Le nouveau variant Omicron est en progression dans plusieurs pays d'Europe, en Grande-Bretagne notamment ou l'alerte a été lancée samedi par le maire de Londres ou aux Pays-Bas qui viennent de décréter un nouveau confinement strict jusqu'au 14 janvier. Omicron est désormais dominant en Angleterre et en Ecosse, a annoncé le secrétaire britannique à la Santé dimanche lors d'une interview à Sky News. Il représente désormais 60% de tous les cas dans le pays.

Omicron se propage "à un rythme que nous n'avons jamais vu avec aucun autre variant" et "se trouve probablement dans la plupart des pays", a averti cette semaine Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a pour l'heure été identifié dans près de 90 pays.

Plus largement, Omicron pourrait être dominant en Europe d'ici à la mi-janvier, selon des propos tenus cette semaine par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Dans les pays touchés, les statistiques montrent que la croissance des infections enregistrées est beaucoup plus rapide que celle des variants précédents (Delta et Alpha).

34% des cas au Danemark

Au Danemark, la proportion d'infections causées par cette nouvelle version du SARS-CoV-2 (le coronavirus à l'origine du Covid) est plus facile à déterminer, car les autorités sanitaires tiennent des registres très détaillés de tous les chiffres, rapporte De Morgen dans une analyse.

Un test au coronavirus standard ne permet pas de savoir quel variant est impliqué. Les Danois, eux, examinent 80 à 90 % de toutes les infections confirmées pour savoir de quel variant il s'agit. L'examen prend toujours plusieurs jours. Ces dernières semaines, le variant Omicron a été établi pour environ la moitié des cas, explique le journal flamand.

Les résultats des tests les plus récents effectués au Danemark montrent que plus de 34 % de toutes les infections impliquent désormais Omicron. C'est la raison pour laquelle le Danemark est aux prises avec un fort rebond de l'épidémie, avance De Morgen sur base de ces données chiffrées. Le nombre de contaminations a augmenté de 40 % en une semaine et atteint son niveau le plus élevé depuis le début de la crise. Le gouvernement danois a décidé vendredi de fermer les musées et les cinémas, les écoles primaires avaient déjà fermé plus tôt. Les restaurants et les magasins sont encore ouverts, mais avec des restrictions. Des décisions similaires viennent d'être prises aux Pays-Bas, où un confinement strict a été décrété, pour freiner la progression du variant Omicron alors que la campagne de rappel de la 3ème dose de vaccin est à la traîne.

Omicron touche les personnes vaccinées

Autre donnée intéressante, mais certes, peu réjouissante qui nous vient du nord: les chiffres danois montrent que les personnes vaccinées sont tout aussi susceptibles d'être infectées que les personnes non vaccinées, commente De Morgen. Plus de 85 % de la population âgée de 12 ans ou plus ont été vaccinés et 79 % de toutes les infections dues à Omicron ont été diagnostiquées chez eux. Petite lueur d'espoir: les citoyens danois qui ont reçu une injection de rappel ont été testés positifs avec Omicron relativement moins souvent.

Avec le variant Delta, la différence entre les personnes vaccinées et non vaccinées était beaucoup plus nette. Les chiffres danois montrent également que la plupart des infections surviennent désormais dans la tranche d'âge 20-29 ans. Les expériences précédentes ont montré que les infections de ce groupe de jeunes adultes se propagent souvent à des groupes plus âgés après quelques semaines.

Au Danemark, les premiers patients contaminés avec Omicron ont déjà atterri à l'hôpital. Au cours des trois dernières semaines, 96 patients au total ont été admis à l'hôpital à cause de ce nouveau variant. Mais le rythme s'est accéléré ces derniers jours. Vendredi, les Danois ont compté 20 nouvelles admissions de patients infectés par Omicron. Ce samedi, toujours un peu plus calme, ils en comptaient 19 autres.

Le Ministre danois de la santé Magnus Heunicke, la Première Mette Frederiksen et le directeur du "National Board of Health" Soren Brostrom lors d'une conférence de presse le 17 décembre 2021., BELGA
Le Ministre danois de la santé Magnus Heunicke, la Première Mette Frederiksen et le directeur du "National Board of Health" Soren Brostrom lors d'une conférence de presse le 17 décembre 2021. © BELGA

Pour se faire une idée de l'impact réel d'Omicron, il est utile d'examiner quel pourcentage de tous les cas infectés aboutit à l'hôpital, et à quelle vitesse ce pourcentage augmente, établit encore De Morgen dans son analyse. Au Danemark, 0,6 % de tous les patients souffrant d'une infection confirmée avec le variant Omicron finissent aujourd'hui à l'hôpital. En comparaison, avec le variant Delta, 1,5 % aboutissent à l'hôpital. Comme la plupart de ces infections sont récentes et concernent principalement des personnes d'une vingtaine d'années (qui sont moins susceptibles de tomber gravement malades que les personnes plus âgées), il est probable que le taux d'Omicron augmente encore à l'avenir.

Lors de sa découverte en Afrique du Sud il y a près d'un mois, les chiffres donnaient l'impression qu'Omicron entraîne moins d'hospitalisations et de décès que les autres variants. Ces informations sont à nuancer, car l'Afrique du Sud a une population relativement jeune. De plus, il faut tenir compte de la saisonnalité du virus, qui circule moins en été dans ces régions.

Le Danemark comparable à la Belgique

La structure d'âge de la population danoise étant plus comparable à celle de la population belge, les chiffres relatifs aux hôpitaux danois pourraient présager de ce qui nous attend en Belgique, avance encore De Morgen. Car si Omicron est moins dangereux, mais beaucoup plus contagieux, les conséquences resteront en effet graves sur le plan collectif et la saturation hospitalière.

Bien que le nombre d'infections dans notre pays ait commencé à diminuer, elles restent à un niveau élevé. L'augmentation du variant Omicron est tout aussi préoccupante chez nous. Notre pays pourrait donc bien suivre le même schéma que le danois. Ce qui préoccupe grandement les experts. Il est certes moins présent qu'au Danemark, il représente désormais 10% des contaminations selon le microbiologiste Emmanuel André.

Le nouveau variant Omicron est en progression dans plusieurs pays d'Europe, en Grande-Bretagne notamment ou l'alerte a été lancée samedi par le maire de Londres ou aux Pays-Bas qui viennent de décréter un nouveau confinement strict jusqu'au 14 janvier. Omicron est désormais dominant en Angleterre et en Ecosse, a annoncé le secrétaire britannique à la Santé dimanche lors d'une interview à Sky News. Il représente désormais 60% de tous les cas dans le pays.Omicron se propage "à un rythme que nous n'avons jamais vu avec aucun autre variant" et "se trouve probablement dans la plupart des pays", a averti cette semaine Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a pour l'heure été identifié dans près de 90 pays.Plus largement, Omicron pourrait être dominant en Europe d'ici à la mi-janvier, selon des propos tenus cette semaine par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Dans les pays touchés, les statistiques montrent que la croissance des infections enregistrées est beaucoup plus rapide que celle des variants précédents (Delta et Alpha). Au Danemark, la proportion d'infections causées par cette nouvelle version du SARS-CoV-2 (le coronavirus à l'origine du Covid) est plus facile à déterminer, car les autorités sanitaires tiennent des registres très détaillés de tous les chiffres, rapporte De Morgen dans une analyse.Un test au coronavirus standard ne permet pas de savoir quel variant est impliqué. Les Danois, eux, examinent 80 à 90 % de toutes les infections confirmées pour savoir de quel variant il s'agit. L'examen prend toujours plusieurs jours. Ces dernières semaines, le variant Omicron a été établi pour environ la moitié des cas, explique le journal flamand. Les résultats des tests les plus récents effectués au Danemark montrent que plus de 34 % de toutes les infections impliquent désormais Omicron. C'est la raison pour laquelle le Danemark est aux prises avec un fort rebond de l'épidémie, avance De Morgen sur base de ces données chiffrées. Le nombre de contaminations a augmenté de 40 % en une semaine et atteint son niveau le plus élevé depuis le début de la crise. Le gouvernement danois a décidé vendredi de fermer les musées et les cinémas, les écoles primaires avaient déjà fermé plus tôt. Les restaurants et les magasins sont encore ouverts, mais avec des restrictions. Des décisions similaires viennent d'être prises aux Pays-Bas, où un confinement strict a été décrété, pour freiner la progression du variant Omicron alors que la campagne de rappel de la 3ème dose de vaccin est à la traîne.Autre donnée intéressante, mais certes, peu réjouissante qui nous vient du nord: les chiffres danois montrent que les personnes vaccinées sont tout aussi susceptibles d'être infectées que les personnes non vaccinées, commente De Morgen. Plus de 85 % de la population âgée de 12 ans ou plus ont été vaccinés et 79 % de toutes les infections dues à Omicron ont été diagnostiquées chez eux. Petite lueur d'espoir: les citoyens danois qui ont reçu une injection de rappel ont été testés positifs avec Omicron relativement moins souvent. Avec le variant Delta, la différence entre les personnes vaccinées et non vaccinées était beaucoup plus nette. Les chiffres danois montrent également que la plupart des infections surviennent désormais dans la tranche d'âge 20-29 ans. Les expériences précédentes ont montré que les infections de ce groupe de jeunes adultes se propagent souvent à des groupes plus âgés après quelques semaines.Au Danemark, les premiers patients contaminés avec Omicron ont déjà atterri à l'hôpital. Au cours des trois dernières semaines, 96 patients au total ont été admis à l'hôpital à cause de ce nouveau variant. Mais le rythme s'est accéléré ces derniers jours. Vendredi, les Danois ont compté 20 nouvelles admissions de patients infectés par Omicron. Ce samedi, toujours un peu plus calme, ils en comptaient 19 autres.Pour se faire une idée de l'impact réel d'Omicron, il est utile d'examiner quel pourcentage de tous les cas infectés aboutit à l'hôpital, et à quelle vitesse ce pourcentage augmente, établit encore De Morgen dans son analyse. Au Danemark, 0,6 % de tous les patients souffrant d'une infection confirmée avec le variant Omicron finissent aujourd'hui à l'hôpital. En comparaison, avec le variant Delta, 1,5 % aboutissent à l'hôpital. Comme la plupart de ces infections sont récentes et concernent principalement des personnes d'une vingtaine d'années (qui sont moins susceptibles de tomber gravement malades que les personnes plus âgées), il est probable que le taux d'Omicron augmente encore à l'avenir.Lors de sa découverte en Afrique du Sud il y a près d'un mois, les chiffres donnaient l'impression qu'Omicron entraîne moins d'hospitalisations et de décès que les autres variants. Ces informations sont à nuancer, car l'Afrique du Sud a une population relativement jeune. De plus, il faut tenir compte de la saisonnalité du virus, qui circule moins en été dans ces régions. La structure d'âge de la population danoise étant plus comparable à celle de la population belge, les chiffres relatifs aux hôpitaux danois pourraient présager de ce qui nous attend en Belgique, avance encore De Morgen. Car si Omicron est moins dangereux, mais beaucoup plus contagieux, les conséquences resteront en effet graves sur le plan collectif et la saturation hospitalière. Bien que le nombre d'infections dans notre pays ait commencé à diminuer, elles restent à un niveau élevé. L'augmentation du variant Omicron est tout aussi préoccupante chez nous. Notre pays pourrait donc bien suivre le même schéma que le danois. Ce qui préoccupe grandement les experts. Il est certes moins présent qu'au Danemark, il représente désormais 10% des contaminations selon le microbiologiste Emmanuel André.