"C'était important de se retrouver aujourd'hui parce qu'un mouvement citoyen ça vit par des moments comme celui-ci, avec l'enthousiasme de se retrouver, mais surtout parce qu'il faut dire que le climat doit être aujourd'hui la colonne vertébrale de la reconstruction post-Covid", a déclaré dimanche à Belga Nicolas Van Nuffel, président de la Coalition climat.

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. © Belga

"Le mouvement climat a occupé la rue durant toute l'année 2019. Est arrivée ensuite la crise sanitaire, qu'il fallait gérer bien entendu, mais maintenant, après un an et demi, il est temps de remettre la pression pour obtenir des mesures pour le climat. Le confinement ne nous a pas empêchés d'agir - et nous n'y serions pas arrivés si on n'avait pas eu la rue derrière nous avant cela - mais il faut qu'on remette le climat au coeur de la tension politique après cette crise Covid et juste avant la COP26 à Glasgow", a déclaré Nicolas Van Nuffel. Depuis les dernières marches pour le climat en 2019, une condamnation est aussi tombée dans le procès de l'"affaire climat".

Le tribunal de première instance de Bruxelles a condamné l'État fédéral belge et ses trois Régions pour leur politique climatique négligente. "Le tribunal les condamne pour leur inaction, mais ne dit pas ce qu'il faut faire", a expliqué Nicolas Van Nuffel. "Là aussi, il est temps d'avoir un vrai plan national pour le climat et c'est ce que nous réclamons. Pour le moment, on a des mesures fédérales, régionales Chacun agit dans son coin. La Coalition climat a déposé plus de cent propositions sur la table du politique en mars dernier. On ne prétend pas que ça suffit, mais ça peut être une base pour la discussion", a-t-il affirmé.

Ce dimanche, des dizaines de milliers de citoyens belges et des organisations citoyennes ont répondu présents à Bruxelles pour exiger une politique climatique ambitieuse. Dès 14h00, l'imposant cortège de manifestants s'est élancé depuis la gare du Nord, pour remonter ensuite le boulevard du Jardin Botanique et la petite ceinture avant d'emprunter la rue de la Loi et d'arriver dans le parc du Cinquantenaire.

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Des artistes engagés en faveur du climat, comme le chanteur Saule, sont montés sur une scène pour quelques chansons, avant de céder la place aux organisateurs pour des discours. Des victimes des inondations de juillet et des femmes du peuple indigène Sarayaku en Equateur, qui se battent contre l'exploitation illégale de leurs terres, ont également eu voix au chapitre.

"Cet été, la crise climatique nous a frappés directement ici en Belgique", a relaté une habitante de Chaudfontaine, victime des inondations. "J'avais déjà participé aux marches climat par le passé, mais aujourd'hui je ne suis plus simplement une citoyenne inquiète, je suis une réfugiée climatique", a-t-elle témoigné. La Coalition climat, à l'origine de la manifestation de dimanche, rassemble plus de 90 organisations environnementales, des syndicats, des mouvements de jeunesse, des mutualités, des organisations des droits humains, des associations de lutte contre la pauvreté ou encore des organisations socioculturelles. La COP26, qui réunira les dirigeants de nombreux pays du monde, se tiendra du 31 octobre au 12 novembre prochains à Glasgow, en Écosse. L'un des principaux enjeux vise à maintenir l'objectif de réchauffement climatique à seulement +1,5 °C, tout en visant la neutralité carbone en 2050.

"C'était important de se retrouver aujourd'hui parce qu'un mouvement citoyen ça vit par des moments comme celui-ci, avec l'enthousiasme de se retrouver, mais surtout parce qu'il faut dire que le climat doit être aujourd'hui la colonne vertébrale de la reconstruction post-Covid", a déclaré dimanche à Belga Nicolas Van Nuffel, président de la Coalition climat."Le mouvement climat a occupé la rue durant toute l'année 2019. Est arrivée ensuite la crise sanitaire, qu'il fallait gérer bien entendu, mais maintenant, après un an et demi, il est temps de remettre la pression pour obtenir des mesures pour le climat. Le confinement ne nous a pas empêchés d'agir - et nous n'y serions pas arrivés si on n'avait pas eu la rue derrière nous avant cela - mais il faut qu'on remette le climat au coeur de la tension politique après cette crise Covid et juste avant la COP26 à Glasgow", a déclaré Nicolas Van Nuffel. Depuis les dernières marches pour le climat en 2019, une condamnation est aussi tombée dans le procès de l'"affaire climat". Le tribunal de première instance de Bruxelles a condamné l'État fédéral belge et ses trois Régions pour leur politique climatique négligente. "Le tribunal les condamne pour leur inaction, mais ne dit pas ce qu'il faut faire", a expliqué Nicolas Van Nuffel. "Là aussi, il est temps d'avoir un vrai plan national pour le climat et c'est ce que nous réclamons. Pour le moment, on a des mesures fédérales, régionales Chacun agit dans son coin. La Coalition climat a déposé plus de cent propositions sur la table du politique en mars dernier. On ne prétend pas que ça suffit, mais ça peut être une base pour la discussion", a-t-il affirmé. Ce dimanche, des dizaines de milliers de citoyens belges et des organisations citoyennes ont répondu présents à Bruxelles pour exiger une politique climatique ambitieuse. Dès 14h00, l'imposant cortège de manifestants s'est élancé depuis la gare du Nord, pour remonter ensuite le boulevard du Jardin Botanique et la petite ceinture avant d'emprunter la rue de la Loi et d'arriver dans le parc du Cinquantenaire. Des artistes engagés en faveur du climat, comme le chanteur Saule, sont montés sur une scène pour quelques chansons, avant de céder la place aux organisateurs pour des discours. Des victimes des inondations de juillet et des femmes du peuple indigène Sarayaku en Equateur, qui se battent contre l'exploitation illégale de leurs terres, ont également eu voix au chapitre. "Cet été, la crise climatique nous a frappés directement ici en Belgique", a relaté une habitante de Chaudfontaine, victime des inondations. "J'avais déjà participé aux marches climat par le passé, mais aujourd'hui je ne suis plus simplement une citoyenne inquiète, je suis une réfugiée climatique", a-t-elle témoigné. La Coalition climat, à l'origine de la manifestation de dimanche, rassemble plus de 90 organisations environnementales, des syndicats, des mouvements de jeunesse, des mutualités, des organisations des droits humains, des associations de lutte contre la pauvreté ou encore des organisations socioculturelles. La COP26, qui réunira les dirigeants de nombreux pays du monde, se tiendra du 31 octobre au 12 novembre prochains à Glasgow, en Écosse. L'un des principaux enjeux vise à maintenir l'objectif de réchauffement climatique à seulement +1,5 °C, tout en visant la neutralité carbone en 2050.