Le rebond de l'épidémie de cornavirus se confirme: c'est ce que le Centre de crise a affirmé de manière forte ce mercredi matin. "L'augmentation annuelle va vers un doublement tous les douze jours, soit moins de deux semaines", souligne Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral.

Toutes les tranches d'âge sont touchées, mais une inquiétude s'élève: l'augmentation vers les personnes âgées de plus de 60 ans.

Ce n'est en outre plus un problème géographique localisé, précise le Centre de crise, une augmentation globale est perceptible, de l'ordre de 24 à 112% selon les provinces. Le nombre le plus élevé est à Bruxelles, suivi de peu par Anvers où la tendance repart à la hausse, avec une augmentation de 59%. Le virus progresse fortement en Flandre orientale et à Liège.

"Il faut souligner que le nombre de test à fortement augmenté, de l'ordre de 28000 tests par jour", dit Yves Van Laethem. Le nombre de tests positifs a augmenté : à Bruxelles, plus de 6% des tests le sont.

Le nombre d'augmentation des hospitalisations augmente de 50%. "Pour prendre un chiffre frais, il y a eu 48 hospitalisations hier", dit Yves Van Laethem. "C'est le nombre le plus important depuis mai dernier.

Au niveau des décès, la récente augmentation des cas commence à se faire sentir.

"Pas les mesures, le virus"

Un nouveau Conseil national de sécurité est en préparation, il devrait avoir lieu le 23 septembre. Le Centre de crise s'inquiète du relâchement de plus en plus manifeste dans la population.

"Il y a des pressions dans tous les sens, dans les médias et les milieux sociaux, constate Yves Van Laethem. C'est normal, c'est la démocratie, mais cela ne doit pas détourner de la gravité de la situation. Ce qui nous menace actuellement, ce ne sont pas les mesures, mais le virus."

Certains suggèrent que le virus est moins dangereux. "Ce qui est sûr d'un point de vue virologique, c'est qu'il s'agit du même virus que celui qui nous a touché, dément Yves Van Laethem. Il est toujours aussi virulent. Le contexte, par contre, est différent." Cela touche des populations plus jeunes et cela donne l'impression que le virus est moins virulent.

"Le Covid-19 n'est un problème majeur que pour une partie significative de la population, mais pour un tiers de la population, c'est à-dire trois millions et demi, c'est potentiellement un danger", insiste le porte-parole

L'augmentation aperçue chez les personnes âgées début septembre est importante: il y avait 360 cas début septembre, 585 dans la deuxième partie de septembre. "Le virus fait le tour du loup dans le bergerie et touche une population plus fragile."

Si on ne fait rien, le risque est réel que l'on constate 45 hospitalisations par jour la semaine prochaine et 60 dans quinze jours, précise le Centre de crise.

Yves Van Laethem attire l'attention sur le fait que les étudiants doivent être attentifs en revenant des cours et tiennent une certaine distance par rapport aux personnes âgées. "Veuillez le faire particulièrement si vous savez que vous avez pris des risques", souligne-t-il.

Il termine avec le message de la Première ministre Sophie Wilmès, lancé mardi par vidéo: "Nous sommes la solution."

Le risque d'une saturation des hôpitaux existe toujours, soulignent encore les responsables du Centre crise. Pour le moment, le risque est faible au vu des hospitalisations quotidiennes et du nombre de personnes en soins intensifs, 70 pour l'instant, mais il s'agit précisément d'éviter à nouveau une évolution préjudiciable dans les prochaines semaines. "C'est encore gérable, mais cela peut basculer. La contamination reste lente, avec un doublement tous les douze jours, mais cela pourrait dégénérer." Le but est déviter une phase exponentielle avec un doublement des contaminations tous les trois jours.

Le rebond de l'épidémie de cornavirus se confirme: c'est ce que le Centre de crise a affirmé de manière forte ce mercredi matin. "L'augmentation annuelle va vers un doublement tous les douze jours, soit moins de deux semaines", souligne Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral.Toutes les tranches d'âge sont touchées, mais une inquiétude s'élève: l'augmentation vers les personnes âgées de plus de 60 ans.Ce n'est en outre plus un problème géographique localisé, précise le Centre de crise, une augmentation globale est perceptible, de l'ordre de 24 à 112% selon les provinces. Le nombre le plus élevé est à Bruxelles, suivi de peu par Anvers où la tendance repart à la hausse, avec une augmentation de 59%. Le virus progresse fortement en Flandre orientale et à Liège."Il faut souligner que le nombre de test à fortement augmenté, de l'ordre de 28000 tests par jour", dit Yves Van Laethem. Le nombre de tests positifs a augmenté : à Bruxelles, plus de 6% des tests le sont.Le nombre d'augmentation des hospitalisations augmente de 50%. "Pour prendre un chiffre frais, il y a eu 48 hospitalisations hier", dit Yves Van Laethem. "C'est le nombre le plus important depuis mai dernier.Au niveau des décès, la récente augmentation des cas commence à se faire sentir.Un nouveau Conseil national de sécurité est en préparation, il devrait avoir lieu le 23 septembre. Le Centre de crise s'inquiète du relâchement de plus en plus manifeste dans la population. "Il y a des pressions dans tous les sens, dans les médias et les milieux sociaux, constate Yves Van Laethem. C'est normal, c'est la démocratie, mais cela ne doit pas détourner de la gravité de la situation. Ce qui nous menace actuellement, ce ne sont pas les mesures, mais le virus." Certains suggèrent que le virus est moins dangereux. "Ce qui est sûr d'un point de vue virologique, c'est qu'il s'agit du même virus que celui qui nous a touché, dément Yves Van Laethem. Il est toujours aussi virulent. Le contexte, par contre, est différent." Cela touche des populations plus jeunes et cela donne l'impression que le virus est moins virulent."Le Covid-19 n'est un problème majeur que pour une partie significative de la population, mais pour un tiers de la population, c'est à-dire trois millions et demi, c'est potentiellement un danger", insiste le porte-paroleL'augmentation aperçue chez les personnes âgées début septembre est importante: il y avait 360 cas début septembre, 585 dans la deuxième partie de septembre. "Le virus fait le tour du loup dans le bergerie et touche une population plus fragile."Si on ne fait rien, le risque est réel que l'on constate 45 hospitalisations par jour la semaine prochaine et 60 dans quinze jours, précise le Centre de crise. Yves Van Laethem attire l'attention sur le fait que les étudiants doivent être attentifs en revenant des cours et tiennent une certaine distance par rapport aux personnes âgées. "Veuillez le faire particulièrement si vous savez que vous avez pris des risques", souligne-t-il.Il termine avec le message de la Première ministre Sophie Wilmès, lancé mardi par vidéo: "Nous sommes la solution."Le risque d'une saturation des hôpitaux existe toujours, soulignent encore les responsables du Centre crise. Pour le moment, le risque est faible au vu des hospitalisations quotidiennes et du nombre de personnes en soins intensifs, 70 pour l'instant, mais il s'agit précisément d'éviter à nouveau une évolution préjudiciable dans les prochaines semaines. "C'est encore gérable, mais cela peut basculer. La contamination reste lente, avec un doublement tous les douze jours, mais cela pourrait dégénérer." Le but est déviter une phase exponentielle avec un doublement des contaminations tous les trois jours.