants et de commerçants exsangues reçoivent enfin des perspectives concrètes de sortie de crise. C'était indispensable, car leurs réserves financières s'épuisent de jour en jour et elles ne sont pas illimitées..." Selon un sondage réalisé par le SDI, pas moins de huit commerces sur dix craignent pour leur survie.

Les secteurs fermés bénéficieront d'aides, celles qui sont pour l'instant en place seront prolongées.

Des fêtes de Noël très strictes

Cette année, les fêtes de Noël seront différentes. Nous pourrons le fêter uniquement au sein de sa bulle, a annoncé Alexander De Croo. Une petite exception cependant: "le soir de Noël (le 24 ou le 25), les personnes seules pourront inviter leurs deux contacts rapprochés, en même temps."

Le couvre-feu et l'interdiction de rassemblements restent d'application. Les feux d'artifices seront interdits à Nouvel An.

"Si certains sont déçus, je le comprends. Nous devons faire le maximum pour se protéger, traverser cette période difficile ensemble. Il ne faut pas gâcher en 4 jours ce que nous avons fait ces dernières semaines", insiste le Premier ministre.

Stratégie

Les voyages non essentiels vers les zones rouges sont toujours strictement déconseillés. Il y aura des contrôles pour vérifier si les personnes qui rentrent de l'étranger ont bien rempli le Passenger Locator Form et si les mesures sont bien respectées au retour d'une zone rouge.

"J'ai des sentiments partagés, mais nous avons décidé ce qu'il fallait décidé", estime le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. "Quand on est nombreux, cela profite au virus. Gardez les distances, portez un masque. Nous avons défini ces règles pour éviter la propagation, mais on se rend bien compte que c'est très difficile."

Un message difficile, mais "qui s'inscrit dans une stratégie." Des assouplissements pourront être envisagés au sein du Comité de concertation si on atteint le seuil de 800 contaminations par jour, pas plus de 75 nouvelles hospitalisations et que les indicateurs de tendances soient dans une évolution positive.

"La situation est meilleure qu'il y a quatre semaines. Nous avons réussi à modifier la courbe et à éviter une situation dramatique. Nous avons tous fait des efforts, lourds, et c'est notre mérité, des 11 millions de Belges. Maintenant, il faut maintenir le cap, que les efforts soient poursuivis. Nous ne pouvons pas les mettre à mal. Même si la situation est moins dramatique aujourd'hui, elle reste particulièrement grave. Nous sommes toujours dans la phase d'alerte maximale. Le virus est toujours très présent, il y a encore trop de contaminations, la pression est toujours grande sur les hôpitaux", explique le Premier ministre Alexander De Croo. Le Comité de concertation a donc décidé d'être prudent, et de conserver des mesures strictes, surtout à l'approche de l'hiver, plus favorable à la circulation des virus, dont le Covid.A partir du 1er décembre, les magasins non essentiels pourront rouvrir, avec des conditions strictes, de manière responsable et en toute sécurité. "Pas de shopping de détente", avertit le Premier ministre. Cela devra se faire rapidement, et seul. Il fait appel à la responsabilité des commerçants, des autorités locales, mais aussi du citoyen, notamment en ce qui concerne les gestes barrière : "Portez un masque. Désinfectez vos mains. Si vous voyez qu'il y a trop de monde, revenez plus tard."Les musées pourront également rouvrir. En revanche, les coiffeurs, les esthéticiennes et les autres métiers de contacts restent fermés.Cette mesure ne s'inscrit aucunement dans le contexte d'un début de déconfinement. Ni les restaurants, ni les bars, ni le secteur événementiel ne devraient pouvoir rouvrir avant un bon moment. "Nous devons traverser toute la période hivernale au mieux. C'est une période difficile, où on est plus souvent à l'intérieur où le virus circule plus facilement. Nous avons une mission collective: faire baisser les chiffres, jour après jour, semaine après semaine. Quand les chiffres seront assez faibles, nous pourrons adapter nos comportements, mais ce ne sera pas avant mi-janvier. Dans les semaines à venir, il ne faudra pas gâcher les efforts fournis", insiste De Croo. "Si nous devions avoir une troisième vague, elle sera encore plus difficile à gérer."Daniel Cauwel, Président du SDI (Fédération patronale interprofessionnelle) et membre de la Chambre des Classes Moyennes du Conseil Economique et Social bruxellois, n'a pas tardé à réagir : "Nous sommes soulagés ! Alors que la période des fêtes de fin d'année se rapproche à grands pas, des milliers d'indépendants et de commerçants exsangues reçoivent enfin des perspectives concrètes de sortie de crise. C'était indispensable, car leurs réserves financières s'épuisent de jour en jour et elles ne sont pas illimitées..." Selon un sondage réalisé par le SDI, pas moins de huit commerces sur dix craignent pour leur survie.Les secteurs fermés bénéficieront d'aides, celles qui sont pour l'instant en place seront prolongées. Cette année, les fêtes de Noël seront différentes. Nous pourrons le fêter uniquement au sein de sa bulle, a annoncé Alexander De Croo. Une petite exception cependant: "le soir de Noël (le 24 ou le 25), les personnes seules pourront inviter leurs deux contacts rapprochés, en même temps."Le couvre-feu et l'interdiction de rassemblements restent d'application. Les feux d'artifices seront interdits à Nouvel An."Si certains sont déçus, je le comprends. Nous devons faire le maximum pour se protéger, traverser cette période difficile ensemble. Il ne faut pas gâcher en 4 jours ce que nous avons fait ces dernières semaines", insiste le Premier ministre. Les voyages non essentiels vers les zones rouges sont toujours strictement déconseillés. Il y aura des contrôles pour vérifier si les personnes qui rentrent de l'étranger ont bien rempli le Passenger Locator Form et si les mesures sont bien respectées au retour d'une zone rouge. "J'ai des sentiments partagés, mais nous avons décidé ce qu'il fallait décidé", estime le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. "Quand on est nombreux, cela profite au virus. Gardez les distances, portez un masque. Nous avons défini ces règles pour éviter la propagation, mais on se rend bien compte que c'est très difficile." Un message difficile, mais "qui s'inscrit dans une stratégie." Des assouplissements pourront être envisagés au sein du Comité de concertation si on atteint le seuil de 800 contaminations par jour, pas plus de 75 nouvelles hospitalisations et que les indicateurs de tendances soient dans une évolution positive.