Au stade actuel des choses, la date du prochain Conseil national de sécurité (CNS) n'a pas été avancée. C'est toujours le mercredi 23 septembre qui est programmé. Et pourtant, la situation épidémiologique se tend une nouvelle fois en Belgique. Le nombre de contaminations progresse. Le nombre d'hospitalisations aussi. Le taux de reproduction du virus est désormais supérieur à 1 sur l'ensemble du territoire, ce qui signifie qu'un malade contamine lui-même plus d'une personne. On se doutait que les rentrées scolaire et universitaire, la reprise des compétitions sportives et le retour des vacances constitueraient autant de facteurs stimulant la propagation du virus. C'est avéré. ...

Au stade actuel des choses, la date du prochain Conseil national de sécurité (CNS) n'a pas été avancée. C'est toujours le mercredi 23 septembre qui est programmé. Et pourtant, la situation épidémiologique se tend une nouvelle fois en Belgique. Le nombre de contaminations progresse. Le nombre d'hospitalisations aussi. Le taux de reproduction du virus est désormais supérieur à 1 sur l'ensemble du territoire, ce qui signifie qu'un malade contamine lui-même plus d'une personne. On se doutait que les rentrées scolaire et universitaire, la reprise des compétitions sportives et le retour des vacances constitueraient autant de facteurs stimulant la propagation du virus. C'est avéré. Avéré également le fait que le concept de la bulle a fait long feu et que l'adhésion de la population aux mesures sanitaires devient de plus en plus lâche. La lassitude se fait sentir, le temps devient trop long, les entorses trop fréquentes. De quoi inquiéter de nombreux experts qui font entendre leur voix pour faire part de leurs préoccupations et appeler à l'action. "Nous allons avoir davantage d'hospitalisations dans notre pays, tout comme en France et en Espagne", prédisait le virologue Marc Van Ranst, il y a quelques jours, avant de tweeter : "Une épidémie qui croît de façon exponentielle + un état d'esprit penchant vers l'assouplissement chez les décideurs, les organes d'avis et la population + des politiques mobilisés par une formation gouvernementale en slow motion. Grand temps pour l'action, sapristi !" "On est au seuil de la 2e vaguelette de coronavirus de l'été", pointe pour sa part Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19. "On a réussi à juguler la première et à l'empêcher de devenir une vague. On devra oeuvrer pour faire la même chose cette fois-ci." Même son de cloche parmi les médecins généralistes qui relèvent une surcharge de travail liée d'une part à l'augmentation du nombre de tests dans la foulée de la rentrée et de l'autre à une procédure administrative particulièrement lourde pour le suivi de ce testing. "Puisque le nombre d'infections respiratoires va immanquablement augmenter ces prochains mois, il faudrait au minimum faire en sorte que les gens puissent aller directement se faire dépister aux centres de tri sans avoir à passer par leur généraliste", plaidait récemmment Philippe Devos, président de l'Association belge des syndicats médicaux (Absym) sur le vif.be. On le voit, le prochain Conseil national de sécurité aura fort à faire pour à la fois maintenir la propagation du virus sous contrôle et convaincre la population de rester encore mobilisée dans la lutte contre le Covid. Des pistes sont à l'étude. Certains parlent d'un "budget de contacts sociaux" que chacun pourrait dépenser comme il l'entend, mais qui serait évidemment limité, et d'encouragements aux citoyens à respecter les mesures sanitaires. D'autres évoquent la nomination d'un "commissaire corona". Pourquoi pas ? Ce qui est certain, c'est qu'il va falloir trouver quelque chose. Car personne en Belgique ne souhaite entendre un jour la même annonce que celle assénée comme un coup de massue aux Israéliens le 13 septembre : un reconfinement total.