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Ultimes négociations à l’Otan pour lever le véto turc contre la Suède et la Finlande

Le Vif

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg s’entretient lundi à Bruxelles avec la Première ministre suédoise Magdalena Andersson des solutions pour lever le veto turc à l’adhésion de son pays, avant une réunion mardi à Madrid avec le président Erdogan.

« Il encore trop tôt pour dire si nous aurons des avancées d’ici au sommet » de Madrid, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse. Mme Andersson est reçue au siège de l’Alliance à Bruxelles où une réunion à haut niveau a été organisée avec des représentants de la Turquie, de la Suède et de la Finlande.

« Lorsque différents pays sont impliqués dans le processus, aucun ne peut promettre au nom des autres si et quand un accord sera trouvé », a averti Jens Stoltenberg.

« La seule chose que je peux promettre, c’est que nous travaillons aussi dur que possible et aussi intensément que nous le pouvons, pour trouver une solution le plus rapidement possible », a-t-il assuré. « Je ne ferai aucune promesse et je ne spéculerai pas sur des délais spécifiques », a-t-il prévenu.

« Le sommet n’a jamais été une échéance. Mais il a lieu. Tous les dirigeants (de l’Otan) y sont présents, ainsi que les dirigeants suédois et finlandais. Cela nous donne donc une occasion que nous devrions saisir pour voir si nous pouvons faire des progrès », a-t-il expliqué.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan va rencontrer mardi à Madrid son homologue finlandais Sauli Niinistö et la Première ministre suédoise Magdalena Andersson au début du sommet de l’Alliance atlantique organisé dans la capitale espagnole, en présence de  Jens Stoltenberg.

La présidence turque a cependant mis en garde contre un excès d’optimisme.

Ankara bloque l’adhésion des deux pays nordiques, accusés d’abriter des militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation considérée comme « terroriste », et dénonce la présence dans ces pays de partisans du prédicateur Fethullah Gülen, soupçonné d’avoir orchestré une tentative de coup d’État en Turquie en juillet 2016.

« Les candidatures de la Suède et de la Finlande vont permettre de renforcer l’Otan, mais un allié, la  Turquie, a exprimé des préoccupations spécifiques de sécurité et nous devons en tenir compte », a expliqué Jens Stoltenberg.

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