Ce dimanche, des dizaines de milliers de citoyens belges et des organisations citoyennes ont répondu présents à Bruxelles pour exiger une politique climatique ambitieuse. Dès 14h00, l'imposant cortège de manifestants s'est élancé depuis la gare du Nord, pour remonter ensuite le boulevard du Jardin Botanique et la petite ceinture avant d'emprunter la rue de la Loi et d'arriver dans le parc du Cinquantenaire.

Environ 50.000 personnes sont désormais recensées à la Marche pour le climat à Bruxelles, une heure et demi après que l'immense cortège se soit élancé de la gare du Nord, selon les équipes de stewards qui encadrent la manifestation avec la police. Cette nouvelle estimation ne peut cependant pas être encore confirmée, a indiqué à Belga Olivier Slosse, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles. Un comptage plus précis est encore en cours. Du côté des organisateurs, le chiffre de 70.000 participants avait été avancé sur Twitter par Anuna De Wever, l'une des figures du mouvement.

"C'était important de se retrouver aujourd'hui parce qu'un mouvement citoyen ça vit par des moments comme celui-ci, avec l'enthousiasme de se retrouver, mais surtout parce qu'il faut dire que le climat doit être aujourd'hui la colonne vertébrale de la reconstruction post-Covid", a déclaré dimanche à Belga Nicolas Van Nuffel, président de la Coalition climat.

null, belga
null © belga

"Le mouvement climat a occupé la rue durant toute l'année 2019. Est arrivée ensuite la crise sanitaire, qu'il fallait gérer bien entendu, mais maintenant, après un an et demi, il est temps de remettre la pression pour obtenir des mesures pour le climat. Le confinement ne nous a pas empêché d'agir - et nous n'y serions pas arrivés si on n'avait pas eu la rue derrière nous avant cela - mais il faut qu'on remette le climat au coeur de la tension politique après cette crise Covid et juste avant la COP26 à Glasgow", a déclaré Nicolas Van Nuffel.

Le cortège a démarré peu après 14h00 de la gare du Nord. Le boulevard du Jardin Botanique puis la petite ceinture ont vite été noirs de monde dès la mise en mouvement de tous les manifestants présents. La foule s'étire actuellement sur toute la petite ceinture pour rejoindre le parc du Cinquantenaire sur les coups de 16h00.

#Backtotheclimate

Après un an et demi de quasi-absence dans les rues en raison du contexte sanitaire et à trois semaines de la COP26, ONG, syndicats, mutualités, organisations de jeunesse et mouvements citoyens, rassemblés sous le nom de Coalition climat, ont lancé un nouvel appel à la mobilisation de masse dimanche à Bruxelles. Les manifestants réclament que les autorités étatiques respectent leurs engagements pour lutter contre le réchauffement climatique.

Belga
© Belga

Après un an et demi de pause forcée, la Coalition Climat repart donc à l'action avec une nouvelle marche organisée à Bruxelles ce dimanche : #Backtotheclimate. "C'est le point de bascule : restons-nous empêtrés dans ce monde d'avant ou optons-nous pour un monde solidaire, juste et durable?" questionne l'ASBL.

Coronavirus oblige, les manifestations pour le climat qui avaient rythmé l'année 2019 avaient dû être mises sur pause. Mais pendant que la pandémie paralysait le monde, le changement climatique poursuivait ses ravages. Niveau des mers en hausse, banquises en recul, concentration de gaz à effet de serre inégalée, pour ne reprendre que les principaux constats du rapport alarmant du Giec, publié en août dernier... Puis les inondations de juillet, évidemment. "Un électrochoc pour la Belgique", selon Greenpeace. Qui prévient : "ce n'est qu'un aperçu de ce qui nous attend si on ne fait rien".

Alors, à la veille de la Cop 26 qui débutera le 1er novembre prochain en Ecosse, la Coalition Climat a décidé de battre à nouveau le pavé. Pour la première fois depuis mars 2020. Baptisé #Backtotheclimate, ce rassemblement désire envoyer un signal fort aux décideurs politiques. Sur la page Facebook de l'évènement, les demandes sont claires : il faut des actions concrètes, "l'heure n'est plus aux tergiversions". Pour Caroline Franzen, ambassadrice Greenpeace et bénévole ce dimanche, cette marche est "extrêmement importante car elle va permettre de mettre un coup de pression supplémentaire au gouvernement".

Belga
© Belga

"Les enjeux climatiques ne sont pas nouveaux mais on observe une augmentation de la sensibilisation des gens. Il ne faut pas arrêter d'en parler, il ne faut pas arrêter de réveiller, d'éduquer, pour que chaque jour plus de gens ouvrent les yeux et prennent conscience de l'urgence de la situation." explique Caroline Franzen. Pour Ricardo Fontanillas, qui sera également présent dimanche, il est primordial de se mobiliser en tant que citoyen pour le climat. "Si on ne se bat pas, on ne gagnera rien. On ne peut pas se fier à la bonne volonté de ceux qui nous ont mis dans le pétrin pour changer les choses".

Le Green New Deal belge

Carine Thibault, porte-parole de Greenpeace Belgique (membre de la Coalition Climat), affirme le désir de "remettre la mobilisation climat dans la rue et d'exprimer une prise de conscience mondiale et un besoin de changement". Cette marche est aussi un moyen, rappelle-t-elle, de défendre le "Green New Deal". Basé sur la structure de Green Deal européen, ce projet est un ensemble de "100 mesures qui nous semblent indispensable de prendre pour réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre en 2030 et arriver à zéro en 2050. Ces mesures sont là pour penser une Belgique qui, du transport à la question de l'isolation des bâtiments, soit capable de relever le défi du siècle" explique Carine Thibault.

"À nos yeux, cela permet de créer une politique climatique ambitieuse et plus juste, notamment pour les personnes les plus précarisées." Car, l'organisation le souligne, les pays les plus vulnérables face à la crise climatique sont les pays qui ne sont pas à l'origine de cette dernière. En Belgique aussi, les populations qui souffrent le plus ne sont pas forcément les plus grands émetteurs.

Pour Caroline Franzen, les choses peuvent encore changer. "On ne pourra pas tout effacer, mais l'objectif est de limiter la casse". La porte-parole de Greenpeace utilise une image pour décrire l'avenir : "la question est de savoir si on se prend le mur de la crise climatique à 20 km/h ou à 80 km/h sans ceinture ni airbag. Mais on voit bien que la crise climatique est devenue une préoccupation majeure des Belges, elle est dans le top 3 des priorités".

En 2015, la COP 21 donnait naissance aux Accords de Paris. L'un des principaux engagements était de contenir le réchauffement de la planète sous 2°C ; pourtant il risque désormais de dépasser les 3°C. "On est sur une trajectoire qui sort complètement de l'Accord de Paris" alerte la porte-parole de Greenpeace. "Il est primordial de rappeler que l'inaction climatique va nous coûter cher".

La visée de la prochaine COP 26 est de renforcer l'ambition des différents pays. "On en attend beaucoup. C'est le plus grand rendez-vous politique après la COP 21 à Paris. On attend qu'elle soit ambitieuse ; la Belgique stagne sur sa production des émissions de gaz à effet de serre. On attend qu'elle soit solidaire. Il faut avoir des engagements financiers pour les pays les plus pauvres. On demande également la fin complète des projets d'extraction des énergies fossiles."

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, appelle notamment les pays à présenter des plans concrets pour réduire de 45 % les gaz à effet de serre sur les dix ans à venir et pour les supprimer totalement d'ici 2050.

Après un an et demi de quasi-absence dans les rues en raison du contexte sanitaire, ONG, syndicats, mutualités, organisations de jeunesse et mouvements citoyens ont lancé un nouvel appel à la mobilisation de masse pour le climat. "Le message est simple: nous attendons des mesures ambitieuses, solidaires et cohérentes", indique le président de la Coalition Climat, Nicolas Van Nuffel.

Les organisateurs avaient fixé le rendez-vous à 13h00 à la Gare du Nord de Bruxelles. Le cortège a ensuite sur la petite ceinture et la rue de la Loi avant de rejoindre le Parc du Cinquantenaire, où des discours et animations étaient prévus à partir de 16h00 en point d'orgue de la manifestation. Afin de faciliter le déplacement des manifestants, la STIB avaient annoncé que son réseau serait libre d'accès entre 12h00 et 19h00. La SNCB avait également renforcé son offre de trains de et vers Bruxelles, au tarif réduit de 50%.

Lola Buscemi

Ce dimanche, des dizaines de milliers de citoyens belges et des organisations citoyennes ont répondu présents à Bruxelles pour exiger une politique climatique ambitieuse. Dès 14h00, l'imposant cortège de manifestants s'est élancé depuis la gare du Nord, pour remonter ensuite le boulevard du Jardin Botanique et la petite ceinture avant d'emprunter la rue de la Loi et d'arriver dans le parc du Cinquantenaire.Environ 50.000 personnes sont désormais recensées à la Marche pour le climat à Bruxelles, une heure et demi après que l'immense cortège se soit élancé de la gare du Nord, selon les équipes de stewards qui encadrent la manifestation avec la police. Cette nouvelle estimation ne peut cependant pas être encore confirmée, a indiqué à Belga Olivier Slosse, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles. Un comptage plus précis est encore en cours. Du côté des organisateurs, le chiffre de 70.000 participants avait été avancé sur Twitter par Anuna De Wever, l'une des figures du mouvement."C'était important de se retrouver aujourd'hui parce qu'un mouvement citoyen ça vit par des moments comme celui-ci, avec l'enthousiasme de se retrouver, mais surtout parce qu'il faut dire que le climat doit être aujourd'hui la colonne vertébrale de la reconstruction post-Covid", a déclaré dimanche à Belga Nicolas Van Nuffel, président de la Coalition climat."Le mouvement climat a occupé la rue durant toute l'année 2019. Est arrivée ensuite la crise sanitaire, qu'il fallait gérer bien entendu, mais maintenant, après un an et demi, il est temps de remettre la pression pour obtenir des mesures pour le climat. Le confinement ne nous a pas empêché d'agir - et nous n'y serions pas arrivés si on n'avait pas eu la rue derrière nous avant cela - mais il faut qu'on remette le climat au coeur de la tension politique après cette crise Covid et juste avant la COP26 à Glasgow", a déclaré Nicolas Van Nuffel.Le cortège a démarré peu après 14h00 de la gare du Nord. Le boulevard du Jardin Botanique puis la petite ceinture ont vite été noirs de monde dès la mise en mouvement de tous les manifestants présents. La foule s'étire actuellement sur toute la petite ceinture pour rejoindre le parc du Cinquantenaire sur les coups de 16h00.Après un an et demi de quasi-absence dans les rues en raison du contexte sanitaire et à trois semaines de la COP26, ONG, syndicats, mutualités, organisations de jeunesse et mouvements citoyens, rassemblés sous le nom de Coalition climat, ont lancé un nouvel appel à la mobilisation de masse dimanche à Bruxelles. Les manifestants réclament que les autorités étatiques respectent leurs engagements pour lutter contre le réchauffement climatique.Après un an et demi de pause forcée, la Coalition Climat repart donc à l'action avec une nouvelle marche organisée à Bruxelles ce dimanche : #Backtotheclimate. "C'est le point de bascule : restons-nous empêtrés dans ce monde d'avant ou optons-nous pour un monde solidaire, juste et durable?" questionne l'ASBL.Coronavirus oblige, les manifestations pour le climat qui avaient rythmé l'année 2019 avaient dû être mises sur pause. Mais pendant que la pandémie paralysait le monde, le changement climatique poursuivait ses ravages. Niveau des mers en hausse, banquises en recul, concentration de gaz à effet de serre inégalée, pour ne reprendre que les principaux constats du rapport alarmant du Giec, publié en août dernier... Puis les inondations de juillet, évidemment. "Un électrochoc pour la Belgique", selon Greenpeace. Qui prévient : "ce n'est qu'un aperçu de ce qui nous attend si on ne fait rien". Alors, à la veille de la Cop 26 qui débutera le 1er novembre prochain en Ecosse, la Coalition Climat a décidé de battre à nouveau le pavé. Pour la première fois depuis mars 2020. Baptisé #Backtotheclimate, ce rassemblement désire envoyer un signal fort aux décideurs politiques. Sur la page Facebook de l'évènement, les demandes sont claires : il faut des actions concrètes, "l'heure n'est plus aux tergiversions". Pour Caroline Franzen, ambassadrice Greenpeace et bénévole ce dimanche, cette marche est "extrêmement importante car elle va permettre de mettre un coup de pression supplémentaire au gouvernement". "Les enjeux climatiques ne sont pas nouveaux mais on observe une augmentation de la sensibilisation des gens. Il ne faut pas arrêter d'en parler, il ne faut pas arrêter de réveiller, d'éduquer, pour que chaque jour plus de gens ouvrent les yeux et prennent conscience de l'urgence de la situation." explique Caroline Franzen. Pour Ricardo Fontanillas, qui sera également présent dimanche, il est primordial de se mobiliser en tant que citoyen pour le climat. "Si on ne se bat pas, on ne gagnera rien. On ne peut pas se fier à la bonne volonté de ceux qui nous ont mis dans le pétrin pour changer les choses".Carine Thibault, porte-parole de Greenpeace Belgique (membre de la Coalition Climat), affirme le désir de "remettre la mobilisation climat dans la rue et d'exprimer une prise de conscience mondiale et un besoin de changement". Cette marche est aussi un moyen, rappelle-t-elle, de défendre le "Green New Deal". Basé sur la structure de Green Deal européen, ce projet est un ensemble de "100 mesures qui nous semblent indispensable de prendre pour réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre en 2030 et arriver à zéro en 2050. Ces mesures sont là pour penser une Belgique qui, du transport à la question de l'isolation des bâtiments, soit capable de relever le défi du siècle" explique Carine Thibault. "À nos yeux, cela permet de créer une politique climatique ambitieuse et plus juste, notamment pour les personnes les plus précarisées." Car, l'organisation le souligne, les pays les plus vulnérables face à la crise climatique sont les pays qui ne sont pas à l'origine de cette dernière. En Belgique aussi, les populations qui souffrent le plus ne sont pas forcément les plus grands émetteurs. Pour Caroline Franzen, les choses peuvent encore changer. "On ne pourra pas tout effacer, mais l'objectif est de limiter la casse". La porte-parole de Greenpeace utilise une image pour décrire l'avenir : "la question est de savoir si on se prend le mur de la crise climatique à 20 km/h ou à 80 km/h sans ceinture ni airbag. Mais on voit bien que la crise climatique est devenue une préoccupation majeure des Belges, elle est dans le top 3 des priorités". En 2015, la COP 21 donnait naissance aux Accords de Paris. L'un des principaux engagements était de contenir le réchauffement de la planète sous 2°C ; pourtant il risque désormais de dépasser les 3°C. "On est sur une trajectoire qui sort complètement de l'Accord de Paris" alerte la porte-parole de Greenpeace. "Il est primordial de rappeler que l'inaction climatique va nous coûter cher".La visée de la prochaine COP 26 est de renforcer l'ambition des différents pays. "On en attend beaucoup. C'est le plus grand rendez-vous politique après la COP 21 à Paris. On attend qu'elle soit ambitieuse ; la Belgique stagne sur sa production des émissions de gaz à effet de serre. On attend qu'elle soit solidaire. Il faut avoir des engagements financiers pour les pays les plus pauvres. On demande également la fin complète des projets d'extraction des énergies fossiles."Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, appelle notamment les pays à présenter des plans concrets pour réduire de 45 % les gaz à effet de serre sur les dix ans à venir et pour les supprimer totalement d'ici 2050.Après un an et demi de quasi-absence dans les rues en raison du contexte sanitaire, ONG, syndicats, mutualités, organisations de jeunesse et mouvements citoyens ont lancé un nouvel appel à la mobilisation de masse pour le climat. "Le message est simple: nous attendons des mesures ambitieuses, solidaires et cohérentes", indique le président de la Coalition Climat, Nicolas Van Nuffel. Les organisateurs avaient fixé le rendez-vous à 13h00 à la Gare du Nord de Bruxelles. Le cortège a ensuite sur la petite ceinture et la rue de la Loi avant de rejoindre le Parc du Cinquantenaire, où des discours et animations étaient prévus à partir de 16h00 en point d'orgue de la manifestation. Afin de faciliter le déplacement des manifestants, la STIB avaient annoncé que son réseau serait libre d'accès entre 12h00 et 19h00. La SNCB avait également renforcé son offre de trains de et vers Bruxelles, au tarif réduit de 50%. Lola Buscemi