Les organisations d'indépendants ont salué la décision du Comité de concertation d'autoriser la réouverture des commerces non-essentiels le 1er décembre. Le Syndicat neutre pour indépendants et l'Union des Classes moyennes déplorent cependant le maintien de la fermeture des professions de contact.

UCM et SNI saluent la décision de rouvrir les commerces non-essentiels

Même si l'UWE (Union wallonne des entreprises) regrette que la situation sanitaire ne permette pas encore la réouverture de la totalité des secteurs, cette réouverture partielle, elle apportera néanmoins une bouffée d'oxygène à bon nombre de commerçants.

Pour Olivier de Wasseige, "les mesures annoncées aujourd'hui offrent donc un fameux bol d'air à de très nombreuses entreprises au bord de la rupture, ainsi qu'à leur personnel. La réouverture étendue à la majorité des commerces est une manière de soutenir quantité de chefs d'entreprise dans une période cruciale pour leur activité, puisqu'ils y réalisent la majeure partie de leur chiffre d'affaires, tout comme leurs fournisseurs."

L'Union wallonne des entreprises tient à témoigner toute sa solidarité envers les commerçants qui ne pourront pas rouvrir et fera tout pour les aider. "Elle demande notamment que les différents gouvernements mettent en place toutes les mesures de soutien nécessaires pour leur permettre de passer le cap de cette période très délicate et de relancer leur activité lorsque les conditions le permettront" souligne encore son communiqué.

Même soulagement du côté de la Fédération patronale Interprofessionnelle (SDI) qui s'exprime sur Facebook: " A moins d'un mois de Noël, il aurait été véritablement incompréhensible de ne pas permettre aux commerces de rouvrir !"

Daniel Cauwel, le président du SDI, n'a pas tardé à réagir lui aussi: "Nous sommes soulagés ! Alors que la période des fêtes de fin d'année se rapproche à grands pas, des milliers d'indépendants et de commerçants exsangues reçoivent enfin des perspectives concrètes de sortie de crise. C'était indispensable, car leurs réserves financières s'épuisent de jour en jour et elles ne sont pas illimitées..."

Selon un sondage réalisé par la Fédération patronale Interprofessionnelle, pas moins de huit commerces sur dix craignent pour leur survie.

Fermeture des métiers de contacts : une catastrophe

Le SNI craint que la fermeture des coiffeurs, esthéticiens ou les autres professions de contact n'engendre un tourisme frontalier aux Pays-Bas et en France. "Le virus ne connaît pas de frontières et cela lui donnera la possibilité de circuler davantage. Nous voulons que les entrepreneurs ayant un métier de contact en Belgique aient très rapidement une perspective", commente Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

L'UCM déplore aussi le maintien de la fermeture des métiers dits de contact, "synonyme de catastrophe", selon elle. "Ce sont des centaines d'emplois qui sont concernés. Ne parlons pas du secteur de l'horeca pour qui aucune perspective n'est possible... ou encore les secteurs du voyage, de la culture, de l'évènementiel."

L'organisation demande la prolongation de mesures de soutien comme le chômage temporaire pour force majeure, le droit passerelle... Un maintien promis par le Premier ministre lors de la conférence de presse consécutive au Comité de concertation.

Cinéma: "Le secteur a besoin d'une aide spécifique"

La Fédération des cinémas de Belgique se dit vendredi très déçue de la prolongation de la fermeture des salles jusqu'au moins fin janvier, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. "Il faut maintenant un soutien spécifique et substantiel pour le secteur des cinémas", estime son secrétaire, Thierry Laermans. "Sinon nous courons à la catastrophe."

Thierry Laermans rappelle que la période hivernale est généralement la plus chargée de l'année pour le secteur. "Devoir fermer, c'est une gifle économique incroyable", ajoute-t-il. "Nous avions demandé à pouvoir rouvrir mi-décembre comme en France. Nous comprenons que la crise sanitaire n'est pas encore terminée mais nous avons prouvé qu'une visite au cinéma était parfaitement sûre. Nous sommes très déçus que le public ne soit pas autorisé à se détendre un peu."

Pour la Fédération des cinémas de Belgique, les mesures de soutien mises en place ne compenseront pas les revenus perdus des mois précédents. "Une vraie aide est nécessaire d'urgence", plaide le secteur.

Comeos se félicite de la réouverture des commerces

La fédération du commerce et des services (Comeos) se réjouit de la réouverture des commerces non-essentiels décidée par le Comité de concertation vendredi. "Ce n'est pas trop tôt. Chaque jour de fermeture représentait une perte de 100 millions d'euros. Je suis heureux que les virologues aient reconnu nos efforts pour permettre aux clients de faire leurs achats en toute sécurité", a commenté le CEO de Comeos, Dominque Michel.

La fédération a toujours martelé que toutes les mesures étaient prises pour garantir la sécurité du personnel et des clients, comme la limitation du nombre de personnes présentes en même temps et l'obligation du port du masque, rappelle-t-elle. "La jauge fixée à un client par 10 m2 est la plus stricte d'Europe (en France, par exemple, elle est d'un par 8 m2, NDLR) et il sera obligatoire de faire ses achats seul à partir de la réouverture mardi", souligne M. Michel.

Comeos avait mis en garde quant au fait qu'un maintien de la fermeture entraînerait une explosion du shopping transfrontalier. "Selon nos chiffres, des commerces très proches au Luxembourg et aux Pays-Bas ont enregistré, grâce aux clients belges, des chiffres d'affaires en hausse de 50 à 200% par rapport à l'an passé", certains n'hésitant pas à faire de la publicité au-delà de la frontière, relève le CEO de la fédération.

"Ce que le gouvernement a décidé est très strict, mais très courageux"

L'infectiologue et ancienne présidente du groupe d'experts chargé de la stratégie de sortie du confinement (Gees), s'exprimant au micro de la VRT, a qualifié les nouvelles mesures sanitaires décidées par le gouvernement de "très strictes, mais aussi très courageuses".

Le Comité a pris des mesures beaucoup plus strictes que certains des pays voisins. Selon Mme Vlieghe, il reste à voir quel sera l'effet des règles plus souples chez ceux-ci. "Nous devons voir comment la situation évolue en Allemagne, par exemple".

L'infectiologue a ainsi apporté son soutien aux gouvernements du pays: "Je les suis dans leur ambition de tout garder sous contrôle. Le virus peut parfaitement se transmettre lors des réunions de famille. Il n'est pas tenable de s'asseoir à la table avec quatre, six ou huit personnes".

De son côté, le virologue Marc Van Ranst estime que "c'est tout ce que nous pouvons nous permettre pour le moment." "Ce sera un Noël dont on se souviendra mais pour sa convivialité. Personne ne trouve cela plaisant mais c'est comme cela", a-t-il ajouté, sur le plateau de VTM Nieuws.

Le virologue juge également logique que rien ne change pour l'heure dans les mesures en vigueur, à l'exception de la réouverture des magasins. Le fait que les magasins rouvrent un mardi et non un samedi est également une bonne chose, selon l'expert.

La réouverture des musées est aussi logique, selon Marc Van Ranst car il s'agit d'un "environnement contrôlé".

Réactions diverses

Et si certains approuvent les décisions prises ce soir, d'autres en revanche les trouvent bien trop frileuses:

Les organisations d'indépendants ont salué la décision du Comité de concertation d'autoriser la réouverture des commerces non-essentiels le 1er décembre. Le Syndicat neutre pour indépendants et l'Union des Classes moyennes déplorent cependant le maintien de la fermeture des professions de contact.UCM et SNI saluent la décision de rouvrir les commerces non-essentielsMême si l'UWE (Union wallonne des entreprises) regrette que la situation sanitaire ne permette pas encore la réouverture de la totalité des secteurs, cette réouverture partielle, elle apportera néanmoins une bouffée d'oxygène à bon nombre de commerçants. Pour Olivier de Wasseige, "les mesures annoncées aujourd'hui offrent donc un fameux bol d'air à de très nombreuses entreprises au bord de la rupture, ainsi qu'à leur personnel. La réouverture étendue à la majorité des commerces est une manière de soutenir quantité de chefs d'entreprise dans une période cruciale pour leur activité, puisqu'ils y réalisent la majeure partie de leur chiffre d'affaires, tout comme leurs fournisseurs."L'Union wallonne des entreprises tient à témoigner toute sa solidarité envers les commerçants qui ne pourront pas rouvrir et fera tout pour les aider. "Elle demande notamment que les différents gouvernements mettent en place toutes les mesures de soutien nécessaires pour leur permettre de passer le cap de cette période très délicate et de relancer leur activité lorsque les conditions le permettront" souligne encore son communiqué.Même soulagement du côté de la Fédération patronale Interprofessionnelle (SDI) qui s'exprime sur Facebook: " A moins d'un mois de Noël, il aurait été véritablement incompréhensible de ne pas permettre aux commerces de rouvrir !"Daniel Cauwel, le président du SDI, n'a pas tardé à réagir lui aussi: "Nous sommes soulagés ! Alors que la période des fêtes de fin d'année se rapproche à grands pas, des milliers d'indépendants et de commerçants exsangues reçoivent enfin des perspectives concrètes de sortie de crise. C'était indispensable, car leurs réserves financières s'épuisent de jour en jour et elles ne sont pas illimitées..." Selon un sondage réalisé par la Fédération patronale Interprofessionnelle, pas moins de huit commerces sur dix craignent pour leur survie.Fermeture des métiers de contacts : une catastropheLe SNI craint que la fermeture des coiffeurs, esthéticiens ou les autres professions de contact n'engendre un tourisme frontalier aux Pays-Bas et en France. "Le virus ne connaît pas de frontières et cela lui donnera la possibilité de circuler davantage. Nous voulons que les entrepreneurs ayant un métier de contact en Belgique aient très rapidement une perspective", commente Christine Mattheeuws, présidente du SNI. L'UCM déplore aussi le maintien de la fermeture des métiers dits de contact, "synonyme de catastrophe", selon elle. "Ce sont des centaines d'emplois qui sont concernés. Ne parlons pas du secteur de l'horeca pour qui aucune perspective n'est possible... ou encore les secteurs du voyage, de la culture, de l'évènementiel." L'organisation demande la prolongation de mesures de soutien comme le chômage temporaire pour force majeure, le droit passerelle... Un maintien promis par le Premier ministre lors de la conférence de presse consécutive au Comité de concertation.Cinéma: "Le secteur a besoin d'une aide spécifique" La Fédération des cinémas de Belgique se dit vendredi très déçue de la prolongation de la fermeture des salles jusqu'au moins fin janvier, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. "Il faut maintenant un soutien spécifique et substantiel pour le secteur des cinémas", estime son secrétaire, Thierry Laermans. "Sinon nous courons à la catastrophe."Thierry Laermans rappelle que la période hivernale est généralement la plus chargée de l'année pour le secteur. "Devoir fermer, c'est une gifle économique incroyable", ajoute-t-il. "Nous avions demandé à pouvoir rouvrir mi-décembre comme en France. Nous comprenons que la crise sanitaire n'est pas encore terminée mais nous avons prouvé qu'une visite au cinéma était parfaitement sûre. Nous sommes très déçus que le public ne soit pas autorisé à se détendre un peu." Pour la Fédération des cinémas de Belgique, les mesures de soutien mises en place ne compenseront pas les revenus perdus des mois précédents. "Une vraie aide est nécessaire d'urgence", plaide le secteur.Comeos se félicite de la réouverture des commercesLa fédération du commerce et des services (Comeos) se réjouit de la réouverture des commerces non-essentiels décidée par le Comité de concertation vendredi. "Ce n'est pas trop tôt. Chaque jour de fermeture représentait une perte de 100 millions d'euros. Je suis heureux que les virologues aient reconnu nos efforts pour permettre aux clients de faire leurs achats en toute sécurité", a commenté le CEO de Comeos, Dominque Michel.La fédération a toujours martelé que toutes les mesures étaient prises pour garantir la sécurité du personnel et des clients, comme la limitation du nombre de personnes présentes en même temps et l'obligation du port du masque, rappelle-t-elle. "La jauge fixée à un client par 10 m2 est la plus stricte d'Europe (en France, par exemple, elle est d'un par 8 m2, NDLR) et il sera obligatoire de faire ses achats seul à partir de la réouverture mardi", souligne M. Michel. Comeos avait mis en garde quant au fait qu'un maintien de la fermeture entraînerait une explosion du shopping transfrontalier. "Selon nos chiffres, des commerces très proches au Luxembourg et aux Pays-Bas ont enregistré, grâce aux clients belges, des chiffres d'affaires en hausse de 50 à 200% par rapport à l'an passé", certains n'hésitant pas à faire de la publicité au-delà de la frontière, relève le CEO de la fédération."Ce que le gouvernement a décidé est très strict, mais très courageux"L'infectiologue et ancienne présidente du groupe d'experts chargé de la stratégie de sortie du confinement (Gees), s'exprimant au micro de la VRT, a qualifié les nouvelles mesures sanitaires décidées par le gouvernement de "très strictes, mais aussi très courageuses".Le Comité a pris des mesures beaucoup plus strictes que certains des pays voisins. Selon Mme Vlieghe, il reste à voir quel sera l'effet des règles plus souples chez ceux-ci. "Nous devons voir comment la situation évolue en Allemagne, par exemple". L'infectiologue a ainsi apporté son soutien aux gouvernements du pays: "Je les suis dans leur ambition de tout garder sous contrôle. Le virus peut parfaitement se transmettre lors des réunions de famille. Il n'est pas tenable de s'asseoir à la table avec quatre, six ou huit personnes". De son côté, le virologue Marc Van Ranst estime que "c'est tout ce que nous pouvons nous permettre pour le moment." "Ce sera un Noël dont on se souviendra mais pour sa convivialité. Personne ne trouve cela plaisant mais c'est comme cela", a-t-il ajouté, sur le plateau de VTM Nieuws. Le virologue juge également logique que rien ne change pour l'heure dans les mesures en vigueur, à l'exception de la réouverture des magasins. Le fait que les magasins rouvrent un mardi et non un samedi est également une bonne chose, selon l'expert. La réouverture des musées est aussi logique, selon Marc Van Ranst car il s'agit d'un "environnement contrôlé".Réactions diversesEt si certains approuvent les décisions prises ce soir, d'autres en revanche les trouvent bien trop frileuses: