Huile de palme : Human Rights Watch confirme notre enquête

Quentin Noirfalisse Journaliste

Dans son édition du 29 novembre 2018, Le Vif/L’Express publiait une enquête sur les vastes plantations d’huile de palme congolaises de la société canadienne Feronia (100 000 hectares), financée à hauteur de 11 millions de dollars par BIO, la Société belge d’investissement pour les pays en développement, détenue par l’Etat belge.

Les travailleurs faisaient état de salaires trop bas pour vivre, de conditions de travail et de logement très pénibles. Un an plus tard (le 25 novembre), l’ONG américaine Human Rights Watch publie un rapport sur la situation dans ces mêmes plantations Feronia, soutenues à hauteur de 100 millions de dollars par des banques de développements comme BIO et ses équivalents en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Basé sur des entretiens avec plus de 200 personnes (dont 100 travailleurs), le rapport dénonce des salaires trop  » maigres  » ( » beaucoup sont payés moins de 1,90 dollar par jour, le seuil d’extrême pauvreté défini par la Banque mondiale « ), le rejet de déchets non traités ou une exposition importante aux pesticides, rendant certains travailleurs  » impuissants « , selon leurs témoignages.

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