Certaines espèces de papillon semblent en effet plutôt profiter du réchauffement, notamment des papillons venus du sud qui étendent leur aire de répartition au moins temporairement. © Getty Images

Les piérides, les papillons les plus présents dans nos jardins: voici comment les reconnaitre

Le Vif

Selon une enquête de Natagora, les piérides sont les papillons les plus présents dans nos jardins. Ils sont facilement reconnaissables par leur couleur blanche.

Natagora a dévoilé ce mardi les premiers résultats de son « grand recensement des papillons de jardin, » organisé au mois de juillet. Tout comme l’année précédente, les piérides, vulcain et paon du jour sont les espèces les plus représentées, indique Natagora dans un communiqué. Au total, 2.772 jardins ont été répertoriés lors de cette édition 2022, offrant une précieuse photographie de l’état des populations de papillons, en Wallonie et à Bruxelles.

Les participants ont observé en moyenne six espèces différentes tourbillonnant au-dessus des parterres. « L’impression d’ensemble est celle d’une année correcte« , relève Natagora. « Cela est peut-être lié à des conditions météo favorables à l’observation, le temps chaud et ensoleillé ayant sans doute encouragé les participants à s’attarder au jardin ». Il est aussi possible que la mode du jardin « au naturel » gagne du terrain, pour le plus grand bonheur des insectes.

Sur les premières marches du podium, on retrouve d’abord le cortège des piérides, ces papillons blancs dont les chenilles se régalent notamment de choux, puis les papillons dont les chenilles se nourrissent de l’ortie (vulcain, paon-de-jour, carte géographique), favorisés par un printemps plutôt vert. 

Naturellement sujet aux fluctuations, l’azuré commun connaît une mauvaise année. « Ce papillon, qui passe la saison froide au stade de chenille, a peut-être souffert d’un hiver humide et doux, des conditions appréciées par les champignons pathogènes », suggère l’organisation. Bel été en revanche pour le tircis, ce papillon d’ombre, qui apprécie les sous-bois, haies et lisières, tout comme le petit nacré qui a été observé dans 11,83% des jardins participants.

Conséquences du réchauffement

« Si le déclin global des insectes est avéré dans un temps long par plusieurs études scientifiques en Europe, des situations contrastées peuvent être observées notamment pour les papillons en Belgique », ponctue Natagora. « Certaines espèces semblent en effet plutôt profiter du réchauffement, notamment des papillons venus du sud qui étendent leur aire de répartition au moins temporairement. Toutefois, nos papillons sont aussi soumis aux conséquences néfastes des phénomènes climatiques extrêmes (sécheresses, inondations…) qui déforcent leurs effectifs ».

Les citoyens engagés peuvent encore encoder leurs observations pendant la première semaine du mois d’août sur le site www.natagora.be/papillons.

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