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Le rail paralysé par des grèves cette semaine: le point sur les perturbations

Deux grèves perturberont le rail cette semaine. Le point sur les perturbations.

La première grève de la semaine concerne une action des principaux syndicats du 28 novembre 22h00 au 29 novembre à la même heure. La seconde est une action du syndicat des conducteurs de train SACT qui a appelé à un mouvement de grève sur le rail de 48 heures du 30 novembre à partir de 03h00 au 2 décembre à la même heure.

Les syndicats CSC Transcom, CGSP Cheminots et SLFP Cheminots feront donc à nouveau grève mardi, dénonçant le manque d’investissement au sein de la société ferroviaire SNCB et du gestionnaire d’infrastructure Infrabel. Ils considèrent que les investissements engagés par le gouvernement dans les chemins de fer à l’issue du dernier conclave budgétaire sont insuffisants.

   Le syndicat des conducteurs de train SACT a, quant à lui, appelé à une action de grève de 48 heures. Il pointe notamment le fait que la sécurité sur le rail est compromise et que les conditions de travail se dégradent. Quant au Syndicat indépendant des cheminots (SIC), il a fait savoir qu’il soutenait tant la grève des principaux syndicats que celle du SACT. HR-Rail a annoncé qu’un plan de transport alternatif serait à nouveau établi et que les passagers pourront le consulter au plus tard la veille de leur départ.

Le point sur les perturbations de mardi

Le rail est perturbé depuis lundi soir 22h00 par une grève menée par le front commun syndical pour dénoncer le manque d’investissement au sein de la société ferroviaire SNCB et du gestionnaire d’infrastructure Infrabel. En raison du service minimum, un plan de circulation alternatif a été élaboré et « pour l’instant, tout roule comme prévu et annoncé », a confirmé mardi peu avant 08h00 une porte-parole de la SNCB. « Il n’y a pas de problème dans le planificateur de voyages », a souligné Marianne Hiernaux, qui conseille dès lors aux navetteurs de le consulter (sur le site web ou l’application de la SNCB) pour vérifier si leur train circule.

Le service alternatif prévoit la circulation ce mardi d’un train sur quatre. Dans le détail, deux trains IC (qui relient les grandes villes belges) sur cinq roulent tandis qu’un train S et L (de banlieue et locaux) sur quatre sont service. Les trains P, d’heure de pointe, sont pour la plupart supprimés. En outre, peu de trains sont prévus dans les provinces de Namur, de Luxembourg et une partie du Brabant wallon en raison de l’indisponibilité du personnel dans la cabine de signalisation d’Infrabel de Namur.

La grève du front commun doit en principe se terminer à 22h00 ce mardi, mais une autre grève prendra alors le relais, menée cette fois par syndicat des conducteurs de train SACT pour 48 heures. Le trafic ferroviaire restera ainsi perturbé mercredi et jeudi, la SNCB prévoyant ces deux jours la circulation d’un train sur deux, a confirmé mardi matin Mme Hiernaux.

   Ces actions interviennent après celle du 5 octobre dernier, où il y a déjà eu une grève de 24 heures, et après les perturbations du 9 novembre, dues à une journée de grève générale, organisée à l’appel de la FGTB et de la CSC.

Plusieurs provinces wallonnes concernées

En raison de la grève annoncée par le front commun, le réseau ferroviaire sera fermé dans la province de Namur, de Luxembourg et dans une partie du Brabant wallon le mardi 29 novembre, annonce la SNCB. La SNCB a élaboré un service de trains alternatif dans les provinces où c’était possible, sur la base des membres du personnel ayant indiqué qu’ils travailleront. « La cabine de signalisation d’Infrabel de Namur – nécessaire à la circulation des trains en toute sécurité – restera fermée en raison du nombre insuffisant de membres du personnel, ce qui empêchera la circulation de trains dans la majorité de la province de Namur (à l’exception de la dorsale wallonne), de Luxembourg et dans certaines parties du Brabant wallon, comme à Ottignies », peut-on lire dans le communiqué.

La SNCB invite les voyageurs à consulter le service alternatif dès lundi matin sur le planificateur de voyages, l’app ou le site web de l’entreprise, tout en leur conseillant de travailler, si possible, à domicile ou de chercher une alternative.

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