Ixelles Mini-studio, m axi-espace

Espace étriqué doit rimer avec rénovation de qualité. Ou comment transformer un vieux studio mal agencé en cocon moderne, en plein cour de la ville.

En ville, l’espace n’est pas toujours au rendez-vous. Une bonne situation, la proximité des transports en commun, un quartier huppé… et les prix montent en flèche. Le quartier Louise, dans lequel est situé ce studio rénové par l’Atelier d’Architecture Meunier – Westrade, n’échappe pas à la règle. Seule échappatoire pour faire baisser le prix d’achat : dénicher un bien ancien à rénover. Et accepter de vivre dans un espace réduit.

Ce qui n’empêche pas de trouver des astuces pour rentabiliser au maximum les mètres carrés disponibles. Avec 32 mètres carrés au sol, hors terrasse et jardin, l’architecte se trouve face à un beau défi. D’autant qu’il découvre le studio, acquis en 2002 pour 67 500 euros, dans sa configuration d’origine. Construit en 1958, le bâtiment abrite 11 logements, tous agencés selon les standards de l’époque.

Malgré l’exiguïté des lieux, l’entrée débouchait sur un hall d’entrée, qui capturait déjà une partie de l’espace. Le salon/salle à manger/chambre à coucher était la pièce centrale du studio. Feu ouvert et vue sur le jardin compris. Une minuscule cuisine fermée et une salle de bains disproportionnée complétaient l’ensemble.

Les tendances actuelles n’étant plus au cloisonnement, l’architecte décide de faire table rase du passé.  » L’idée de base est de faire sauter les limites. Pour donner une impression d’espace « , avance Matthieu Meunier. Cuisine moderne intégrée, salle de douche réduite à sa plus simple expression, cloisons incomplètes autour de la chambre à coucher. Autant de choix qui permettent à l’£il de s’évader au-delà des frontières de la pièce.  » Ce qui distribue l’espace du studio, c’est justement l’élément séparateur, qui sert de paravent, de rangement et de tête de lit. « 

Mais ce sont aussi les détails de finition qui aèrent l’espace. Deux exemples. Le miroir de la salle de douche est encastré dans le mur, donnant l’illusion que le mur en mosaïque se dédouble. Les châssis en acier (un matériau choisi pour sa légèreté et sa finesse) sont intégrés dans le sol, donnant l’impression que la terrasse est la prolongation du salon.

 » Le choix de matériaux s’est plutôt dirigé vers le haut de gamme, avec l’acier, le chêne massif, des isolants de bonne qualité… « , précise l’architecte. Ce qui justifie un coût de rénovation tournant autour des 1000 euros le mètre carré, terrasse incluse. Autre avantage de la surface limitée, le budget peut difficilement exploser. Le coût total des travaux intérieurs et extérieurs s’élève à 40 000 euros, toutes taxes comprises.

Gilles Quoistiaux

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