Une femme sur dix est touchée par l'endométriose. La couleur jaune quant à elle représente le combat contre l'endométriose. © Laura Lequeu

Une résolution wallonne pour une meilleure prise en charge de l’endométriose

Le Vif

Le parlement wallon réuni en séance plénière a adopté à l’unanimité une résolution appelant à une plus grande sensibilisation et à une amélioration de la recherche pour une meilleure prise en charge de l’endométriose.

Co-signé par les groupes de la majorité PS-MR-Ecolo ainsi que par Les Engagés, ce texte demande au gouvernement régional de faire de l’endométriose un enjeu de santé majeur. Il réclame aussi que la question soit portée en Conférence interministérielle Santé afin d’élaborer une stratégie complète et commune de prise en charge de cette maladie.

   « L’endométriose touche une femme sur dix. Pourtant, elle est encore traitée comme une maladie rare: diagnostic tardif, formation médicale lacunaire, prévention quasi inexistante et prise en charge aléatoire », explique la députée Ecolo, Hélène Ryckmans. « Il est donc essentiel de soutenir l’organisation de campagnes de prévention et de sensibilisation, relatives à l’endométriose et ses conséquences sur la vie quotidienne des femmes touchées », ajoute-t-elle.

   « Grâce au texte voté ce mercredi, nous souhaitons coordonner les efforts politiques vers une reconnaissance de cette maladie car trop de femmes souffrent, trop de femmes peinent à avoir des enfants, trop de femmes n’osent pas en parler et ne peuvent pas aller travailler lorsque la douleur est trop importante », poursuit Sabine Roberty (PS).

   « La recherche est un élément essentiel pour mieux connaître et donc mieux appréhender cette pathologie. Nous devons l’encourager et aller plus loin que la sensibilisation. Mettre des moyens pour éviter l’errance médicale car quand on doit attendre 7 à 10 ans pour savoir quel mal nous habite médicalement, on peut parler d’une errance médicale », renchérit la députée libérale Rachel Sobry.

   « Si l’on n’est pas sensibilisée, cela peut durer des années avant de savoir ce que l’on a, parce que l’on pense que les douleurs liées aux règles sont normales. Cette sensibilisation est donc aussi importante dans le corps médical », abonde enfin Mathilde Van Dorpe (Les Engagés).

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