"Pas de solution, grève générale", scandent plus de 3.500 manifestants

30/03/15 à 13:31 - Mise à jour à 13:31

Source: Belga

Environ 3.500 militants selon la police, au moins 7.000 d'après les syndicats, marchent dans les rues de Bruxelles contre les "mesures d'austérité et de régression sociale décidées par le gouvernement Michel".

"Pas de solution, grève générale", scandent plus de 3.500 manifestants

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Ils se sont brièvement arrêté vers 11h30 au carrefour Arts-Loi, à proximité du cabinet du Premier ministre, pour exprimer à voix haute leur refus "d'abandonner le combat".

"Ce combat est difficile, c'est vrai. Nous sommes confrontés à un projet construit et réfléchi de diminution de toutes les protections sociales", a dénoncé Philippe Van Muylder, secrétaire général de la FGTB.

"Le gouvernement n'est pas seul. Le patronat est à ses côtés", a-t-il poursuivi sous les grêlons. "L'austérité n'a jamais résolu un problème. La consommation continue à diminuer et, de plus en plus, les gens se retrouvent en situation de pauvreté", a enchainé Chris Vanmol, secrétaire fédéral de la CSC.

"Nous pouvons le constater à Bruxelles. Aujourd'hui, les syndicats sont encore debout", a conclu Philippe Vandenabeele, secrétaire général de la CGSLB. "Pas de solution, grève générale", ont alors scandé les manifestants avant de se remettre en marche. Les travailleurs de la capitale, du Brabant wallon et du Brabant flamand manifestent tous secteurs professionnels confondus.

Ils ont quitté peu après 11h00 la place du Luxembourg et se dirigent vers la place de la Liberté, où le cortège vert, rouge et bleu se disloquera. Les militants syndicaux protestent notamment contre le saut d'index voulu par le gouvernement, qui fera subir aux travailleurs une perte de 20.000 euros sur l'ensemble de leur carrière, soit six mois prestés sans salaire, selon le front commun.

Les trois syndicats refusent également le relèvement de l'âge légal de la pension à 67 ans et la disponibilité des prépensionnés sur le marché du travail jusqu'à 65 ans. Ils demandent des négociations libres dans les secteurs, des budgets décents pour les services publics et un "tax shift" susceptible d'assurer plus de justice fiscale. Mercredi, ls syndicats manifesteront à Liège, Namur et Charleroi ainsi que dans les grandes villes de Flandre.

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